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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Cela provoque simultanément la peur et la surprise d’apprendre par le biais du journal canadien en ligne Le Devoir qui a publié cet article depuis le vendredi 05 octobre 2017 sur les effets néfastes de ces pesticides qui sont reconnus chez les abeilles. Le Devoir est resté convaincu dans son commentaire que Les néonicotinoïdes se retrouvent partout. À l’échelle mondiale, ce type de pesticides a été retrouvé dans 75 % des échantillons de miel analysés par une équipe suisse. La proportion du miel contaminé est encore plus haute en Amérique du Nord, soit à 86 % des échantillons, révèle une étude publiée jeudi dans la prestigieuse revue Science. Les seuils autorisés pour la consommation humaine sont cependant respectés, rassure l’équipe suisse du Jardin botanique et de l’Université de Neufchâtel (UniNE). Sur 198 échantillons, ceux testés « positifs » à l’un des cinq néonicotinoïdes les plus répandus présentaient une concentration moyenne de 1,8 ng/g. Le constat reste « alarmant », affirme Alex Aebi, coauteur de l’étude, professeur et chercheur au Laboratoire de biodiversité du sol de l’UniNE. « Tous les continents sont affectés, il n’y a pas un endroit qui ne soit pas contaminé », dit-il, au téléphone avec Le Devoir. La survie des abeilles est en outre directement concernée, poursuit-il. L’analyse cite d’autres études scientifiques qui ont documenté des effets graves sur ces pollinisateurs et d’autres insectes à partir d’une concentration de 0,1 ng/g. Même une exposition chronique à une faible dose est donc potentiellement délétère.

D’après la journaliste Sarah R. Champagne qui a écrit cet article pour le compte de son journal canadien Le Devoir, autre conclusion inquiétante, plus de la moitié des échantillons positifs contenaient plus d’un type de néonicotinoïdes. Or, on ignore encore l’effet cumulatif des contaminations multiples, à la fois pour l’humain et pour les autres organismes vivants. « Le rôle des effets cocktails n’est pas appréhendé dans les procédures d’homologation de ces produits. On teste les effets non ciblés [qui ne sont pas ceux recherchés par le produit] sur d’autres organismes en considérant chacune des molécules indépendamment des autres », précise M. Aebi. L’étude est le résultat d’une expérience de science citoyenne. Le Jardin botanique de Neufchâtel a demandé à une centaine de visiteurs de ramener des échantillons de miel. Des critères stricts étaient établis pour s’assurer de la provenance des échantillons, indique le scientifique. En tout, les échantillons ont été prélevés dans 80 pays, dont sept au Canada. « On a demandé de ramener du miel acheté idéalement à un petit producteur pour mieux en contrôler la provenance », précise Alex Aebi. Et les miels identifiés « biologiques » ? Sarah R. Champagne du journal Le Devoir soutient le but de son article sur les abeilles en disant que la certification n’était pas dans les critères de l’équipe interdisciplinaire, mais plusieurs des miels analysés étaient de culture « écologique », incluant le miel du chercheur Aebi lui-même. « Je suis apiculteur amateur, pas labellisé [certifié], mais biologique dans mes pratiques. Mes ruches sont dans un cadre idyllique entre la ville de Neufchâtel et un agriculteur biologique. Malgré tout, mon miel est contaminé. C’est terrible. »

Les abeilles des apiculteurs agissent comme des sentinelles, illustre-t-il recueillant le nectar dans un large environnement, jusqu’à 12 km de sa ruche. « L’abeille est une sondeuse magnifique. Les apiculteurs travaillent dur pour maintenir leur population, mais qui s’occupe des abeilles et des bourdons sauvages ? ». Sarah R. Champagne va plus loin de cet article avec des exemples précis sur d’autres insectes à la base de la chaîne alimentaire humaine qui sont aussi tués par ces pesticides. Selon elle, ce qui représente une menace pour l’ensemble de la biodiversité. Une analyse systématique de la littérature scientifique publiée depuis 2014 a récemment confirmé que les néonicotinoïdes sont toxiques pour d’autres invertébrés, comme les vers de terre, et pour des insectes aquatiques. Les conséquences dévastatrices sont déjà reconnues par l’Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada, qui a recommandé l’abandon graduel de l’imidaclopride, l’une des trois substances de cette « famille » utilisées au pays, d’ici 2012.Les deux autres insecticides néonicotinoïdes les plus largement utilisés au pays, le clothianidine et le thiaméthoxame, font présentement l’objet d’un examen spécial, jugé prioritaire par l’ARLA. Les nouvelles règles prévues par Québec prévoient quant à elles que les néonicotinoïdes pourront être utilisés si leur usage est justifié au préalable par un agronome. Une restriction qui ne permettra pas au gouvernement d’atteindre ses objectifs selon l’Union des producteurs agricoles (UPA) : « D’abord parce que la majorité des vendeurs de pesticides sont des agronomes (c’est comme permettre à un pharmacien de prescrire un médicament) », écrit son porte-parole qui déplore une augmentation des formalités associées.

Quant à la contamination alimentaire, le dernier rapport du programme de surveillance des résidus chimiques date de 2014, publié par l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Près de la moitié des fruits et légumes analysés contenaient des traces de pesticides. Les analyses montrent aussi que les concentrations détectées dépassaient les normes pour moins de 2 % des aliments. Les néonicotinoïdes ont par ailleurs été détectés à grande échelle dans l’environnement partout dans le monde, et notablement sur le territoire canadien. Leur présence est généralisée dans les rivières des zones agricoles du Québec depuis au moins 2011.En guise de rappel, la journaliste auteur de cet article, Sarah R. Champagne commente qu’en 2015 et 2016, des néonicotinoïdes ont été détectés dans 100 % des échantillons prélevés, a indiqué au Devoir le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). Les taux observés dans les rivières en milieu agricole dépassent les normes dans une forte proportion. Un échantillon affichait même une concentration de 4,5 µg/l, soit plusieurs dizaines de fois le maximum à partir duquel l’on considère la vie aquatique menacée. Au Québec, presque toutes les semences de maïs et environ la moitié des semences de soya sont traitées depuis 2008 avec les insecticides de type néonicotinoïdes, selon l’Ordre des agronomes du Québec. Les chercheurs de l’étude publiée dans Science espèrent maintenant que les législateurs se penchent sur cette question, à la fois d’abondance des néonicotinoïdes sur le terrain et sur cet effet cocktail. En France, une loi bannit complètement leur utilisation à partir de 2020. Ahmat Zéïdane Bichara 

 

 

 

 

 

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