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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Depuis l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche, le groupe Facebook s’est lancé dans une opération d’autocritique et d’un examen de conscience, reconnaissant ce lundi que les réseaux sociaux en général et Facebook en particulier, pouvaient affaiblir une démocratie et promettant de mettre tout en œuvre pour limiter ces risques. Le fondateur Marc Zuckerberg a confié cette introspection du réseau social au responsable de l’engagement civique chez Facebook, Samidh Chakrabarti. « Je n’ignore pas les dommages qu’internet peut causer, même au sein d’une démocratie qui fonctionne bien », a-t-il publié sur le blog Facebook, répondant à sa propre question : « Quels effets ont les réseaux sociaux sur la démocratie ? ».  Il garde en ligne de mire les fausses informations, les « fakes news » qui polluent Facebook depuis plus d’une année, mais également les bulles d’information ne proposant à l’utilisateur que des informations et des avis auxquels il consent déjà. Il évoque aussi les messages truffés de propos haineux et racistes. Entre autres sujets de préoccupation, il y a le problème d’image que renvoient Facebook et les autres réseaux sociaux concernant spécialement l’état de l’opinion. Force est de reconnaître que certains utilisateurs s’expriment davantage que d’autres et se rendent du coup plus visible, avec pour conséquence la possible surestimation par les élus de leurs poids dans la population. « Si les politiciens confondent l’avis d’une minorité avec celui de la majorité, cela peut entraîner de mauvaises décisions », avertit Chakrabarti.

Pour faire face à toutes ces préoccupations, Facebook s’est évertuée à dresser une liste de mesures déjà existante et censées tempérer les dérives de sa plateforme. Le patron du groupe Facebook a publiquement déclaré vendredi qu’il envisage demander directement aux utilisateurs de se prononcer sur tel ou tel média via des enquêtes de satisfaction, en vue de lutter contre les « fake news ». Ils diront s’ils le connaissent et, si c’est le cas, s’ils le considèrent fiable. Facebook a fini par admettre son pouvoir d’influencer l’existence de plus de deux milliards d’utilisateurs, ce qui confère une immense responsabilité jamais vue dans l’histoire de l’humanité. Pour le besoin de la cause, Facebook a eu recours pour la première fois d’une intervention extérieure sur son blog en la personne de Cass Sunstein, professeur de droit à Havard et auteur d’un ouvrage sur la problématique. « Les réseaux sociaux sont formidables pour la démocratie par bien des aspects, mais mauvais sur d’autres », soutient l’universitaire, pour lequel « ils demeurent un objet inachevé ». Facebook marche sur des os pour régler des problèmes liés à la masse de données qu’il a lui-même générées. La récente mesure qui permet aux utilisateurs de pouvoir hiérarchiser les sources d’information est loin de faire l’unanimité. Certains estiment déjà qu’elle pourrait se révéler contre-productive. La méthode évite à Facebook de procéder à d’éventuels arbitrages en cas de conflits et donc de ne pouvoir être accusé de partialité et de revivre la polémique du printemps 2017. La polémique avait porté sur le fait que Facebook manipulait les sujets d’actualités dominants sur sa plateforme, avant de procéder à des modifications substantielles pour automatiser d’avantage le procédé. Près de 2 000 organismes de presse réunis sous l’Alliance des médias d’informations avaient tout de même regretté vendredi de « ne pas savoir comment le système proposé (allait) vraiment fonctionner ».

 Abondant dans le même sens, le magnat des médias Rupert Murdoch a dénoncé lundi le « le sérieux manque de transparence » du réseau social qui devrait, selon lui, « inquiéter les éditeurs et ceux qui se préoccupent d’une orientation politique de ces puissantes plateformes ». Il va plus loin pour réclamer dans une lettre ouverte, un meilleur partage des revenus avec les médias dont les contenus sont repris sur Facebook, suggérant le versement d’une indemnité compensatrice. Concrètement, Facebook envisage de doubler le personnel chargé de lutter contre la haine et la propagande terroriste en ligne. L’annonce a été faite mardi à Bruxelles, par la directrice opérationnelle Sheryl Sandberg. D’ici fin 2018, 10 000 autres employés seront recrutés. Sandberg veut clairement donner les gages de renforcement de coopération entre Facebook et l’Europe. « Nous n’avons pas fait assez pour arrêter l’utilisation abusive de notre technologie », a-t-elle avoué. Et d’ajouter : « Nous avons fait beaucoup pour les aspects positifs de nos plateformes, mais nous devons faire plus pour minimiser les problèmes négatifs ». Actuellement, le groupe Facebook emploie 10 000 personnes dans la sécurité, d’ici la fin de l’année, ils seront 20 000, pour un meilleur contrôle du matériel numérique.  

Moussa T. Yowanga

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