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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Cela fait déjà plus de deux jours, c’est-à-dire depuis le 12 janvier 2018 que l’Agence France Presse(AFP) eut rapporté que l'accord gouvernemental de principe conclu vendredi entre conservateurs et sociaux-démocrates, propose notamment de réformer la zone euro mais aussi de limiter l'immigration en Allemagne. Principal thème de discorde entre les partis dans un pays où l'extrême droite a fortement progressé aux dernières élections, les propositions de l'accord semblent plutôt favorables aux conservateurs. Les démocrates chrétiens ont en effet réussi à fixer une limite au nombre de demandeurs d'asile arrivant annuellement dans le pays, entre 180.000 et 220.000. Ces chiffres concernent les réfugiés de guerre, tout comme ceux concernés par le regroupement. Ce regroupement, actuellement suspendu, va pouvoir reprendre à la demande du SPD. Mais les démocrates-chrétiens, notamment bavarois, ont obtenu l'instauration d'une forte limitation à 1.000 personnes pouvant prétendre à ce dispositif chaque mois. En tant que première économie du continent, l'Allemagne était pressée par ses partenaires européens, et notamment la France, de sortir de son silence suite aux propositions de réformes de la France ou de la Commission européenne Le document prévoit de « renforcer » et « réformer » la zone euro avec la France pour la rendre plus résistante aux crises. Le SPD avait beaucoup insisté sur ce point, alors que les conservateurs étaient au départ, plus réservés.

 Pour Lüder Gerken, politologue au Centre d'études sur la politique européenne, la future coalition envoie « un message important en direction des partenaires européens, particulièrement du président français ».« Plusieurs de ces idées se retrouvent dans l'accord », juge-t-il. Parmi les pistes avancées, la mise en place d'un Fonds monétaire européen, issu du Fonds de secours déjà existant pour les pays confrontés à des crises de la dette (MES). Du point de vue de Berlin, il est censé surveiller davantage les déficits de la zone euro. Le document n'entre toutefois pas dans le détail des propositions faites par le chef de l'Etat français Emmanuel Macron, en vue notamment de la création d'un budget de la zone euro, d'un poste de ministre des Finances de l'Union monétaire, voire d'un parlement propre à la zone euro. Ces points seront « examinés ». Il y aura davantage d'investissements publics grâce aux 45 milliards d'euros de rentrées fiscales supplémentaires attendues sur la période. Mais le budget devra rester à l'équilibre.

 Le SPD n'a obtenu que partiellement gain de cause concernant son objectif de plus de justice sociale. Sur le plan fiscal, le document ne fait pas mention d'augmentations d'impôts pour les plus aisés alors que les sociaux-démocrates demandaient une hausse de 42 à 45% du taux d'imposition maximal. Même chose pour l'impôt de solidarité -payé par les Allemands de l'ouest pour soutenir ceux de l'ex-RDA- qui sera progressivement supprimé, comme le souhaitaient les conservateurs. Sur la santé, le SPD, soucieux de réduire les inégalités face à l'assurance maladie, n'est pas parvenu à créer d'une « assurance-maladie citoyenne », sorte de Sécurité sociale à laquelle tout le monde devrait cotiser. Au final, l'accord prévoit seulement que les employeurs participeront davantage au financement des assurances des caisses publiques.

Eric Mocnga Topona, correspondant spécial à Bonn en Allemagne

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