Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’année 2017 s’est achevé à peine quinze jours mais rien ne semble fondamentalement bougé en Afrique noire où la jeunesse fer de lance de tous les pays est confrontée à d’innombrables défis. L’éducation constitue la clé de voûte de tout développement. Cependant, peu de pays africains se préoccupent de façon responsable à évoluer les choses dans ce domaine. Il a fallu une simple visite fin novembre 2017 du président français au pays des hommes intègres pour se rendre compte de problèmes d’ordre matériel et académique auxquels sont confrontés les étudiants burkinabè et plus largement les étudiants africains. Il se pose partout dans les écoles, les établissements secondaires et supérieurs des insuffisances en termes de qualité de contenus de programmes, du nombre des enseignants, des infrastructures scolaires et universitaires. Un moment d’échanges entre Emmanuel Macron et les étudiants burkinabè en présence du chef de l’Etat du Faso a fini par susciter de vives polémiques autour de la prestation orale des étudiants désignés pour poser des questions au président français. Il est clairement établi que le niveau de ces étudiants laisse à désirer. Cela était-il lié à l’impréparation, au stress ou le manque de niveau ?

Dans tous les cas, beaucoup d’Africains et des Burkinabè en particulier se sont sentis humiliés et ridiculisés par une bande d’étudiants incapables de poser des questions cohérentes, structurées et clairement formulées. Ils ont étalé au grand jour leurs lacunes et insuffisances accumulées durant de nombreuses. Le président français était particulièrement à l’aise dans l’exercice comme s’il dispensait un cours magistral à ses étudiants. C’est une séquence à oublier dans l’annale de l’Université burkinabè, qui a produit dans le passé des brillantes têtes comme Joseph Ki Zerbo. Le ministre de l’enseignement supérieur a même été interpellé par une étudiante qui a posé opportunément la question relative au manqué d’électricité. Cet exemple peut être observé partout en Afrique où les autorités semblent préoccupées par d’autres priorités. Si le continent veut se développer, il devrait impérativement investir dans le secteur de l’éducation. Rémy NGono ne s’y est pas trompé en posant ce débat sous le prisme d’une indignation légitime de la baisse de niveau des étudiants. Le Tchad n’en est pas épargné et les autorités sont appelées à investir massivement sur le savoir au lieu de privilégier l’achat des armes. Aucun pays dans le monde ne s’est développé en faisant la guerre. Le 37eme numéro de Parole au peuple fait la part belle à tous les internautes disposés de donner librement leurs points de vue sur un sujet si capital.                                                                                                                                       

 Dans un débat en ligne ou sur les réseaux sociaux posté le 28 novembre 2017, le journaliste camerounais Rémy NGono eut eu formulé son sujet en ce terme : « Les dirigeants Burkinabè̀ ont recruté les derniers de la classe et les militants du parti au pouvoir pour aller applaudir Emmanuel Macron à l'université. Arrivés dans l'amphithéâtre, certains ne parvenaient plus à lire les questions qu'ils ont passées une semaine à réciter par cœur. Interventions dans un désordre bien organisé, questions à l'envers, rires et cacophonie comme dans une cour de récréation. Et clou de la soirée, une militante s'est déguisée en opposante pour se plaindre auprès de Macron que les universités du Burkina fonctionnaient avec les chandelles et les lampes-tempête faute d'électricité. Boum ! Roch Kaboré s'est levé en transpirant et s'est barré comme un condamné. Voilà ce qui arrive quand un régime de pantins paie une bande de totos et de zozos d'aller prendre la place des vrais étudiants qui manifestent contre la fermeture des écoles et la vénération du colon. Après avoir humilié leur Président devant Macron, les totos sont priés de passer à la caisse ou à la casse. » 

Dans ce débat avec un sujet choc sur la rencontre du président français Emmanuel Macron avec les étudiants burkinabés ou éventuellement Africains et dont le thème de ce journalisme a été partagé à plus 1546 personnes et 3 millions de Tikes,

Le premier intervenant Amadé Sawadogo interpelle : « Rémy, je pense que tu exagères un peu. Étais-tu sur les lieux ? Dire que les étudiants étaient du MPP, ce n'est pas vrai. Ils venaient tous d'horizons diverses du pays c'est à dire des autres universités, auxquels se sont joints des étudiants étrangers comme les Nigériens, les Tchadiens, les Sénégalais etc... Les 4 premiers étudiants qui avaient été choisis ont bien posé leurs questions. Seulement, Macron à voulu choisir après à l'improviste 5 étudiants pour des questions supplémentaires. C'est là que les dérapages ont commencé, probablement parce qu'ils ont eu la traque !!

