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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le reportage de Joëlle Garrus pour le compte de l’Agence France Presse, mais publié par le journal canadien en ligne Le Devoir montre bien le retrait jeudi 12 octobre 2017 de l’UNESCO comme les Etats-Unis de Donald Trump à cause du parti pris anti-israélien, croyant que de l’organisation onusienne devenue un « théâtre de l’absurde ».Le premier ministre Benjamin Netanyahu « a donné pour instruction au ministère des Affaires étrangères de préparer le retrait d’Israël de l’organisation, parallèlement aux États-Unis », a dit son bureau dans un communiqué.« L’UNESCO est devenue le théâtre de l’absurde où l’on déforme l’histoire au lieu de la préserver », a-t-il ajouté. La correspondante de l’AFP mentionne dès le début de son article qu’un tel retrait n'est pas inédit : il y eut un précédent en 1984, sous Ronald Reagan, alors motivé par l'inutilité supposée et les débordements budgétaires de l'UNESCO. Ce n'est qu'en 2002 que les États-Unis avaient réintégré l'organisation. « Relativement petite », « ne touchant pas des intérêts vitaux », « l'UNESCO est une cible plus facile que d'autres » et « par ailleurs, elle est allée plus loin que les autres organisations du système des Nations unies en termes de reconnaissance de l'autorité palestinienne », pointe M. Heisbourg.

 

Dans ce reportage écrit par Joëlle Garrus de l’AFP, il est aussi mentionné que l'annonce américaine intervient alors que l'élection hautement politique du successeur d'Irina Bokova entre dans une phase décisive, cristallisant d'autres tensions diplomatiques. Les 58 pays membres du conseil exécutif désigneront jeudi soir deux finalistes, voire le prochain leader de cette organisation en mal de réformes, de dépolitisation et de consensus. Et qui doit faire en outre avec les arriérés de contribution de ses membres.  Or, depuis le début du scrutin lundi, un des vainqueurs potentiels est le candidat qatari Hamad bin Abdoulaziz Al-Kawari qui ne fait pas l'unanimité. Les pays arabes qui ont rompu cette année leurs relations diplomatiques avec Doha, dont l'Égypte et l'Arabie saoudite, s'en inquiètent même s'ils ont largement revendiqué le poste pour leur groupe, qui ne l'a jamais occupé.

 

En outre, de vieux soupçons d'antisémitisme à son encontre ont resurgi ces derniers jours, relayés notamment par le Centre Simon Wiesenthal Europe et la Ligue Anti-diffamation aux États-Unis. Il lui est en particulier reproché un silence présumé face à la présence de livres antisémites lors de foires du livre alors qu'il était ministre de la Culture. Monsieur Al-Kawari est opposé notamment à la Française Audrey Azoulay, 45 ans, ancienne ministre de la Culture qui a recueilli autant de voix que lui mercredi – 18 sur les 30 nécessaires pour être élu – comblant l'écart qui les séparait encore la veille. Suit, avec 13 suffrages mercredi, la militante des droits de l'homme égyptienne Moushira Khattab, née en 1944, ancienne ministre et ambassadrice. Si aucun candidat n'atteint la majorité absolue jeudi 12 octobre 2017, le dernier vote vendredi départagera les deux arrivés en tête. En effet, il faut bien le savoir comme la journaliste française travaillant pour l’AFP que les États-Unis, principal allié d’Israël, avaient annoncé auparavant leur retrait de l’Unesco, l’accusant d’être « anti-israélienne ».

 

L’ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, avait salué la décision américaine comme le début d’une « nouvelle ère ».« Nous entrons dans une nouvelle ère aux Nations unies : celle où, quand on pratique la discrimination contre Israël, il faut en payer le prix », avait-il dit dans un communiqué fustigeant « les résolutions absurdes et honteuses adoptées par cette organisation contre Israël ».Israël s’est emporté à maintes reprises contre des prises de position de l’UNESCO qui ont provoqué la fureur israélienne en juillet en inscrivant la Vieille ville d’Hébron sur la liste du patrimoine mondial en danger et en caractérisant Hébron, en Cisjordanie occupée, comme ville islamique, alors que les Juifs, dont quelques centaines y vivent aujourd’hui retranchés au milieu de 200 000 Palestiniens, revendiquent une présence de 4 000 ans à Hébron. Le gouvernement israélien s’est également indigné en voyant l’UNESCO occulter, selon lui, le lien historique entre les juifs et Jérusalem. Jérusalem est au cœur du conflit israélo-palestinien. Israël en a annexé la partie orientale et palestinienne après la guerre des Six Jours et proclame tout Jérusalem sa capitale « indivisible ».

 

Selon la journaliste qui met cette partie en exergue, les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’État auquel ils aspirent. L’actuelle directrice générale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, Irina Bokova, a dit « regretter profondément » cette décision, à ses yeux préjudiciable au multilatéralisme.« Nous avons besoin d'une Amérique qui reste engagée dans les affaires du monde »,a réagi l'ambassadeur français aux Nations unies François Delattre.« L'universalité est essentielle à la mission de l'UNESCO pour construire la paix et la sécurité internationales face à la haine et à la violence, par la défense des droits de l'homme et de la dignité humaine », a déclaré dans un communiqué Mme Bokova. Le feu couve depuis des années sur fond de positions controversées de l'UNESCO sur Jérusalem et Hébron, défendues par les pays arabes. 

 

En 2011, l'admission de la Palestine au sein de l'UNESCO a accentué la crise et entraîné la suspension des contributions financières d'Israël et des États-Unis qui fournissaient plus de 20% du budget de l'agence. En juillet dernier, ces derniers avaient d'ailleurs prévenu qu'ils réexaminaient leurs liens avec l'UNESCO, qualifiant d'« affront à l'histoire » la décision de l'organisation de déclarer la vieille ville de Hébron, en Cisjordanie occupée, « zone protégée » du patrimoine mondial. Une décision qualifiée de « délirante » par Israël. Après son retrait, qui sera effectif seulement fin 2018 conformément aux statuts de l'UNESCO, Washington souhaite conserver un statut d'observateur.« Cette décision n'a pas été prise à la légère, et reflète les inquiétudes des États-Unis concernant l'accumulation des arriérés à l'UNESCO, la nécessité d'une réforme en profondeur de l'organisation, et ses partis pris anti-israéliens persistants », a expliqué le Département d'État dans un communiqué. Pour François Heisbourg, conseiller de la Fondation de la recherche stratégique (FRS), « c'est une conséquence logique », compte tenu de la position américaine sur la question israélo-palestinienne. 

Ahmat Zéïdane Bichara

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