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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

A quel moment précis fait-on recours à la censure ou à l’autocensure ? Pour répondre à cette question, on n’a pas besoin de repartir à l’école du journalisme ou à une formation multi-rapide du métier, sauf incapacités intellectuelles obligent ou décisions inconscientes ou volontaires. Ceci étant dit ! Pourquoi déterre-t-on encore ce qui est déjà enterré ? Bon ou mauvais acte ? Très tôt de le dire. Allons tout droit au but ! Ne fait-on pas ici un retournement aux morts comme dans la culture malgache où dans certaines communautés, on fait recours à un rite de ce genre pour déterrer le mort déjà enterré entre une ou plusieurs années afin de l’enterrer définitivement tout en lui offrant une cérémonie de grande capacité financière ou culturelle ? Effectivement oui. En effet, par proposition du correspondant spécial de Regards d’Africains de France à Bonn en Allemagne, Eric Mocnga Topona, estimant nécessaire de publier l’analyse de cet utilisateur des réseaux sociaux, Bonon Younous Pazimi, diplomate/ records Manager qui a orienté sa réaction sur la publication N° 176 d’Abba-Garde, le journal tchadien en papier titré « les descendants de colons colonisent toujours ». Rappelez-vous que la Rédaction a publié plusieurs articles où le Coordinateur National du Programme de lutte contre le Paludisme, docteur Djiddi Ali Sougoudi s’est acharné violement avec des tonnes de haine et du tribalisme cynique sur nos deux correspondants spéciaux respectivement basés en Allemagne et au Canada et le journal en ligne Tchad Actuel Akhbar par erreur volontaire et avec aucun respect de la déontologie et l’éthique du journalisme, eut  publié son dernier droit de réponse. Selon Éric Mocnga Topona, en voulant que la Rédaction mette en ligne l’analyse de Bonon Younous Pazimi, il ramène les deux pieds de tout le monde au cœur d’océan de la liberté de la presse et de l’information pour ainsi prouver à l’opinion internationale que le niveau des journalistes Tchadiens très engagés professionnellement est de ceux qui ne s’adhéreront jamais dans le club de ceux qui étouffent la profession du journalisme. Mais plutôt de ceux qui contribuent efficacement avec souvent des moyens rudimentaires à l’enrichissement des valeurs universelles et humaines. Que deviendrait la liberté de penser ou d’expression si on enterre la liberté de la presse et de l’information ? Après lecture de l’analyse de Bonon Younous Pazimi, vous saurez très rapidement les raisons pour lesquelles le journaliste Eric et fils de l’ancien grand journaliste Tchadien monsieur Célestin Topona tenait à sa publication. Bonne lecture !

 Bonon Younous Pazimi,diplômate/records Manager : « Je viens ici en tant que tchadien, pas du nord, pas du sud mais en tant que tchadien tout court tirer la sonnette d’alarme sur un prétendu débat dans les réseaux sociaux lié à la publication du N°176 d'Abba-Garde du 10 Août qui intitule dans l’une de ses pages « les descendants de colons colonisent toujours ». Ce qui se dit ces jours sur les réseaux sociaux n'augurent rien de bon pour le pays. Évitons de réveiller les vieux démons du mal, le Tchad est un et indivisible. Les tchadiens qu’ils soient noirs, métis ou blancs, qu’ils soient du Nord ou du Sud... ont toujours cohabité dans le plus grand respect de la dignité des uns et des autres. Ceux qui attisent le feu en jouant sur la fibre ethnique ou religieuse des uns et des autres n'ont malheureusement pas mesuré les conséquences de leurs actes. S'ils avaient pris le temps de bien méditer ce qui s'est passé ailleurs et toutes les conséquences qui en sont issues ils penseraient par deux fois avant de publier de tels propos. Vous n’avez aucune idée des ravages d’un conflit intercommunautaire, lisez les ouvrages sur le Libéria, sur le Rwanda ou sur la Centrafrique. Cela vous fera froid dans le dos. S’agissant du Journal Abba-Garde, dès les prémices de ce Journal, un citoyen averti doit reconnaitre qu’à défaut de faire un travail de journalisme « sérieux », ce journal fait du sensationnel en mettant au centre de ses intérêts les « fait divers » croustillants et d’histoires extraordinaires, bien souvent inventés dans le seul but d’attirer des lecteurs.

