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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

« Pourquoi se moque-t-il des Congolais, ce Kabila fils ? » Cette question vient de la part d’une Congolaise d’une quarantaine d’années, hier samedi 14 octobre 2017 à la sortie du métro Capitol de Toulouse, au moment où elle s’entretenait avec un monsieur apparemment plus jeune qu’elle, un Camerounais de ses origines. Son interlocuteur lui répondit d’une façon ironique. « Kabila a appris beaucoup de choses de son grand-père Paul Biya qui n’a pas honte de se moquer des Camerounais ». « Tu veux me dire que ce petit Kabila fils se moque donc réellement de nous les Congolais. Mais saches qu’un jour et dans bientôt la mort se moquerait de lui comme elle a fait avec son père Désiré. On ne compare pas ce qui n’est pas comparable. Si Biya continue de se moquer de vous les Camerounais, je t’avertis qu’avec les Congolais, le TGV de Kabila serait d’ici peu bloqué par la révolte des vrais Congolais ». C’était la fin de leur discussion, mais seule devant le métro du Capitol, la dame d’une quarantaine d’années, cette Congolaise vivant à Toulouse n’a pas du tout digéré ce qu’elle a entendu de son interlocuteur Camerounais. « Si Kabila apprend de ce vieux chimpanzé de Biya, c'est une fausse route. Il a oublié que les Camerounais ne deviendraient jamais Congolais et les Congolais ne seraient jamais des Camerounais. Ce petit Rwandais de Kabila mourrait un jour d’une mort par surprise. Il est aujourd'hui seul contre tous et tous contre un ».

Puis quelques minutes après ,elle a fini par prendre l’ascenseur qui descend vers la ligne du métro A. Et elle a fini par partir sans dire d’autres mots. On sent à travers les réactions de cette dame inconnue,on dirait que beaucoup de Congolais sont fatigués de ce jeu de cache-cache de leur plus jeune président de la République. Et à quand cette fatigue morale et politique aurait-elle des solutions tangibles et vraies ? Malheureusement, pour  le moment, le blocus continue. En effet, hier samedi 14 octobre 2017, Belga News a publié cette information relayée par la RTBF qui affirme que les autorités congolaises ont lancé samedi à Kinshasa une réunion d'évaluation du processus électoral, alors que la Commission électorale vient de laisser entendre qu'il n'y aurait pas de scrutin avant 2019 pour remplacer le président Joseph Kabila. Aucun calendrier ne sera annoncé à l'issue de cette réunion tripartite - gouvernement, Commission électorale, Commission nationale de suivi de l'accord et du processus électoral (CNSA)-,a indiqué à l'AFP le rapporteur de la commission électorale.« Mercredi, nous clôturons les travaux et la Commission électorale vous dira à quelle date elle publiera le calendrier », a précisé à l'AFP le rapporteur, Jean-Pierre Kambala.

Les raisons fondamentales de ce maque de calendrier électoral vient d’après cet article écrit par Belga News,violences dans le Kasaï  d’après l’annonce cette semaine de la Commission électorale  qui a dit clairement qu'elle ne pourrait organiser des élections dans les 504 jours suivant la fin du recensement - soit pas avant début ou mi-2019, où le recensement doit durer au moins jusqu'en décembre, nettoyage du fichier électoral, adoption de nouvelles lois sur la répartition des sièges: les autorités invoquent plusieurs raisons pour le retard des élections et aussi leur coût.« Nous avons besoin de 1,335 milliard de dollars, dont 400 millions pour la révision du fichier », a dit à l'AFP Jean-Pierre Kalamba. « Nous avons signé un projet d'appui au processus électoral congolais de 123 millions qui ne nous ont jamais été donnés », répond-il à propos du financement de la communauté internationale.

Belga rapporte aussi que le Rassemblement de l'opposition boycotte la « tripartite » lancée par le Premier ministre, Bruno Tshibala. Son président, Félix Tshisekedi, a estimé jeudi que le président Kabila et la Commission électorale avaient « déclaré la guerre au peuple congolais » après l'annonce du retard du scrutin. Le gouvernement « prend acte » de cette annonce et attend les conclusions de la tripartite, a indiqué son porte-parole, Lambert Mende, au site actualité.cd. Cela pourrait être une question de jours, poursuit-il, à l'unisson des responsables congolais qui répètent depuis des semaines que l'annonce du calendrier est imminente.Ce calendrier est réclamé avec insistance par la communauté internationale qui mise toujours sur l'application de l'accord pouvoir-opposition du 31 décembre 2016. Cet accord prévoyait l'organisation d'élections présidentielle, législatives et provinciales en une seule fois « au plus tard en décembre 2017 » pour la succession de Joseph Kabila dont le deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016.La Constitution lui interdit de se représenter, mais l'autorise à rester en fonctions « jusqu'à l'installation effective du nouveau président élu ». Le délai de fin 2017 est devenu impossible à tenir. 

 Ahmat Zéïdane Bichara 

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