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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans un rapport qui ne date que du 19 juillet 2017, l’Organisation Mondiale de la Santé(OMS) présente un tableau noir de prévalence sur le tabagisme qui exploserait dans les 10 prochaines années en Afrique. Ainsi, en guise d’une alerte envoyée à tous les Africains du continent par cette organisation des défenses des droits de vivre en bonne santé et des bons soins, que la consommation du tabac dans les pays africains devient de plus en plus inquiétante, si bien qu’elle tire la sonnette d’alarme sur l’explosion de ce phénomène en Afrique d’ici 2025. Le fait le plus inquiétant est que le cancer du poumon et autres maladies liées à la consommation du tabac, jadis inexistants, du moins inconnus des Africains, seront désormais le quotidien de ces populations. L’œil de Fabien par souci d’informer ces lecteurs sur ce phénomène, vous présentera des statistiques, rapports, et avis des professionnels sanitaires sur ce sujet primordial sur la santé publique des Etats africains.

Comme indiqué ci-dessus, dans son ressent rapport datant du 19 juillet 2017, l’OMS fait une estimation de 77 millions de fumeurs que l’on retrouve aujourd'hui dans le continent africain. Et les choses ne s’arrêtent pas là malheureusement, puis que les prévisions de l’OMS jettent jette un pronostic vital futur sombre de près 40% par rapport à 2010 d’ici à 2025. Soit la plus forte augmentation observée à l’échelle mondiale. L’OMS prévoit que 17 pays africains connaîtront une croissance du taux de tabagisme. Cependant l’institution des Nations Unies prévoit des hausses massives dans certains pays, dont le Burkina Faso figure en huitième position. Le premier est le Congo-Brazzaville, qui passerait selon ces chiffres de 13,9% de fumeurs à près de la moitié de la population (47,1%). Le Cameroun suit avec une augmentation de 13,7% à 42,7 de la population accrocs à la nicotine. En Sierra Léone, les chiffres font craindre que 41,2% de la population fument en 2030. Les autres pays sont respectivement le Lesotho, la Mauritanie, le Mali, la Namibie, Sao Tomé-et-Principe, le Liberia, le Cap Vert, le Niger, le Zimbabwe, le Sénégal, le Nigeria, le Swaziland, le Bénin et le Ghana. La question aujourd'hui n’est pas de savoir comment les Africains courent le risque d’être à la merci du tabac (s’ils ne le sont pas encore) et de ses maladies ?

Mais plutôt que faire pour éviter, sinon circonscrire les risques de radiation de cette explosion imminente annoncée par une institution « crédible » comme OMS ? En revanche, les responsables de cette grande organisation internationale sur la santé des populations dans le monde constatent également pour s’en féliciter que davantage de pays ont mis en œuvre des politiques de contrôle du tabac. L’agence cite notamment le cas du Tchad, de Maurice et du Sénégal. Dans trois pays pour l’instant, une loi de 2014 dont les décrets n’ont été publiés qu’en 2016 interdit le tabac dans les lieux publics. La vente de tabac est par ailleurs interdite aux mineurs, et ne peut théoriquement se faire à moins de 200 mètres d’un établissement scolaire. La loi prévoit également l’interdiction de toute publicité directe ou indirecte pour le tabac ».

