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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans un Rapport sut la stabilité financière dans le monde avec le chapitre 2 consacré exclusivement à la dette des ménages et stabilité financière, le Fonds monétaire international (FMI) tire la sonnette d’alarme sur le danger potentiel que représente l’endettement des ménages. Si les rédacteurs de ce rapport admettent que l’accès à la finance soit généralement considéré comme un facteur stimulant la croissance économique à long terme, de récentes études prouvent qu’au bout d’un certain temps les bienfaits commencent à diminuer lorsque l’endettement global est élevé. Il va sans dire qu’il y a lieu de tirer des leçons à partir de la récente crise mondiale, sachant qu’au niveau du cycle économique, une hausse du crédit aussi au secteur privé qu’aux ménages, peut donc plomber la croissance et l’emploi en plus aggraver les risques de la crise financières. Pourtant, l’endettement des ménages est allé crescendo pendant la dernière décennie dans le monde depuis la terrible crise financière de 2008, particulièrement au Canada.

 

« Au début le PIB réagit positivement aux augmentations de l’endettement des ménages, en même temps que la consommation, l’emploi, les prix de l’immobilier et la valeur des actions des banques », constatent les experts du FMI, dans ce chapitre d’analyse de son prochain « Rapport. Sur la stabilité financière dans le monde », dévoilé mardi. Cependant, après un an ou deux, la dynamique entre l’endettement, le PIB, l’emploi, l’immobilier et les banques se renverse de façon négative ». Le chapitre 2 dette de ménages et stabilité financière s’efforcer d’établir une relation entre la dette des ménages, la croissance et la stabilité financière en prenant en compte un échantillon représentatif de 80 pays riches et ceux dits émergents. D’autres aspects, telle l’analyse des données macroéconomiques liées aux emprunts des ménages n’est pas oubliée. Le but ultime étant de parvenir à rendre bien lisible les effets de l’endettement de ces derniers sur la croissance et la stabilité financière au niveau global. A titre d’exemple, les experts estiment qu’en moyenne une hausse de 5% du poids total de la dette de ménages dans l’économie d’un pays réduira sa croissance de 1,25% sur trois ans.

 

Lorsque la dette des particuliers est plus élevée, ces effets négatifs sont plus marqués, et ce encore plus dans les pays riches que dans les pays émergents, où la dette des ménages et la participation au marché du crédit sont plus faibles. La dernière crise financière mondiale a ouvert les yeux de plusieurs pays qui ont compris les effets pervers d’un endettement sauvage de sorte que cela avait au moins amené un mouvement de désendettement dans les économies où le phénomène avait causé plus de tort, comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni et d’autres pays européens. Pour l’un des auteurs de l’étude, Nico Valckx : « Ce mouvement de désendettement a bien eu lieu, mais il n’a pas duré longtemps ». Compte tenu des faibles taux d’intérêt et autres dispositifs de stimulation économique des banques centrales, le taux d’endettement des ménages dans les pays avancés a en effet augmenté depuis 2008 d’une médiane de 52% à 63% de leur PIB. Il y a eu par contre un tassement de la proportion de l’ordre de 88% à 86% au sein du groupe des pays où cet endettement s’avère le plus élevé.

Moussa T. Yowanga

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