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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Pour répondre favorablement à la demande formulée par le Congrès, le Trésor américain vient de publier la liste de principales figures du pouvoir russe. D’après le Financial times, une version classifiée de la liste indique quel est le niveau de proximité entre les oligarques cités et le Kremlin. Plus de 200 noms figurent sur la liste parmi lesquels on dénombre 114 officiels et 96 hommes d’affaires. La liste fait sept pages et ne déclenche pas l’imposition de sanctions immédiates. De hauts dignitaires du régime Poutine sont aussi ciblés : le premier ministre Dmitri Medvedev, le chef de la diplomatie Sergei Lavrov, le porte-parole du Kremlin Peskov et de gros bonnets des services de renseignements russes. Washington nomme comme « adversaires de l’Amérique » l’ensemble de l’élite politique et économique russe. Au nombre des oligarques ciblés, il y en a beaucoup résident ou ex-résidents helvètes comme Dmitri Rybolovlev, Guennadi Timtchenko ou Victor Vekselberg. D’autres oligarques russes disposant des connexions d’affaires avec la Suisse sont recensés sur une liste publiée lundi soir par le Trésor américain dans le cadre d’une loi pointant spécialement les « adversaires de l’Amérique ».

 

Le Trésor précise que la liste ne comporte pas de sanctions et n’implique pas que les individus concernés soient mêlés dans des « activités néfastes », selon le contenu de la liste publiée par l’agence AP. Le document cherche simplement à mettre sous pression l’entourage de Vladimir Poutine en indexant les membres de l’élite russe les plus proches du Kremlin, spéculaient les premières analyses publiées dans la nuit. Dmitri Rybolovlev n’est d’autre que le roi de la potasse et ancien résident genevois impliqué dans un procès célèbre contre le marchand d’art Yves Bouvier. Un autre oligarque ciblé c’est Souleyman Kerimov, investisseur et financier, aujourd’hui retenu sur la Côte d’Azur dans une affaire de fraude fiscale, dont la fondation familiale est gérée depuis la Suisse. Il y a également Guennadi Timtchenko, ancien résident genevois et ancien copropriétaire du trader pétrolier Gunvor, installé à Genève, Victor Vekselberg ou Oleg Deripaska, solidement installés en Suisse alémanique où le premier est in investisseur industriel principal (Oerlikon, Sulzer, Schmolz+Bickenback), se trouvent aussi sur la liste qui compte 96 oligarques au moins 1 milliard de dollars.

 

L’impact de la liste sur les personnes désignées reste difficile à vérifier. « Ces personnes peuvent être considérées comme toxiques, relève Alan Kartachkine, du cabinet Debevoise & Plimpton à Moscou, cité par le quotidien économique russe Vedomosti et Le Monde. Même si les sanctions ne les menacent pas immédiatement, une attention particulière leur sera portée, ainsi qu’à leurs familles et leurs relations d’affaires. Les problèmes peuvent commencer à l’ouverture de comptes, ou lors de transactions ». Seule la présidente de la Banque centrale de la Russie, Elvira Nabioullina bénéficie curieusement d’un traitement de faveur. La réaction du maître de Kremlin est très attendue après l’annonce de cette liste des oligarques qui va jeter encore le froid entre les deux puissances. Certains caciques ont déjà réagi. « L’inclusion dans cette liste de sanctions virtuelles de toute l’élite dirigeante de notre pays signifie que nos relations avec Washington sont véritablement en train de se rompre », a déclaré Vladimir Djabarov, vice-président du Comité des affaires étrangères du Conseil de la Fédération la chambre haute du parlement russe. Pour l’instant, c’est le silence radio parmi les oligarques cités.

Moussa T. Yowanga

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