Kaimba Ouadjonret se joint au débat tout déçu : « C'était tellement lamentable et humiliant de voir des étudiants d'une grande université avec un niveau aussi douteux. J'avais la rage au cœur quand je suivais cela. Macron était lui très à l'aise. Il s'attendait à des étudiants plus intelligents mais en place et lieu de ceux qu'on espérait c'est des totos qui se sont présentés, incapables même de lire ce qu'ils avaient pourtant en main. Seule la deuxième intervenante qui avait évoqué les dossiers Sankara et Zongo était à l'aise et s'était bien exprimé. Bon Dieu de bon sang ! Macron n'est pas un sauveur mes chers africains. Demandez à Dieu directement et cesser de tendre la main. En demandant à Macron de résoudre les problèmes des africains on se ridiculise et ont prouvé une fois de plus notre immaturité et notre dépendance. »

Remy NGono Officiel : « Je valide »

Daouda Ouedraogo soumet Remy à un interrogatoire : « Rémy tu es sûr de ce que tu dis ? Hé Allah. Qu'est-ce que le président gagnerait en recrutant des totos comme tu le dis pour parler au nom de tous les étudiants ? Même s'il devait manipuler tu crois qu'il ne pouvait avoir les meilleurs possibles à cet effet ? Ceux qui ont intervenu sont l'image de nos étudiants dans l'ensemble ».

Djoua Stephanie Kouadio juge sévèrement la prestation des étudiants choisis pour poser des questions « J’attendais tellement des étudiants burkinabés... Déception totale... Ils sont venus dans une position de victimes qui cherchent tellement à découdre avec le bourreau, qu’ils finissent par s’enfoncer eux-mêmes... Questions souvent mal formulées... Indisciplinés... A la fin pas de cohérence... La jeunesse burkinabé est connue pour sa lutte contre l’impérialisme... On veut que la France s’en aille mais en mm temps on demande à la France de régler nos problèmes... Macron n’a pas loupé les étudiants... A la limite il les narguait... J’avais trop honte. »

Franklin Soh Deffo relève le caractère versatile de Rémy : « Parfois je ne comprends pas Rémy NGono il n'y a pas longtemps tu étais d'accord que les Burkinabés marchent pour chasser Blaise Compaoré maintenant Rock Christian Kaboré arrive et a ses défauts. Tu le critiques déjà. Je crois que chez toi tout ce que l'Africain fait est mauvais hein » 

 Ma Ick a une autre lecture : « Rémy NGono, tu ne peux pas écrire de telles absurdités. J'ai regardé le discours. Certes, il y en avait qui étaient impressionnés. C'est justement cette allure de cravates et vestes et discours remplis de gros mots vides et sans fondements qui bloque l'Afrique. Ces jeunes, c'est la vraie jeunesse africaine. Ne prétendons pas avoir l'approche parfaite devant des situations alors qu'il n’y a pas de recours pour ces fins. Le PR Macron a dit un discours très long. As-tu vu un seul gros mot à l’intérieur ? On parle aux gens pour communiquer, pas pour se faire l'important. Les jeunes se sont bien défendus, particulièrement la jeune au voile. Les autres ont encore du chemin à faire, c'était juste une étape de plus dans leurs vies. Bravo à cette jeunesse Burkinabé ! Ah ! J’oubliais les questions posées à 50% de forme aléatoire sur demande du PR Macron. »

Moustapha Poutine se montre moins sévère dans son jugement : « Espérant que prochainement, les organisateurs feront mieux, car nous savons tous que le Burkina Faso a un très bon système éducatif. Il y a une question qui taraude mon esprit, comment se fait-il que les étudiants eussent été si mauvais devant le président Français ? Je pense qu'il faut parfois promouvoir l'excellence à pareille situation. Car c'est tout un peuple voire un continent qui vient de subir une telle humiliation, J'ai été profondément choqué. Merci Monsieur Rémy NGono, pour tous vos efforts, excellente nuit. Il faut regimber lorsque l'État décide de faire participer des analphabètes à une telle rencontre, où le débat intellectuel doit primer sur les vraies questions, telles que la monnaie, l'exploitation des ressources naturelles, la défense nationale, les régimes autoritaires que le gouvernement Français s'autorise le droit de soutenir, les échanges commerciaux, l'aide au développement. Voilà assez de questions que nous Africains, Ivoiriens, Camerounais, Sénégalais ...attendaient de cette belle opportunité. Mais ce débat a été un moment de blague, de moquerie, de détente pour le président Macron »

