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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

 Au regard de l’actualité qui se déroule sous nos yeux ici et ailleurs, ne peut-on pas parler de septembre Catalan et Kurde d’Irak ? Evidemment la réponse affirmative s’impose clairement dans un cas comme dans l’autre où les aspirations indépendantistes se heurtent à la farouche opposition de leurs gouvernements centraux respectifs. Malgré les vives tensions enregistrées au cours de ces derniers événements survenus, il n’y a pas eu ni de dégâts matériels ni humains à déplorer. Pourquoi les Catalans et les Kurdes d’Irak aspirent-ils tant à leur indépendance comme les soudanais du sud par le passé alors que l’Espagne et l’Irak n’en veulent pas du tout ? Qu’il s’agisse de l’indépendance ou de l’autonomie totale, est-ce une meilleure solution lorsqu’il n’y a pas d’unanimité dans un territoire donné ? Certes, l’Espagne et l’Irak tiennent chacun à l’unité de son territoire. Ce qui est une très bonne chose si la gouvernance respecte les différences et s’exerce de façon juste et impartiale. Malheureusement tel n’est pas souvent le cas autrement le Soudan du sud et le Soudan ne se seraient pas séparés aujourd’hui. Les Soudanais du sud ont revendiqué et obtenu leur indépendance. En revanche, quel que soit la manière, l’accession à l’indépendance n’est pas une fin en soi car elle peut devenir un couteau à double tranchant lorsque les gens dits « indépendants » ne savent pas d’en servir.

 

 Madrid (Sources AFP) : des milliers de manifestants pour défendre l'unité de l'Espagne. Des milliers de personnes, brandissant des drapeaux espagnols, ont manifesté samedi à Madrid pour défendre l'unité de l'Espagne à la veille d’un référendum d’autodétermination convoqué par les indépendantistes de Catalogneen dépit de l'interdiction de l'Etat. Les manifestants se sont retrouvés sur la place de Cibeles, au coeur de la capitale, à l'appel d'un collectif conservateur, la Fondation pour la défense de la nation espagnole (Denaes), a constaté un journaliste de l'AFP. Brandissant le drapeau national rouge, jaune, rouge, ou le portant comme une cape sur les épaules, ils criaient « la Catalogne fait partie de l'Espagne », des refrains des supporters de football comme « je suis espagnol, espagnol, espagnol », ou « on va se les faire ». Certains criaient même « Puigdemont en prison ». Carles Puigdemont préside le gouvernement régional séparatiste de Catalogne, qui défie le gouvernement et la justice espagnole en tenant dimanche ce référendum interdit parce qu'anticonstitutionnel.

 

Catalogne (Sources AFP) : les indépendantistes décidés à passer outre l'interdiction du référendum. Forts de dizaines d'écoles occupées à la veille d'un référendum d'autodétermination à hauts risques en Catalogne, les séparatistes se disent prêts pour cette consultation interdite par la justice et que le pouvoir central espagnol veut empêcher à tout prix. « Votarem » (« nous voterons » en catalan) ont scandé vendredi soir des indépendantistes, environ 10 000, venus assister au dernier meeting de Carles Puigdemont, leur dirigeant et président de cette région du nord-est du pays depuis début 2016.« En ces moments incroyablement intenses et très émouvants, nous sentons que notre rêve est à portée de main », a-t-il lancé à la foule. Les dirigeants séparatistes ont assuré vendredi qu'ils disposeraient dimanche de 2 315 bureaux de vote, dont 207 à Barcelone, pour ce référendum pourtant interdit par la Cour constitutionnelle. Mais la commission électorale a été dissoute en raison du risque d'amende... et elle était composée uniquement de séparatistes, ce qui la rendait difficilement crédible. Les forces de l'ordre, qui ont saisi depuis la mi-septembre des millions de bulletins de vote, recherchent toujours les milliers d'urnes que les indépendantistes veulent utiliser pour ce référendum interdit par la Cour constitutionnelle.« Il n'y aura pas de référendum », a martelé le porte-parole du gouvernement conservateur espagnol Inigo Mendez de Vigo. « Les responsables (de ces agissements) se rendent coupables d'un acte de déloyauté très grave », a-t-il dit, promettant qu'ils auraient à répondre de leurs actes devant la justice. Le face-à-face entre Madrid et les séparatistes en Catalogne, l'une des pires crises traversées par l'Espagne depuis le rétablissement de la démocratie après la mort du dictateur Francisco Franco en 1975, s'est rapproché vendredi de son paroxysme. Madrid a multiplié les mesures judiciaires et les opérations de police ces dernières semaines, provoquant des manifestations d'indignation de dockers, de pompiers et de milliers d'étudiants. La police régionale catalane -les Mossos d'Esquadra-, proche de la population, a dit craindre des troubles et a annoncé vendredi soir qu'en cas d'occupation de bureaux de vote, elle ferait savoir aux organisateurs qu'ils ont l'obligation de quitter les lieux avant « dimanche à 06h00 du matin », selon un document interne consulté par l'AFP, préférant donc ne pas appliquer la manière forte d'office. Madrid a envoyé en renfort quelque 10 000 agents de la police nationale et de la Garde civile qui pourraient être mobilisés.

