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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Aujourd’hui dimanche 31 décembre 2017, c’est le dernier jour de l’année 2017. Ailleurs sous d’autres cieux, certains dirigeants politiques prennent des engagements positifs profitables aux intérêts collectifs permettant à leurs populations respectives de bénéficier directement ou indirectement aux avantages liés aux richesses naturelles de leurs différents pays. En un mot, ceci pourrait se résumer par ce slogan populaire: « Nouvelle année, nouvelles méthodes ! ». Mais au Tchad, dans ce pays d’Afrique centrale, les conditions sont réunies liées aux conséquences désastreusement conçues par des professionnels d’une mauvaise gouvernance culturelle de 27 ans du pouvoir d’un président militaire occidentalement manipulé par une télécommande néocoloniale et insensible aux souffrances de son peuple, donne finalement chance de croire désespérément que l’on peut même sataniquement beau changer d’années ou des méthodes, ceux qui tiennent le pouvoir actuel de N’Djaména s’en foutent de tout. Seule chose qu’ils convoitent amèrement et cyniquement, c’est l’intérêt personnel au détriment de l’intérêt général. Et justement, ce sont les raisons pour lesquelles des citoyens comme Don Ebert ne croient plus à rien. Vous le constateriez de vous-mêmes ce cri de détresse et ce pessimisme volontaire puisant d’une source involontaire ou volontaire de ces jeunes tchadiens de la diaspora comme Don Ebert, qui s’engagent avec leurs moyens de fortune pour dénoncer avec la dernière énergie certaines pratiques esclavagistes ou barbares semblables aux dents des scies affûtées ou aiguisées par des génocidaires financiers ou politiques. Il n’y a plus rien à dire.

Juste lire ce que Don Ebert a dit dans son analyse titrée: « Et même quand 21 membres d'un gouvernement composé de 37 ministres sont remerciés, on parle de remaniement… ».Première réaction:« Quelles questions logiques se poser ? Un remaniement politique ou technique ? Quelles leçons en tirer ? Que fait le Premier Ministre après cet aveu d’échec « total » ? Ailleurs, les leurs sont jugés sur la base de leur leadership politique, leur capacité à mobiliser les énergies, à engager de grands débats d’idées chaque fois qu’il y a un remaniement, à défendre de grandes valeurs, à gérer l’économie, à produire des résultats de politique étrangère, à prendre de gros risques, à faire des compromis, à accepter la défaite... Ailleurs, on les juge sur la base de leur volonté de communiquer, leur qualité d’intégrité, leur capacité à savoir plus ou moins l’origine de la légitimité, l’origine du pouvoir politique, sa conquête, son acquisition, son exercice et sa transmission, leur capacité relationnelle non seulement avec les citoyens qu’ils considèrent comme les acteurs du développement, mais aussi et surtout avec leurs adversaires (concitoyens ayant des idées et convictions différentes). Et chez nous alors ? On aura tout vu et tout vécu...Que Bachir et Mackaye soient remerciés, cela ne m'enchante pas du tout. Ce n'est ni surprenant ni soulageant quand on regarde vers quelle direction le pays se dirige. Le problème c’est que le système réussit toujours (subtilement) à changer de nom, à se perpétuer malgré tout. La nouvelle équipe fera-t-elle l’affaire ? Non, et c’est un pessimisme actif que j’assume vivement. »

Deuxième réaction qui fera mal à ce monde politique qui a réduit le Tchad dans un cercle ethnique et d’un club des vantards :« Les expériences ont prouvé que chez nous, l’Etat a toujours montré son vrai visage, son visage qui nous découpe en tranches. Nous retrouvons ce même visage à l’aube tel que nous l’avons laissé la veille. Qu’il aille danser sur la plage, dans le désert, dans les toilettes, au clair de la lune, ou plus loin encore, vers ces villes et villages en colère, éclatants, bouillonnants, qui rugissent entre eux, toute la nuit, comme des bêtes, des cons, nous n’en avons pas de souci... Nous faisons semblant de ne pas voir son regard lugubre et creux, ses lèvres mordues, son teint blafard et le peu de fard qui reste à sa joue. Lorsque ce visage ne s’exprime pas, nous ne troublons pas son silence. Mais lorsqu’il s’exprime, comme dans cette circonstance de changement de nom, nous voulons que ce soit dans notre langage...Le maintien du Premier me choque-t-il ? La question m'a été posée. Et qu’est-ce que ça changerait ? Puisqu’il refuse de s’appliquer lui-même son « autocensure ». C'est d'ailleurs ce qui explique que les nôtres (en général) sont toujours jugés, du moins se font toujours juger sur la base de leur capacité à monarchiser notre République (s'il y en a encore), à désétatiser notre Etat (s'il y en a encore dans la double orthographe du mot), à nier tout principe de légalité et de légitimité qui est à contre-courant... « 

Troisième réaction de Don Ebert ce jeune, qui comme dit un homme politique tchadien : « Cabris mort ,n’a pas peur des couteaux ».Don Ebert conclut depuis la terre ouest-africaine : « Les nôtres savent beaucoup moins d’où vient le pouvoir politique, comment il s’acquiert, comment il s’exerce et comment il se transmet. Ils savent beaucoup plus la confiscation du pouvoir d’Etat qui conduit, nous ne cessons de le voir depuis des décennies, à l’inexistence des débats d’idées, à la réduction des droits du citoyen au simple droit de vote, aux détournements constants de la volonté du peuple, à l’immobilisme politique et économique tel que nous le voyons aujourd’hui...Non, ce n'est pas d'un remaniement gouvernemental permanent que nous voulons au Tchad, c'est d'un changement de système. Et le pauvre citoyen tchadien ne s’en prendra qu’à lui-même in fine. Obéir, rester toujours plongé dans le sommeil, toujours acheter et ne pas questionner l’autorité, toujours regarder la télévision qui nous fait rire ou chanter, qui nous fait rêver ou pleurer, et ne pas se bercer dans l’imagination et le questionnement juste et légitime, s’accrocher toujours au sport médiatique qui montre les succès et les échecs, les forces et les victoires que nous avons cessé de vivre dans notre propre quotidien, mais quel bonheur ! C’est donc avec le divertissement et la consommation du vide que l’Etat tchadien achète désormais nos consciences et notre silence… »

Ahmat Zéïdane Bichara

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