Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Tant que le mois de janvier n’est pas encore terminé, on peut toujours adresser ses vœux à ses amis, parents, frères et sœurs ou surtout à son peuple et pour les journalistes à leurs lecteurs et auditeurs, voir leurs spectateurs. Voilà Regards d’Africains de France désormais accessible sur http://www.regards-dafricains-defrance.com, vous donne encore la chance de lire la rétrospective de l’année 2017. Ci-dessous, c'est l'éditorial du journal Le Visionnaire, signé de son Directeur de Publication, Allahondoum Juda depuis le Tchad.  

(Photo des journalistes de la Rédaction ou autrres entourant leur DP en blanc, envoyée par le journal Le Visionnaire). 

« Adieu 2017 et ne revient plus ! Nous voici en 2018.Les jours se succèdent, mais ne se ressemblent guère, a-t-on coutume de dire. Malheureusement, l’on a l’impression que dans notre pays le Tchad, les jours passent et se ressemblent, car, rien de plus concret ne change dans le quotidien des Tchadiens. Toutefois, il convient de marquer un arrêt en cette fin d’année pour évaluer des 365 jours écoulés et se faire une projection pour l’année à venir. L’espoir étant permis pour toute âme vivante, il faut optimiser que demain sera meilleur qu’aujourd’hui, et ce qu’on n’a pas pu faire hier, l’on pourra le faire aujourd’hui ou demain. Quand bien même que faire le bilan de sa vie et se faire des projections peut sembler moins fastidieux que tenir aux engagement pris, surtout que nos habitudes ont la peau dure pour être changées si facilement. Comme vous le savez, le train 2017 qui est entrée en gare, a été pour la jeune Rédaction de vote hebdomadaire Le Visionnaire, une année de combat sans précédent.  Au-delà de la récession économique qui soumet à la diète presque tous les journaux obligés de faire des parutions irrégulières, nous avons fait face au ministère public qui toute honte bue, nous a mis en prison dans le seul objectif de nous faire subir un matraquage psychologique et nous contraindre à changer de plume parce qu’elle crève l’abcès au somment de l’Etat.

 Le procureur de la République censé nous protéger puisque chargé de faire respecter la loi dans toute sa rigueur, a préféré servir des mains invisibles ennemis de la démocratie et des libertés dans notre pays qui en voulaient à la mort prématurée de notre jeune journal. Lecteurs que vous êtes, vous avez été témoins des menaces provenant de toutes parts pour nous faire disparaitre du registre des organes de presse au Tchad. Mais ayant un moral de fer, doublé d’un engagement et d’une détermination sans faille, l’équipe de votre journal s’est galvanisée au grand dam des initiateurs de ses malheurs, qui étaient dans tous les salons huppés de la capitale et sous les tentes des marabouts du pays dans le seul but de nous détruire. Ils ont tapé à côté. Sur le plan national, l’année 2017 qui s’abaisse a vu défiler tous les malheurs dans notre pays. D’abord la crise financière qui a dangereusement affecté la vie sociale et économique avec toutes ses conséquences ressenties dans les foyers. Des familles entières privées de nourriture, des jeunes déboussolés, des entreprises aux arrêts, voilà ce que le manque d’argent a causé à notre pays. Incapable de répondre aux aspirations du peuple, le gouvernement n’a cessé de durcir le ton en cisaillant systématiquement les indemnités et primes des fonctionnaires, acquises au prix des âpres luttes syndicales. Et avec l’annonce faite par le président de la République qui prévoit le retour dans les années d’avant l’exploitation du pétrole, l’on se demande bien, ce que sera fait le quotidien du fonctionnaire lambda dans les heures qui suivent. Outre cela,2017 a été au cours de laquelle, le Tchad a connu un recul considérable en matière de promotion des valeurs démocratiques et de liberté.

Des hommes politiques, défenseurs des Droits humains et journalistes ont été pourchassés ou arbitrairement mis en taule pour avoir exercé leurs Droits. Voulant coûte que coûte taire toutes les voix discordantes, le gouvernement tchadien oppose à la lutte pacifique sa forme militaire et la justice acquise à sa cause. L’on se demande bien si Idriss Deby Itno n’est-il pas sur les traces de son prédécesseur Hissein Habré qui imposa au peuple tchadien une dictature féroce durant 8 ans de pouvoir, pour malheureusement finir entre les quatre murs à Dakar. La plus grande horreur provient de la diplomatie tchadienne, où pour des intérêts bassement égoïstes, notre pays a été admis sur la liste des Etat voyous de Donald Trump. Finalement, la recherche de l’honneur et de la dignité à l’extérieur ayant coûte des milliards de nos francs se trouve entacher par cette louche désignation d’Etat susceptibles d’accueillir des terroristes. Que dire encore d’autres problèmes que vivent les Tchadiens au quotidien ? Vivement que 2018 ne soit plus une autre année, d’arrestations arbitraires, d’instabilité gouvernementale, de cherté de vie, d’enlisement du système éducatif, de malnutrition et d’insécurité criarde dans nos villes pour ne citer que ces maux auxquels sont astreints quotidiennement de nombreux Tchadiens et dont les solutions appropriées se font attendre. Quoi que sévère, la crise financière ne doit pas faire oublier les préoccupations majeures des populations tchadiennes qui s’impatientent de voir leur condition de vie s’améliorer. Shalom et bonne année ! ».

Choix de la Rédaction 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article