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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

À l'attention de Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies.

Photo envoyée par Monsieur Martin Ziguele depuis la Centrafrique

Le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies, devant les risques réels d’une confrontation intercommunautaire armée et ses graves conséquences sur la vie des populations civiles de la République Centrafricaine a décidé de la mise en place de la Mission Intégrée de Stabilisation des Nations Unies en République Centrafricaine. Dans le même temps, il a voté plusieurs résolutions pour encadrer et orienter les actions de cette mission dont il a porté l’effectif total des forces à plus de 12 000 hommes, faisant d’elle une des missions de la paix la plus importante des Nations Unies dans le monde. Après une accalmie relative au lendemain des élections et la mise en place d’institutions nationales légitimes, une soudaine recrudescence des affrontements armés a embrasé contre toute attente une grande partie du territoire national.

Le bilan de ces confrontations fait ressortir de nombreuses victimes parmi les populations civiles et a entrainé le déplacement de milliers d’entre elles, ainsi que l’isolement de plusieurs régions de notre pays (Est, Sud-Est, Nord, Nord-Est, et Nord-Ouest).La situation ainsi créée est un véritable défi à l’Etat centrafricain, qui de ce fait peine à asseoir son autorité sur l'ensemble du territoire national, à relancer durablement l'économie et à avancer sur le chantier de la réconciliation nationale. Il y a urgence pour la République Centrafricaine de relever ces défis, avec l'appui de la communauté internationale. Pour atteindre cet objectif commun, il faut nécessairement réajuster le mandat et le mode d’action de la MINUSCA. C’est dans ce but que les partis politiques de la majorité présidentielle soussignés font les propositions suivantes : « Du mandat de la MINUSCA. Nous invitons le Secrétaire Général des Nations Unies à saisir le Conseil de Sécurité afin qu'il réadapte le mandat de la MINUSCA à la nature des périls et des menaces multiformes auxquels fait face la République Centrafricaine ». « Du mode opératoire de la MINUSCA. Le mode opératoire qui a permis la libération de Bocaranga, Koui, et Bang devra être la règle à appliquer dans les autres régions sous contrôle des groupes armés.

Selon les séquences suivantes : Intervention des forces spéciales de la MINUSCA - Intervention conjointe des forces de la MINUSCA et des FACA.Implication des Forces de sécurité intérieure (gendarmerie et police) et redéploiement de l'administration et de la justice. De la reconquête des zones économiques sous contrôle des bandes armées. Les groupes armés ayant renforcé leur emprise sur les sites miniers, les zones d’élevage et de transhumance, ainsi que les régions à fort potentiel agricole, le gouvernement doit tout mettre en œuvre avec l'appui de la MINUSCA pour les reconquérir ». « De la gestion des frontières avec les Etats voisins. À la demande du Conseil de Sécurité, plusieurs rapports ont été produits par des groupes d’experts spécialisés des Nations Unies. Ces rapports ont abondamment documenté les différents mode et canaux par lesquels sont effectués les trafics d’armes et munitions, ainsi que des mercenaires, vers la République Centrafricaine. Nous invitons les Nations Unies à contribuer à l'amélioration du climat de compréhension mutuelle entre les Etats de la sous-région, pour mieux contrôler les mouvements des personnes et des biens aux frontières communes, afin d'endiguer les différents trafics dont se nourrissent les bandes armées. » De la réconciliation nationale. Les Nations Unies, en favorisant le rétablissement rapide de la paix, créeront les conditions nécessaires de retour des déplacés et des réfugiés dans leurs foyers. Ce retour contribuera puissamment à faire avancer le processus de réconciliation nationale, qui demeure le chantier majeur qui permettra aux centrafricains de vivre ensemble. De même, justice doit être rendue aux victimes notamment en accélérant l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale. Les Partis politiques de la Majorité présidentielle : MLPC, PSD, KNK, MDD, KELEMBA PDS, RDC, MNS,UNADER. 

Choix d’Éric Mocnga Topona, correspondant spécial à Bonn

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