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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Clarie Mbaidoum, cette Tchadienne très connue dans le milieu des utilisateurs des réseaux sociaux a abordé depuis mardi 10 octobre 2017 la question du mariage des Africains de la diaspora européenne avec leurs sœurs vivant en Afrique. Cette gardienne de la culture africaine estime que ce sujet sur le mariage des hommes africains vivant en Europe qui partent se marier avec leurs sœurs de leurs pays respectifs ou du « bled » comme elle le dit ici, est un tabou dont on n’aborde pas assez ou véritablement dans le sens de trouver des vraies solutions à ce problème qui rend certes des heureux, mais beaucoup de malheureux aussi. Clarie Mbaidoum, cette Tchadienne faisant partie des grands responsables d’une association permettant à beaucoup de filles tchadiennes d’étudier gratuitement, aborde ce sujet sur le mariage des Africains de la diaspora en se demandant : « Pourquoi ces couples ne tiennent pas ? »

Selon elle, vaut mieux en parler et débattre. Elle estime que la vie en Europe est comme une deuxième initiation et n’y viennent seulement que ceux qui étaient déjà initiés au bled dans le travail. Clarie Mbaidoum parle à ces hommes africains de la diaspora européenne en ce terme : Mes frères de la diaspora, nous assistons de nos jours au bled beaucoup de mariages qui se font par classe sociale. Ce n’est pas parce que tu vis en Europe que tu vas aller te marier avec la fille de tel qui est de la haute classe de la société juste par orgueil ou pour le renom. Cette fille vit déjà chez ses parents comme une princesse : Elle se déplace en voiture, elle a un chauffeur, une bonne à tout faire qui fait la cuisine, un garçon à tout faire pour nettoyer la maison et repasser ses habits. Son temps c’est pour aller au salon de coiffure, salon de beauté, aller avec des copines au restaurant les week-end ». Elle continue avec grande vitesse dans sa façon de parler comme d’habitude : « Côté travail : Elle était partie étudier dans une grande ville, avec l’argent qui tombe chaque mois. Elle ne connaît pas la misère pendant les études ; elle ne faisait pas un travail de débrouille d’étudiant qui sont souvent les cours à domicile pour se faire des petits sous, elle ramène un diplôme ; un coup de fil de son père et elle est placée dans un bureau climatisé avec un salaire de cadre. Comment veux-tu qu'elle vienne ici en Europe tenir la cuisine elle-même, nettoyer la maison elle-même, faire des courses et prendre les transports en commun sans une bonne à tout faire à la maison et en plus sortir sous le froid aller travailler ?

Cette femme a goûté à la vie de haute société alors elle n’acceptera pas cette vie européenne faite de travail acharné au boulot et à la maison sans à ses côtés une bonne à tout faire. Elle ne supportera pas. » Madame Mbaidoum la Tchadienne change de ton en allant tout droit au but sans en cacher un seul mot de sa façon de parler. Et c’est bien Clarie Mbaidoum qui parle de cette manière : « Mon frère, sois réaliste. L’amour ne transformera jamais une femme en bonne travailleuse qui assume son rôle dans le foyer en Europe. Et cette erreur vous la faites souvent. Et après vous dites que vos sœurs ne sont pas sérieuses. Non c’est vous qui aviez fait un choix orgueilleux sans tenir compte de la réalité des deux vies complètement différentes. Choisis ta femme pour l’Europe dans une famille modeste. Choisis l’instruite et explique lui la réalité sur la vie européenne. Une famille qui sait donner de l’éducation à une femme dans les valeurs du travail. Choisis cette femme qui connais son village pour pouvoir y séjourner les vacances pour connaître le labeur. Cette femme débrouillarde qui sait plier les manches et tenir la maison de ses parents sans une bonne à tout faire. Alors mon frère, ce n’est pas ta sœur le problème, mais c’est toi et ton choix ». Comme l’habitude est une seconde naissance, même dans sa colère, Clarie Mbaidoum a le courage de dire Merci. Mais sachez-le bien, son merci d’ici veut tout dire. A chacun de l’interpréter de sa façon et selon ses capacités intellectuelles.

Ahmat Zéîdane Bichara

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