Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo Odimba a été inculpé à Paris en novembre, soupçonné d’avoir touché indûment de l’argent d’une société française, a été informé l’AFP par une source judiciaire.  Déjà le 4 août 2015 Monsieur Accombessi, cet influent collaborateur du président gabonais à l’époque avait fait l’objet d’une interpellation retentissante qui avait failli tourner en incident diplomatique. Après quelques heures de garde à vue, il avait été libéré puisqu’il jouissait d’une immunité diplomatique. Les autorités gabonaises ont dénoncé une volonté manifeste de vouloir « humilié le Gabon ». L’affaire refait surface aujourd’hui, avec sa mise en examen le 17 novembre à Paris pour « corruption passive d’argent public étranger », « blanchiment en bande organisée de corruption passive », « faux et usage de faux », a spécifié cette source. Il lui est reproché d’avoir touché de pots-de-vin en échange de l’attribution, fin 2005 par le Gabon, d’un marché public de sept millions d’euros au groupe Marck, une société française spécialisée dans la fabrication d’uniformes militaires.

Monsieur Accrombessi était bras droit d’Ali Bongo alors titulaire du ministère de la défense. Les policiers français de l’Office central anti-corruption s’intéressent aux différents virements, l’un de 300 000 euros et six autres d’un montant global de 2 millions, tous émis par le groupe Marck au profit des sociétés gérées par Maixent Accrombessi ou de ses proches comme l’homme d’affaire Seydou Kane. Ce dernier n’a pas échappé à la mise en examen intervenue le 20 novembre. Les charges retenues sont la corruption active et passive d’agent public étranger, abus de biens sociaux, blanchiment en bande organisée, recel, faux et usage de faux. Autre personne inculpée dans cette affaire, le président du groupe Marc, Philippe Belin. Il est également poursuivi dans l’enquête concernant l’homme d’affaire français, le sulfureux Michel Tomi autour de contrats signés ente la France et certains pays africains comme le Mali. Maixent Accrombessi, 52 ans était le directeur de cabinet du président jusqu’à son départ à l’été 2016 pour raisons de santé. C’est un gabonais d’origine béninoise qui était un ancien agent immobilier. Il était la cible idéale de l’opposition qui l’accusait de piller les caisses de l’Etat et d’avoir une influence néfaste sur le président Bongo. 

Moussa T. Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article