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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Soutenue notamment par la France dans cette information envoyée depuis le 30 octobre 2017 par l’Agence France Presse(AFP), la nouvelle force anti-jihadiste G5 Sahel, formée de soldats de cinq pays de la région (Mali, Niger, Mauritanie, Burkina Faso et Tchad), manque encore d'un financement et d'un mandat clairs, objets d'une réunion lundi du Conseil de sécurité de l'ONU. Voici ce que l'on sait jusqu'à présent de cette force qui doit lancer sa première opération dans les tous prochains jours : La force conjointe doit atteindre d'ici mars 2018 sa pleine capacité de 5.000 hommes, répartis en sept bataillons : deux pour le Mali et le Niger, et un pour le Tchad, le Burkina Faso et la Mauritanie. Les soldats ne se mélangeront pas, à part pour quelques officiers de liaison. La ville de Sévaré, dans le centre du Mali, a été choisie pour accueillir le centre de commandement général, opérationnel depuis peu.

La force sera organisée en trois « fuseaux » (Ouest, Est et Centre). Elle devrait se concentrer dans un premier temps sur les zones frontalières aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Le G5 a calculé le coût de fonctionnement de sa force à 423 millions d'euros pour sa première année, mais certains pays se sont montrés ouverts à une révision à la baisse. La France, notamment, estime que ce budget peut être ramené à 250 millions d'euros. Les cinq pays créateurs ont promis chacun 10 millions, l'Union européenne 50 millions et la France 8 millions, soit un total de 108 millions d'euros. Alors que Paris cherche à obtenir l'aide logistique et financière des Nations unies, les Etats-Unis se sont engagés lundi à apporter jusqu'à 60 millions de dollars (51,5 millions d'euros), sans préciser s'il s'agirait d'une aide bilatérale aux pays concernés ou d'un soutien par le biais des Nations unies. Une conférence des donateurs est prévue le 16 décembre à Bruxelles.

La force vise à combler les lacunes des dispositifs militaires nationaux et multinationaux dans la région du Sahel, au sud du Sahara, devenue ces dernières années un important foyer pour les groupes extrémistes, notamment depuis que la Libye a sombré dans le chaos en 2011, que la secte Boko Haram s'est étendue au Nigeria et que des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda se sont emparés du nord du Mali en 2012.Ces derniers avaient été en grande partie chassées par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, mais les violences perdurent dans le centre et le nord du Mali et se sont étendues aux pays voisins. Elles prennent notamment pour cibles les forces armées nationales et les populations civiles. Début octobre, une patrouille américano-nigérienne est tombée dans une embuscade dans le nord du Niger qui avait fait neuf morts, dont quatre Américains.

 

La mission de maintien de la paix au Mali, elle, a perdu 17 Casques bleus lors d'attaques subies cette année. L'objectif initial est « de reconquérir ces zones frontalières, avec les populations » pour desserrer l'emprise que les jihadistes exercent sur elles, selon le commandant de la force, le général malien Didier Dacko. La force se veut complémentaire de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) et de l'opération française Barkhane, qui traque les jihadistes à travers le Sahel. Mi-octobre, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a proposé quatre options pour soutenir la force du G5, allant de la création d'un bureau de soutien dédié de l'ONU, sous mandat du Conseil de sécurité, pour la plus ambitieuse, à un simple appui logistique de la Minusma.

Eric Mocnga Topona

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