Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Comparé à d’autres pays riches où l’immigration est mal perçue et conduit au repli sur soi, le Canada compte parmi une infime minorité qui y voit au contraire du bien. En effet, le gouvernement Trudeau envisage d’accueillir dans les prochaines années un chiffre record d’immigrants sur son territoire. Alors que partout, c’est bien le mouvement inverse qui se produit. On assiste plutôt à la volonté politique de réduire de façon significative le nombre d’immigrants partout à travers le monde y compris aux Etats-Unis.Au canada, les autorités fédérales ont fixé les cibles d’immigration à 310 000 l’année prochaine, 330 000 en 2019 et 340 000 en 2020. Les chiffres de l’année en cours s’établissent à 300 000 nouveaux arrivants qui devraient s’installer de façon permanente ou non au Canada.

 

Les seuils sont en nette augmentation par rapport à la moyenne de 260 000 qui était autorisée sous le précédent gouvernement de 2011 à 2015. Le ministre de l’immigration Ahmed Hussen s’est félicité dans un communiqué en ces termes « Ce plan pluriannuel profitera à tous, car les immigrants mettront leurs talents au service de notre croissance économique et de notre innovation ». Ottawa vise aujourd’hui les seuils d’immigration qui ferait 1% de l’ensemble de la population canadienne. Le pays ne sera pas loin d’atteindre cet objectif en 2020. Pour se rendre compte de la part de l’immigration dans la démographie nationale, il est établi qu’aujourd’hui, un canadien sur cinq est d’origine étrangère autrement dit né à l’étranger. On observe une évolution positive dans la politique migratoire car c’est la première fois qu’Ottawa met en place un plan de plus d’un an. Cela fait dire à M.Hussen lors d’une conférence de presse à Toronto qu’un tournant important a été donc franchi. Un tel plan s’inscrit dans une vision de planification. « Cela donne la chance aux communautés de se préparer à leur accueil », a indiqué le ministre, lui-même un ancien réfugié somalien arrivé au Canada à l’adolescence.

 

Le phénomène de vieillissement galopant de la population contraint le gouvernement à faciliter l’immigration afin d’assurer une croissance économique satisfaisante, a justifié M. Hussen. Dans la clé de répartition, environ 60 % de l’augmentation prévue sur trois ans concernera en priorité la catégorie économique. Les statistiques indiquent par ailleurs qu’au cours des dernières années, plus de 80 % des immigrants qui se sont installés au Canada avaient moins de 45 ans. Quelques voix discordantes s’élèvent pour critiquer la politique, du moins le plan décidé par le gouvernement Trudeau. L’attaque est venue du porte-parole du Parti conservateur chargé des questions de Sécurité publique, Pierre Paul-Hus qui trouve que le gouvernement canadien fixe des cibles ambitieuses sans proposer de « plan de match clair », notamment pour les régions. Il prévient que le traitement des demandes supplémentaires va générer d’autres défis alors que le gouvernement éprouve déjà de la peine à répondre à la demande. « C’est beau, les chiffres, mais on ne parle de personnes. Les immigrants sont souvent déçus parce que ça ne fonctionne pas comme ils pensaient », conclut-il. DP Moussa T. Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article