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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les autorités réglementaires américaines ont rejeté mardi l’offre de rachat de MoneyGram, groupe américain spécialisé dans le transfert d’argent par le chinois Ant Financial, société financière du géant du commerce en ligne Alibaba. C’est dans un communiqué conjoint que les deux groupes ont annoncé l’abandon de leur rapprochement de 1,2 milliards de dollars, « faute d’avoir obtenu l’approbation obligatoire du Comité sur les investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS) ». Tout en prenant acte, ils ont déploré ce refus « malgré des efforts considérables pour répondre aux préoccupations du comité ». Cela traduit un nouveau cycle plus dur, en matière commerciale et réglementaire, de Trump et son administration à l’égard de la Chine. « L’environnement géopolitique a considérablement changé depuis que nous avons annoncé la transaction proposée avec Ant Financial il y a près d’un an », a déclaré le directeur général de MoneyGram, Alex Holmes. En guise de rappel, Ant Financial est dirigé par le magnat Jack Ma, fondateur d’Alibaba, qui gère les services de paiement sur internet et sur mobile. Le but étant de s’étendre sur le plan international avec le rachat de MoneyGram dont le siège social est basé à Dallas.

 

Le groupe américain emploie environ 1300 personnes. L’organisme réglementaire américain, le CFIUS constitué de multi-agence et placé sous la coupe du Trésor américain a pour vocation d’examiner les acquisitions étrangères et peut les faire bloquer pour des raisons de sécurité nationale. Cet organisme a déjà formulé des recommandations au président Trump qui l’a conduit à refuser le rachat du fabricant de semi-conducteur Lattice Semiconductor Corporation par le groupe détenu par des actionnaires chinois, le fond d’investissement Convon Bridge Fund. Pour justifier son refus, Donald Trump s’est abrité sous l’argument «d’un risque pour la sécurité nationale » lié à des transferts potentiels de propriété intellectuelle sur des semi-conducteurs. Pékin avait aussitôt exprimé ses « vives inquiétudes », réclamant « un traitement équitable » pour ses firmes et dénonçant un veto à des fins « protectionnistes ». Concernant le cas du rachat de MoneyGram, les autorités américaines avaient invoqué, selon les informations des médias, des inquiétudes sur la sécurité des données personnelles ainsi que sur le contrôle des transactions par rapport au blanchiment d’argent et du financement du terrorisme.

 

 Les deux groupes n’ont pas pour autant fermer la porte des relations car ils envisagent de poursuivre des « coopérations stratégiques » entre eux en Chine comme aux Etats-Unis et dans d’autres marchés asiatique tels que L’Inde ou les Philippines. Les investissements chinois aux Etats-Unis ont atteint 46 milliards de dollars l’an dernier, alors que Pékin incitait ses entreprises à s’assurer à l’étranger des technologies et de nouveaux marchés. Mais les acquisitions chinoises n’ont plus la côte depuis l’accession de Donald Trump à la Maison Blanche. Il n’a sans cesse dénoncé le déséquilibre des échanges commerciaux sino-américains. Des enquêtes sur les pratiques commerciales de la Chine sont menées par les américains qui soupçonnent le régime communiste d’avantager ses entreprises.

Moussa T. Yowanga

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