Seni Walîd est en désaccord avec le point de vue du journaliste camerounais : « Rémy N'Gono, tu as tout déformé. Il y a plus de mensonges que de vérités dans ce que tu dis. »

Olivier Sawadogo cherche des excuses pour dédouaner les étudiants défaillants : « La convocation que vous avez mise en photo est affichée au campus il y a plus de trois jours avec la liste des étudiants retenus. Ne pensez-vous pas qu'il valait mieux éviter que l'administration ne présente des zozos comme vous le dites puis qu'on en avait connaissance bien avant. Les vrais étudiants ont préféré se présenter ce matin et demander à rentrer dans un campus où il y avait 2 chefs d'Etat dans la situation sécuritaire qu'on connaît. Il n'était pas plus intelligent de s'adjuger cette visite, de la préparer, d'aller à la rencontre de l'impérialisme et de lui dire ses vérités. En tout cas c'est ce que Sankara avait fait avec Mitterrand. Au finish l'histoire retiendra ce qui s'est passé dans cette salle pendant que ce qui s'est passé dans la rue sera un non évènement. Qu’est-ce qui aurait été plus responsable comme choix. C'est pour ça que j'estime que vous, monsieur NGono qui représentez beaucoup devriez être plus objectif dans vos publications. Vous devez contribuer à aider nous jeunes Africains à dépasser nos émotions qui nous empêchent de voir certaines choses. Je pense que vous auriez été content de voir des étudiants mettre en difficulté Macron mais on vous a servi ce que vous avez vu. Ça sert à quoi maintenant d'accuser les gens ? Puisque c'est l'image que le monde retiendra... On doit commencer à dépasser nos émotions notre nature pour reprendre Senghor et apprendre à nous assumer. »

Idrissa Kalgnienga s’indigne : « Je suis burkinabè et déçu de ces faux étudiants qui ne sont même pas en mesure de construire une bonne phrase pour poser une question. Les 4 1ères questions sont construites par le gouvernement. Maintenant que Macron veut voir leur réel niveau, il a demandé à ce qu'on lui pose d'autres questions. Voyez-vous comment ce Macron est intelligent ? Comme le gouvernement n'est pas au courant de ses questions, ces faux étudiants ne sont plus en mesure de s'exprimer. »

Léonard Lompo remarque une seule étudiante de qualité : « Je comptais dire à Rémy que les étudiants choisis étaient pour la plupart des étudiants tube digestifs et qu'il ne fallait pas prendre en compte les questions qu'ils allaient poser. J'ai été agréablement surpris par la présence d'une vraie étudiante Burkinabè sur les lieux pour rehausser le niveau sinon ça aurait été pire que la désolation dans laquelle nous sommes actuellement. Mais je vois qu'il est déjà au courant donc ça va. Sinon avant le discours de Macron, la parole avait été donnée à un vrai étudiant de l'Université JKZ qui par la cohérence de son élocution, a démontré la pertinence de leur présence dans la rue. De part cela je me pose bien la question de savoir si ce monsieur est bien un étudiant issu de cette prestigieuse université. »

 Christoffel Dada ne partage pas entièrement l’analyse de Rémy : « Moi, je ne valide pas entièrement. Vous ne me direz pas que des questions aussi embarrassantes sur la mort de Kadhafi, de Sankara, du CFA, étaient des questions d'une jeunesse achetée. Mais non. Donne- moi une question qui n’était pas pertinente. On est allé jusqu'à l'obliger à s'excuser et reconnaître son erreur quand il avait dit que le problème de l'Afrique est sa démographie. Donc arrêtez de pleurer. C'est trop facile d’accuser l'autre. Prenons notre destin en main. La corruption, le tribalisme, le favoritisme et autre là. Ce n'est pas dû à la France. »

