Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le coordinateur du Programme de Lutte contre le Paludisme au Tchad, docteur Djiddi Ali Sougoudi dans sa rubrique dénommée « Coup de Badangaï (262) en date du 29 décembre 2017 eut fait là  un triste constat mais vrai sur  la longévité ou ce qui ressemblerait à un refus d'alternance à la tête du Parti Fédération, Action pour la République (FAR) de la part du député, président et fondateur NGarledji Yorongar. Que vise-t-il sincèrement docteur Djiddi Ali Sougoudi en consacrant sa réflexion du 29 décembre 2017 sur l’absence d’alternance à la tête de ce Parti de l'opposition ? Docteur Djiddi, médecin de son état n’a pas perdu du temps pour donner une réponse et affichée clairement ses intentions à travers cette réflexion emprunte de sincérité : «Cependant je ne comprends pas pourquoi Yorongar s'agrippe au fauteuil directoire du parti, sans céder cette direction à du sang plus jeune ? Yorongar rêve d'alternance en régnant sur son parti sans alternance ». Et Djiddi Ali Sougoudi va plus loin dans son observation en soutenant que : « Yorongar est encore solide et c'est un dinosaure peu fossile donc peut encore cacaber ou mobiliser sa carcasse de tribun dans des sorties fracassantes, ce qui constitue sa force évanescente mais il doit, à mon avis, songer à se trouver un successeur aussi populiste que lui pour sauver ses acquis sans être totalement et politiquement émasculé. »

Il enchaîne pour décrypter minutieusement cette pratique assez répandue  de la politique tchadienne:« le comble de l'ironie digne de son rival feu Wadel Abdelkader Kamougué,né Kamougué Georges le 20 mai 1939 au Gabon et qui mourut  le 9 mai 2011 à la suite d'une défaillance cardiaque dans la région de Koumra,au sud du Tchad en tenant les brides ou rênes de son URD (Union pour le Renouvellement et la Démocratie) jusqu'au fond du cercueil. Un de ses fils en revendiqua la direction avec tous les conflits avec le staff du parti. Nos patriarches des partis politiques chantent une chose et s'appliquent le contraire de la même chose: crier alternance en instaurant des monarchies familiales dans leurs partis créés à leurs images. Pour changer le père fondateur d'un parti d'opposition au Tchad, il faut compter sur la mort naturelle ou la démence sénile du dudit fondateur. Là aussi il faut compter sur l'agacement de sa famille ou de sa belle-famille pour y trouver un successeur en s'opposant aux directives d'un parti. On en a vu de ces successions qui sodomisent les règlements intérieurs des partis politiques où surgissent des successeurs consanguins qui prennent les partis pour l'enclos à chèvres à hériter tel un patrimoine familial».

Là où au Tchad, tout paraît bizarre et incompréhensif, c’est souvent presque pareil dans beaucoup d'organisations humaines qui fonctionnent peu ou prou selon les mêmes principes.Le plus souvent donc, tout le monde arrive à être au courant de ce qui se passe autour d'eux, mais très rarement des personnes le disent ou le dénoncent ci-haut à la manière de Djedouboum Karbet, cet internaute tchadien qui a réagi à l’analyse du coordinateur du Programme du Lutte contre le Paludisme au Tchad, docteur Djiddi Ali Sougoudi : «La plupart sinon tous les chefs de partis politiques au Tchad s'agrippent à leurs fauteuils respectifs. Quand on n’arrive pas à faire régner une vraie démocratie au sein d’un petit parti, comment on peut convaincre le peuple de l’appliquer à l’échelle d'une nation? Nous ne sommes pas dupes ». Heureusement, un certain Hassan Het a pu pratiquement arracher une réponse qui paraissait convenable aux différentes questions soulevées respectivement par docteur Djidi Ali Sougoudi et  Christian Djedouboum Karbet en observant que ce manque d’alternance partout dans presque tous les partis politiques d’opposition ou de la majorité vient du fait que chacun de ces chefs politiques ne  voulait  pas perdre ses privilèges (les plaisirs mondains, les avantages et les faveurs, les belles femmes, l’argent,la gloire etc) et use de toutes les subterfuges pour se maintenir le plus longtemps possible nonobstant les principes établis.

Un certain Hassan Het estime pour sa part qu’en tant que nation tout le monde doit grandir politiquement. D’après lui, la politique étant ici considéré comme conscience collective de vivre mieux ensemble. «Cette mentalité qu'observe le docteur Djiddi Ali Sougoudi est beaucoup observée dans les pays francophones, peut-être elle a été inculquée par les colons », a-t-il conclu. Djiddi Ali Sougoudi, l’auteur de cette réflexion, tout en répondant à Hassan Het, a gentiment formulé une demande à l'attention de monsieur NGarledji Yorongar, père fondateur du parti :«Yorongar, lâchez le fauteuil du parti FAR !» Ainsi, Sougoudi revient au débat avec un triste constat en disant que les vieux opposants au perchoir, s’enkystent et tentent toujours d'instaurer une monarchie des urnes valdinguées voire intelligemment ou maladroitement pipées comme dés de Bernoulli, le mathématicien. Il continue avec son observateur en tirant sur un ex-vieux opposant politique sénégalais, devenu président de la République par la suite. Après avoir perdu le pouvoir, il redevient encore opposant : «Ce fut ainsi de Maître Wade du Sénégal et ses desseins qui furent balayés en son temps par une opposition avertie de Macky Sall ».

Ensuite Docteur Djiddi poursuit en observant encore que : «L'autre vieux opposant devenu président en Guinée Conakry n'a pas dit son dernier mot au peuple de Fouta-Djalon et de la Guinée forestière. Les instincts rigides et tenaces pour se crisper ou se clouer au fauteuil sont d'un péché originel purement africain car les leaders africains, loin d'être inspirés par la francophonie, usent et abusent des considérations du pouvoir chères aux roitelets et rois d'avant la colonisation. Les africains croient que le pouvoir et le Savoir scientifique (traditionnel de traditherapeudes) ne se lèguent pas par une transition pacifique. Oui, les Africains doivent grandir sinon ils vont périr en mangoustes tenaces friandes d'un goût immodéré du pouvoir».

Sur ce point précis, on peut dire que malgré les seringues politiques du médecin et polémiste, docteur Djiddi Ali Sougoudi qui semblent être bien plantés dans les corps des malades du pouvoir, ils ne paraissaient pas avoir retenu la leçon de l’alternance démocratique.  Même si en bon Africain, cet intervenant à la personne de monsieur Youssouf Sy tient à faire croire aux gens que la démocratie est d'inspiration européenne. Elle ne marche pas dans nos sociétés.:«Ces vieux s'accrochent aux fauteuils de leurs partis respectifs par le seul fait qu'ils sont les fondateurs. Et dans le subconscient de la jeunesse, ces dirigeants ont créé le mythe de l'invincibilité d'un homme, le mythe de l'invincibilité ou de l'irréversibilité d'un pouvoir ou d'un régime. Ce mythe est incrusté dans nos mentalités et de telle sorte d'aucun changement n'est prévisible que lorsque ces Vieux Crocodiles partent les pieds devant. Mais c'est faux si la jeunesse est déterminée, tout est possible car tout changement est consubstantiellement lié à la détermination d'une jeunesse audacieuse», déclare Youssouf Sy. Mais toujours tenace dans le débat contradictoire, docteur Djiddi Ali Sougoudi boucle la boucle en demandant tout de même au député et président NGarledji Yorongar de lâcher le fauteuil du parti FAR !

Ahmat Zéïdane Bichara

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article