Le sensationnel, le sexe, le scandale... sont des phénomènes de masse qui plaisent à la foule. Sujets graveleux, articles provocateurs, la presse à sensation ne s’est jamais aussi bien portée qu’aujourd’hui. Malheureusement, Mr Moussaye Avenir de la Tchiré , Directeur de publication du Journal Abba Garde la manie sans aucune dextérité. Pour se faire un chiffre d’affaire et exister dans ce tourbillon médiatique tchadien, le Journal Abba Garde s’attache à choquer pour plaire et bousculer les lecteurs de leurs quotidiens pour séduire, dégager une image extraordinaire, une image d’évasion ...Cependant, à mon humble avis, un tel article est dangereux parce qu’il est discriminatoire du simple fait qu’il s’en prend à une couche de la population du fait de la couleur de sa peau et ceci est une dérive fatale. Maintenant en tant que citoyen tchadien, est ce qu’il est de mon rôle de dénoncer un tel article ? Moi je dirais oui !!! Parce qu’il est dit que « Dans une injustice, ceux qui se taisent, prennent parti de l’oppresseur ». Il y a ici une injustice envers les « métis » tchadiens qu’ils soient du Nord ou Sud. Cependant, je vais m’en prendre au Journal Abba Garde et non à son Directeur de Publication. Car, la personnalité de ce dernier n’existe que par l’existence de ce Journal. Autrement dit, Moussaye Avenir de la Tchiré serait dans l’anonymat si le Journal Abba Garde n’existait pas.

Donc c’est une occasion de critiquer objectivement un tel journal. Pour ceux qui veulent aller au-delà, ils peuvent critiquer objectivement son Directeur de Publication en tant qu’individu tout en sachant que cette bavure est née dans l’exercice d’une fonction. Un article d’une qualité aussi exécrable est le résultat de plusieurs facteurs au premier rang desquels la qualité de la formation de son auteur, ses visées mercantiles, l’absence de recherche d’excellence, etc. Vous conviendrez avec moi que chaque société s’autorégule et de la même manière, chaque média, lui aussi, doit s’autocensurer : « Les sociétés ont une capacité de régulation qui dépasse les agissements individuels ». La perte de la « notion de limite » est à craindre tant du côté des médias que du côté des citoyens, car cette surexposition d’une frange de la population dans la presse, ne montre pas qu’une simple perversité, mais une déviation du système qui semble tomber dans « les pièges du sensationnel » qui font recettes. Il faut toujours se donner et donner aux gens une ligne rouge à ne pas dépasser. Moi, cet article qui fait polémique je l’ai lu, c’est un article sans tête, ni queue et c’est bien dommage que certaines personnes accordent une aussi grande importance à un article vide de sens et dénué d’objectivité et de neutralité. Un discours journalistique ne peut se contenter de rapporter des faits et des dits, son rôle est également d’en expliquer le pourquoi et le comment, afin d’éclairer le citoyen.

D’où une activité discursive qui consiste à proposer un questionnement, élucider différentes positions et tenter d’évaluer chacune de celles-ci. L’entité chargée de réguler la presse publique et privée au Tchad est le Haut Conseil de la Communication (HCC) qui dans l’une de ses prérogatives doit : veiller au respect de l’éthique et de la déontologie dans la presse. Elle peut s’autosaisir du cas du Journal Abba Garde. C’est au HCC de prendre des sanctions à l’encontre du Journal Abba Garde ou à son Directeur de Publication. C’est au HCC de rendre justice. Maintenant, vous qui tirez des deux (02) côtés sur la corde sensible de l’ethnie et/ou de la religion pour espérer assouvir votre amertume, sachez que vos prises de positions égocentriques ne diviseront pas les tchadiens. Qui veut ramener à l’ethnie ou à la religion un faux débat d’idées sur l’influence des métis dans la sphère sociale et politique au Tchad ? Arrêtez de faire une publicité gratuite à un journal et un journaliste qui manque de professionnalisme.

Vous pensez que la tribu, la région, la couleur de la peau, la taille du nez, la rondeur de la tête ou sa forme trapézoïdale sont une garantie contre les folies dont les hommes ici-bas se rendent souvent coupables ? Vous feriez mieux d’engager un débat plus constructif au sein de la société tchadienne au lieu de vouloir allumer un feu de toute pièce. Ces genres de discours incontrôlés ont partout engendré des événements, au cours desquels des vies ont été fauchées, des biens détruits, et tout cela seulement à cause d’attentes égocentriques non étanchées. Aujourd’hui soyez fiers que les tchadiens ne s’épient pas bassement. « Voilà, il est du Nord ; celui-là est du Sud ! ». Alors, allez loin avec vos virulentes et nauséabondes littératures qui accompagnent ces classifications, dont le but est de créer chez les compatriotes un sentiment de haine les uns à l’égard des autres. Aujourd’hui les intérêts des tchadiens sont aux antipodes des appels à la haine tribale !!! C’est d’abord la paix, la cohésion sociale, la sortie de crise, etc. Il est clair aussi que dans cette quête d’unité et de paix, les pouvoirs publics doivent être aux avant-postes, et dénoncer lorsque des citoyens sous prétexte de défendre une partie ou une autre d’une injustice puissent flirter avec la fibre ethnico-religieuse. Car de nos jours, la gouvernance s’invite inéluctablement sur le terrain du numérique. »

La Rédaction 

 

 

 

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