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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Trois jours après l'assassinat ignoble de sa mère dans l'explosion de sa voiture, le fils de la blogueuse maltaise Daphne Caruana Galizia vient de publier un message posté sur Facebook où il accuse formellement le cabinet Henley & Partners d’avoir « conspiré » contre sa maman. Mathew Caruana met nommément en cause Christian Kälin, président du cabinet d'avocat Zurichois. Une "bande d'escrocs qui ont conspiré avec des politiciens à Malte pour paralyser financièrement ma mère en menant des poursuites vexatoires les unes après les autres", s'insurge Mathew Caruana Galizia. Pour apporter la preuve de son accusation, il n'hésite pas de partager également un texte publié par sa mère en mai dernier. De son vivant, la blogueuse avait reproduit dans ce post de blog, un courriel qu'elle avait adressé au premier ministre maltais, Joseph Muscat, à d'autres membres du gouvernement ainsi qu'une copie à l'avocat suisse Christian Kälin, qu'elle accusait particulièrement d'avoir échafaudé un "plan" pour l'intimider.

La journaliste indiquait détenir des preuves selon lesquelles le cabinet Henley&Partners envisageait sérieusement d'engager des poursuites judiciaires contre elle «sur instruction' des membres du gouvernement maltais, afin de la 'ruiner financièrement" et de la dissuader d’enquêter sur » les activités opaques" du cabinet d'avocat zurichois dans ce petit pays situé en Méditerranée. Précédemment, la journaliste qui était déjà à l'origine des accusations de corruption ayant provoqué les élections anticipées en juin dernier à Malte, récidivait en critiquant ouvertement le commerce de titres de citoyenneté de Christian Kälin à Malte. Cet avocat s'adonne à la vente de passeports sur l'île de Malte ; comme en avait fait l'écho le journal suisse Le Temps au mois de février dernier : Ce business dénommé les programmes «cash for passport» a été mis en place avec l'assentiment du gouvernement maltais dont le principe consiste à offrir à des individus la citoyenneté, en échange d'investissements dans l'économie ou de versements uniques à la caisse d'État. Le candidat devrait débourser 150 000 euros d'obligations d'État contre un passeport. Le cabinet d'avocat zurichois prélève une commission de 4 pour cent sur cette somme.

La cagnotte d'un milliard d'euros a été empochée par les caisses de l'État pendant ces deux premières années de fonctionnement de ce programme de naturalisation maltais. Ce commerce de titres de citoyenneté avait été maintes fois dénoncé par Daphne Caruana Galizia sur son blog avant d'être lâchement assassinée. Elle était convaincue que ce programme nourrissait la corruption, un véritable fléau dans le petit pays européen. L'OCDE  n'apprécie pas ce business qui l'inquiète en réalité. "Certains prestataires vendent de tels titres de citoyenneté en guise d'instrument servant à contourner l'échange automatique de renseignements (EAR)", fait comprendre au Temps Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d'administration fiscale de l'OCDE. Au cours de ses échanges e-mails tels que publiés sur son blog, l'avocat Christian Kälin avait suggéré à la journaliste de retirer certains passages de ses articles qu'il considère "diffamatoires" à l'égard de son cabinet et lui-même. L'avocat mis en cause par la journaliste avait réagi au lendemain de l'assassinat de la journaliste " Même si cette personne s’est exprimée de manière irrationnelle et calomnieuse à propos de notre travail à Malte, nous condamnons on ne peut plus fermement ce crime abominable et nous espérons qu’il sera bientôt éclairci ». La « mort tragique » de la journaliste, ajoute l’avocat zurichois, n'affecte pas ses activités à Malte : « Elle a attaqué de nombreuses personnes, parfois de manière totalement irrationnelle. C’est simplement regrettable qu’elle s’en soit prise en bloc à notre programme "citoyenneté contre investissement » et à toutes les personnes impliquées dans ce projet ".

Moussa T. Yowanga

 

 

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