D’autres sources aussi crédibles datant aussi de 2017 que celles de l’OMS provenant de Radio France Internationale(RFI) fait savoir une augmentation du tabagisme chez les jeunes et en particulier chez les filles. 30 % des jeunes sont exposés à la fumée du tabac à domicile et 50 % sont exposés à la fumée du tabac dans les lieux public », illustre Nivo Ramanandraibe, docteure au sein du bureau Afrique de l’OMS. Face à l'augmentation de la consommation, certains pays africains ont modifié leur législation, mais le défi est bien plus grand que la seule modification des lois. « Les jeunes ne voient pas que c'est un problème » « Dans de nombreuses cultures, on consomme du tabac, surtout les personnes les plus âgées, et elles vivent jusqu'à un âge avancé. Alors les jeunes ne voient pas que c'est un problème », explique le docteur Ahmed Ogwel Ouma, conseiller régional Afrique de l'OMS pour la lutte antitabac. « Le challenge est de faire comprendre aux populations que le tabac est très dangereux. La plus grande difficulté, c'est l'industrie du tabac. Cette industrie interfère dans la mise en place de politiques antitabac », ajoute-t-il. Malgré l'adhésion aux programmes de l'OMS, de nombreux pays du continent soulignent que pour être efficace, la lutte antitabac a besoin de plus de moyens humains et financiers ». RFI est allée à la rencontre du Dr Oumar Ba, Coordinateur national de la lutte contre le tabac au ministère de la Santé et de l’Action sociale au Sénégal qui souligne que l’Afrique est plus fortement touchée par les maladies liées au tabac. Pire, elles touchent les populations jeunes : « Que ce soit le cancer, les maladies respiratoires, ces maladies sont développées très tôt, vers 30 ans », s’indigne Oumar Ba. En effet,un article 6 de Convention Cadre pour la Lutte Antitabac (CCLAT) en Afrique du Sud indique que les mesures financières et fiscales sont un moyen efficace et important de réduire la consommation de tabac… Les Parties sont… tenues d’adopter et de maintenir des politiques financières et fiscales destinées à contribuer aux objectifs de santé visant à réduire la consommation de tabac ». « En Afrique du Sud, le total des taxes sur les cigarettes est passé de 32% à 52% du prix de détail entre 1993 et 2009. Sur cette même période, les ventes de cigarettes ont chuté de 30% et les recettes publiques ont augmenté de 800%. En Afrique du Sud, près de 20,5% des adultes (+15 ans) fument (35% d’hommes et 9% de femmes). »

Global Adult Tobacco Survey (GATS) dans ses enquêtes d’investigation sur le tabagisme chez des adultes au Cameroun en Afrique centrale datant de 2013 estiment que l'épidémie de tabagisme a un impact sur la santé publique des pays en développement, dont le Cameroun. L'usage du tabac est une cause majeure de décès prématuré et d'incapacité évitables, qui touche principalement la population économiquement productive dans les zones urbaines et rurales. Au Cameroun, à moins que des politiques fortes soient mises en place pour dissuader les jeunes à s’initier à la consommation du tabac, et en encourageant les utilisateurs à cesser de consommer, la consommation de tabac pourrait être l'un des plus importants facteurs de risques de mortalité et d'invalidité ». « Au plan fiscal, le tabac appartient au groupe des produits dits de luxe et subit une taxe spécifique de 25 %, dite « Droit d’accise » et appliquée sur la somme totale de sa valeur marchande. Par ailleurs, une taxe douanière de 30 % et une taxe sur la valeur ajoutée de 19,25 % s’ajoutent à la taxe spécifique. Ainsi les taxes intérieures sur la consommation de tabac (Droit d’accise et TVA) représentent environ 44 % du prix de vente de cigarettes, loin d’au moins 70 % recommandé par l’OMS.

Des mesures restrictives confinent de plus en plus les activités liées au tabac au Cameroun, tant au niveau de la consommation que de la production et commercialisation qui vont de la volonté politique du Cameroun pour la lutte contre le tabac est manifeste. Global Adult Tobacco Survey (GATS) rapporte que cette volonté de lutte contre le tabagisme du gouvernement camerounais se traduit par la Décision n°0222/D/MSP/SG/DMPNP du 8 novembre 1988 portant interdiction de fumer dans les institutions et les formations relevant du ministère de la santé publique, la Loi n° 98/004 du 14 avril 1998 portant orientation de l’éducation au Cameroun. Ainsi, au Cameroun l’État eut interdit depuis 2013 par une loi la vente des boissons alcooliques, du tabac et de la drogue dans les établissements scolaire. En revanche, la politique actuelle présente de nombreuses insuffisances parmi lesquelles à cause d’une faible application des textes en vigueur, l’absence d’indicateurs bien définis pour la lutte antitabac, l’’insuffisance dans la prise en charge des personnes affectées par le tabagisme et surtout la réticence des populations à adopter des solutions alternatives à la tabaculture.

Fabien Essibeye Fangbo

 

 

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