Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’histoire semble se répéter aux Etats-Unis où un assaillant, un paisible comptable à la retraite à ouvert le feu dimanche sur des spectateurs d’un concert en plein air à Las Vegas dans le Nevada, faisant au moins 59 morts et 257 blessés. Le bilan de cette fusillade dépasse celui de l’attentat perpétré dans une discothèque d’Orlando, qui s’est élevé à 49 personnes tuées en 2016. Le forcené, Stephen Paddock habitait à Mesquite, une bourgade située à environ 120 kilomètres de Las Vegas où il s’y rendait souvent pour jouer au casino, selon ses voisins. Alors que son frère, Eric Paddock, a témoigné qu’il n’avait « pas d’affiliation religieuse ou politique » et « n’était pas du tout un amateur d’armes ». Rien ne peut supposer que cet homme sans histoire soit capable, un jour de perpétré un tel attentat. En revanche, son père Patrick Benjamin Paddock était tout sauf un saint, car c’était un braqueur de banques dont le nom était placé sur la liste des fugitifs recherchés par la FBI dans les années 1960.

Il brillait notamment par son absence à la maison, selon Eric Paddock. Et pourtant, malgré un casier judiciaire relativement clean, la chambre d’hôtel de Paddock se révèle être une véritable poudrière, selon le décompte établi sur place lundi soir par les enquêteurs : 17 armes sans compter les découvertes de caches d’armes dans sa résidence : 18 fusils, des explosifs et des milliers de munitions. Le shérif a donné quelques explications sur les préparatifs de l’assaillant, les jours précédents son macabre forfait. Il a indiqué que Paddock s’est infiltré à l’hôtel Mandalay Bay le 28 septembre déjouant la vigilance du personnel de l’hôtel qui n’a rien remarqué de suspect concernant les armes. Ce n’est pas le fait d’un hasard si l’assaillant avait choisi cet hôtel situé à seulement 320 m du site du festival où le chanteur Jason Aldean devait donner un concert géant dans le cadre du festival de musique country Route Harvest. Le public était bien au rendez-vous car plus de 22 000 spectateurs avaient fait le déplacement. Stephen Paddock s’était alors installé avec tout son arsenal au 32e étage de cet hôtel, un établissement bien situé par rapport aux festivités qui se déroulent juste en face à quelques mètres de ce lieu. Les témoins rapportent que les premiers tirs ont été entendus vers 22h 08.

C’est alors que la panique s’est emparée de la foule et les gens ont tenté de s’échapper sous de longues rafales nourries et audibles dans les nombreuses vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. On a assisté à une invraisemblable scène digne d’un film western. Les balles ont sifflé provoquant, soudain un vaste mouvement de foule et des scènes d’affolement parmi le public du concert. Le bilan est sans appel, au moins 59 morts et plus de 527 blessés. Stephen Paddock s’est suicidé après avoir ôté la vie de plus de cinquante personnes innocentes qui ont eu le seul tort de se trouver là, à ce moment-là. « Nous ne savions pas d’où venaient les tirs, donc on courait sans savoir où aller », a relaté Raph Rodriguiz, un expert en informatique, venu de Los Angeles assisté au festival. Un pompier présent sur les lieux a décrit sur Fox News « une scène de guerre ». Au lendemain de ce carnage, le groupe armé Etat islamique s’est attribué la paternité de la tuerie, faisant croire que l’homme s’était converti à l’islam et qu’il en était un « soldat ». Version rapidement contestée et écartée par Washington. « Aucun lien à ce stade avec un groupe terroriste international » n’est pas formellement établi, selon le FBI. Le tueur est plutôt qualifié de « loup solitaire » par le shérif de Las Vegas, Joseph Lombardo.

Moussa T. Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article