 Eric Kabore estime que : « Même si certaines questions étaient inadéquates, nous avions là l'occasion d'obtenir des réponses à des sujets très délicats. C’est chose faite. Nous connaissons maintenant la position de la France et cela nous permettra de repenser notre politique intérieure. En plus, ce n’est pas parce que nous coulons sous le poids de la misère que nous allons laisser l'impunité perdurer dans ce pays. Si l'insurrection a eu lieu c'est bien pour que cela cesse et ne se déroule plus jamais au pays des hommes intègres. » 

 Kaimba Ouadjonret s’en prend aux gouvernants : « C’est la faute aux dirigeants ! Une telle visite devait être bien préparée avec des étudiants d'un bon niveau. Ramasser des militants du parti pour masquer certaines faiblesses a été la plus grosse erreur qu'il ne fallait pas commettre. C'est l'image de l'Afrique toute entière qui est salie, pas seulement celle du Burkina. Nous, les autres africains avons eu tellement honte de voir de telles images. Même s'ils avaient la traque, ils n'avaient aucune excuse parce que les questions étaient entre leurs mains et il suffisait juste de les lire. L’Afrique n'avait pas besoin de telles choses. Fermer les écoles et universités, mettre des totos pour poser des questions à quoi joue-t-on ? »

Youssoupha Wemdemi Ouedraogo défend les siens : « Rémy NGONO, le patron du néocolonialiste se trouve au Cameroun, la jeunesse burkinabè est très éveillée, malgré le taux d'alphabétisation faible, alors ne viens pas nous faire la morale »

 Magan Sidibe préfère voir le bon côté des choses : « Les Burkinabè ont bien agi ! C'est la bonne manière de banalisée la Francophonie. Nul n'ignore le niveau d'étude du Burkina dans la sous-région, c'est par la même université que Joseph Ki Zerbo et Laurent Bado, qui ont donné des cours à des universités françaises, ont passé. Merci aux hommes intègres. Il faillait poser vos questions en bambara, dioula et peulh à Macron. »

Mohamadi Nassa donne une réplique aux Camerounais : « Que certains camerounais se moquent du niveau d'étude des ouvriers burkinabè me fait rire. Les mieux instruits se font gouverner par un citoyen camerounais vivant en Europe est pitoyable. Une chose dont je suis convaincu que ça n'arrivera jamais au Burkina. Et pourtant ce sont ces Biyamais qui passent le temps à critiquer sur tout ce qui bouge dans le monde. Rémy, tu fais des efforts pour conscientiser ta jeunesse mais.»

Bernadin Philogene constate que : « Les vrais ennemis des noirs ce sont les noirs eux-mêmes…en écoutant depuis Haïti...les applaudissements de cette jeunesse monnayée au prix de leur conscience, de leur destruction...J'ai honte de moi, de cette jeunesse.'...Vous faites honte à la race noire....le chien retourne à son vomissement comme un taré....mais un jour viendra des âmes conscientes comme Kemi, Sankara, qui diront halte! Bas les masques… »

 Cornélia Flor-nina Manga s’offusque : « A quand l'indépendance de l’Afrique ? Sommes-nous prêts pour être libres ? Où est la jeunesse africaine ? Parce que l'Afrique, la vraie a ses valeurs...toute la jeunesse est recrutée par la " la politique" les jeunes quittent les bancs parce qu'ils ne sont pas orientés á l'université et deviennent des militants, une école facile pour la réussite...ceux qui sont orientés sont "mal orientés" et au bout du compte sacrifiés…d'où un échec total du système scolaire. ..Les vrais étudiants aussi minimes soient-ils auraient posé les bonnes questions mais pas pour l'avantage des dirigeants... l'Afrique n'est que corruption et tout fonctionne sur une économie de corruption qui fait taire les consciences...un étudiant de notre temps était une fierté car preuve d'un cursus scolaire avéré. ..Mais aujourd'hui que voulez-vous? C'est le résultat d'un total échec de tout un système...où est notre héritage de dignes fils. »

Victor Donfouet accuse le président Kaboré : « Pourquoi le président burkinabé a-t-il choisi les pseudos étudiants pour poser les questions à Macron ? A-t-il gagné librement les élections ou il a été installé par la France. Pourquoi peut-il hypothéquer l'éducation des jeunes pendant deux jours pour faire honneur à un colon ? Heureusement il a eu sa dose au point de s'éclipser pour un temps. Je pense qu'il doit comprendre qu'il rend compte au peuple et non à un étranger. »

Choix et commentaire de Moussa T. Yowanga/ Ahmat Zéïdane Bichara

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article