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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Hier lundi 22 janvier 2018,l’Agence France Presse eut indiqué que la police a dit avoir arrêté plus d'une centaine de personnes pour « troubles à l'ordre public et destruction de biens publics » suite à une grève massive des transporteurs et à une manifestation de lycéens qui a donné lieu à des violences, lundi dans la capitale tchadienne N'Djamena.« Nous avons procédé à l'arrestation de 143 personnes dont 64 élèves, 67 voyous et 12 membres des syndicats des transporteurs », a indiqué à l'AFP le porte-parole de la police nationale, le colonel Paul Manga. « Ils sont gardés à la coordination de la police judiciaire pour être auditionnés sur le pourquoi de leurs actions, surtout les élèves qui ont déclenché cette manifestation », a-t-il ajouté. « Les 12 membres des syndicats des transporteurs, ce sont ceux qui sillonnent la ville, empêchent et obligent les chauffeurs à respecter le mot d'ordre » de grève, a-t-il ajouté.

La capitale a été paralysée lundi par une grève massive des transporteurs. Les chauffeurs de taxis, de bus et les agences de voyages ont entamé une grève de deux jours pour protester contre l'augmentation du prix du carburant à la pompe. Lundi matin, des lycéens ont suivi spontanément ce mouvement avant d'être dispersés par la police. Ils ont érigé des barricades, brûlé des pneus et caillassé des véhicules administratifs qui s'approchaient de l'université. Selon le porte-parole de la police, 10 véhicules ont été endommagés, dont 4 véhicules de la police et 6 véhicules de particuliers, en marge de ces manifestations.

 Des organisations de la société civile ont appelé la population à une marche jeudi 25 janvier afin de protester contre les mesures d'austérité et la hausse du prix du carburant. Les mouvements de grève et de protestation sociale sont rarement autorisés au Tchad, pour des « raisons de sécurité », avancent les autorités. Les organisations de la société civile avaient décidé début décembre de « ne plus accepter les interdictions systématiques de (leurs) préavis de marche pacifique ». Au Tchad, la chute des cours du pétrole en 2014 conjuguée à la détérioration de la situation sécuritaire, ont conduit le pays à une grave récession depuis 2016, avec un taux de pauvreté qui devrait 39,8% d'ici 2019, selon la Banque Mondiale.

Eric Mocnga Topona, correspondant spécial depuis Bonn en Allemagne

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