Catalogne (Sources RTBF). Les Catalans occupent les écoles pour maintenir le référendum, et organisent la résistance contre Madrid. Le référendum d'indépendance aura-t-il lieu ? Madrid fait tout pour l’empêcher. Vendredi et samedi, scrutin. La Dans cette école de Barcelone, comme dans des dizaines d'établissements en Catalogne, des parents ont campé la nuit avec leurs enfants. Ils occupent les lieux afin de les maintenir ouverts pour qu’ils servent de bureaux de votes ce dimanche. « L'école et les parents pensent qu'il y a des droits qui doivent être respectés, des droits internationaux. Et nous voulons faire quelque chose pour aider à cela. » explique l'un d'eux. Les parents jouent sur leur « droit à organiser des activités » extra-scolaires, ce qui n'est pas interdit par la cour constitutionnelle. Mais la police, elle, a reçu l'ordre d'évacuer et de fermer les bureaux de vote dimanche matin avant 6H. « Si la police vient ici pour nous déloger, explique l'un des occupants, la moitié des parents sortira avec les enfants, et l'autre moitié restera à l'intérieur. Nous allons essayer de résister. » Ces Occupations pourraient dégénérer en affrontements alors que de nombreux enfants sont présents. Hier soir, pour son dernier meeting, le président de la Catalogne s'est directement adressé à la police : « Nous vous demandons le respect, nous vous demandons que dimanche, quand vous devrez évacuer les bureaux de vote, vous aurez la dignité de penser à vos enfants et à vos mères. » Dans les rangs de la police régionale catalane, justement, certains s'interrogent. Doivent-ils suivre les ordres des autorités espagnoles ou leur désobéir ? Ce policier se dit en tout cas déçu par Madrid : « Les actions du gouvernement espagnol violent nos droits. Les gens ne peuvent pas voter, ils ne peuvent pas exprimer leur opinion. Des pages internet sont fermées, des journalistes sont menacés. » Se méfiant des « mossos » catalans, les autorités espagnoles envoient 10 000 policiers en renforts. Elles affirment une fois de plus qu'elles empêcheront le référendum d'avoir lieu car il a été interdit par la Cour constitutionnelle : « Personne n'est au-dessus des lois. Nous sommes responsables de nos actes et quiconque enfreint la loi en subira les conséquences ». Plus de la moitié des 2300 bureaux de vote ont déjà été mis sous scellés. Mais les dirigeants séparatistes assurent qu'ils gardent 6000 urnes dans des lieux secrets. A Barcelone, la tension monte entre pro et anti-referendum. Et dans plusieurs villes en Espagne, Madrid, Leon, Tolède et plusieurs régions, des milliers d'espagnols manifestent eux leur volonté de garder une Espagne unie.

 

Kurdistan irakien (Sources Belga) : l'Iran gèle les échanges de produits pétroliers. L'Iran a interdit jusqu'à nouvel ordre le transport de produits pétroliers depuis et vers le Kurdistan irakien en réponse au référendum d'indépendance tenu cette semaine par cette région autonome d'Irak, ont rapporté les médias d'Etat samedi. Toutes les compagnies de transports et les chauffeurs ont reçu l'ordre de ne plus transporter des produits pétroliers raffinés entre l'Iran et le Kurdistan voisin « jusqu'à nouvel ordre », a rapporté le site de la télévision d'Etat Irib en citant une directive du ministère des Transports. «Sur la base des récents développements régionaux et de l'ordre du département des frontières et de la contre-attaque du ministère de l'Intérieur, les compagnies de transport internationales et les chauffeurs doivent éviter de charger et de transporter des produits pétroliers (carburants, combustible, ndlr) depuis et vers la région irakienne du Kurdistan jusqu'à nouvel ordre », indique le texte cité par les médias iraniens. L’Iran est l'un des principaux exportateurs de pétrole raffiné utilisé comme carburant vers le Kurdistan irakien et le volume des échanges dans ce domaine est de cinq milliards de dollars (4,2 milliards d'euros) par an, selon la télévision d'Etat IRIB. Le Kurdistan est lui un producteur et exportateur de pétrole brut, une ressource dont il dépend majoritairement pour son budget.

 

Référendum au Kurdistan irakien : Bagdad ferme le trafic aérien international avec le Kurdistan. L'Irak a annoncé jeudi la suspension à partir de vendredi de tous les vols internationaux à partir de et vers le Kurdistan irakien, la première mesure concrète de rétorsion après le référendum des Kurdes en faveur de l'indépendance. La fermeture prolongée du trafic aérien aurait des conséquences dramatiques car un grand nombre d'étrangers travaillent au Kurdistan, une région autonome du nord de l'Irak qui a choisi de défier le pouvoir central en organisant lundi un référendum qui a vu la victoire massive du « oui ». Même si les autorités kurdes affirment que l'indépendance ne sera pas annoncée de sitôt et se disent favorable au dialogue avec les autorités de Bagdad, celles-ci rejettent toute négociation sur la base de ce référendum. « Tous les vols internationaux, sans exception, de et vers Erbil et Souleimaniyeh cesseront à partir de vendredi à 18H00 (15H00 GMT) à la suite de la décision du conseil des ministres et du Premier ministre Haider al-Abadi », a déclaré à l'AFP la directrice de l'aéroport d'Erbil, Talar Faiq Saleh. L’Aviation civile irakienne, dont dépend le trafic au Kurdistan, a confirmé cette mesure. « Les deux aéroports seront fermés vendredi (...) Tous les vols internationaux vers Erbil et Souleimaniyeh vont cesser », a affirmé à l'AFP un haut responsable de l'aviation civile à Bagdad. « Nous avons informé toutes les compagnies étrangères et c'est pour cela qu'elles ont annoncé la suspension des vols. Quant aux vols intérieurs, la décision sera prise après vendredi », a-t-il ajouté. Un grand nombre d'étrangers se pressaient jeudi à l'aéroport d'Erbil pour quitter la ville, de peur de se retrouver bloqués. Ces étrangers entrent au Kurdistan avec un visa délivré par les autorités kurdes qui n'est pas reconnu par Bagdad, et donc ne peuvent se rendre ailleurs en Irak. Choix et commentaire de la Rédaction 

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