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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les institutions financières de Bretton woods, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) ont démarré jeudi 12 octobre leur réunion annuelle d’automne dans un environnement favorable de croissance économique sur fond d’incertitudes liées à la remise en cause surtout des traités commerciaux. L’économie mondiale a connu un ralentissement considérable depuis le déclenchement de la crise américaine des surprimes en 2007 qui s’est propagée partout dans le monde pour se terminer à peu près en 2011. « Après plusieurs années de croissance décevante, l’économie mondiale a commencé à accélérer », a indiqué jeudi le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim, lors d’une conférence de presse. Toutefois, il a exprimé son inquiétude par rapport à des « risques tels qu’un protectionnisme croissant, des incertitudes politiques ou de possibles turbulences des marchés financiers puissent compromettre la reprise fragile ». 

 

Les assemblées générales de ces institutions financières se tiennent alors que les tractations de la renégociation du traité de libre-échange nord-américain ont repris à Arlington, près de Washington, dans un climat très mouvementé. Sous prétexte de protéger les travailleurs américains, le président Trump a redit ses menaces de se retirer de ce traité qu’il considère destructeur d’emplois et responsable du déficit colossal avec le Mexique (plus de 64 milliards de dollars). Le FMI s’est montré optimiste au regard de ses prévisions sur la croissance mondiale. Cette croissance a connu une hausse de 3,2% en 2016, au même moment le produit intérieur brut (PIB) devrait progresser de 3,6% cette année, et 3,7% l’an prochain, soit une légère augmentation de 0,1 point par rapport aux précédentes prévisions de juillet. « Ce n’est pas le moment d’être complaisant », a néanmoins martelé sa directrice générale Christine Lagarde, au cours de la conférence de presse jeudi. Elle a poursuivi en ajoutant : « Il est temps de prendre les décisions politiques qui permettront à plus de gens et plus de pays de bénéficier de cette reprise qui doit aussi être durable ». En convoquant John Kennedy, elle a exhorté les pays « à réparer le toit » pendant que l’économie se porte mieux en vue de réduire également les inégalités.

 

Pour Mme Lagarde, « Trop de personnes voient leurs aspirations limitées par l’impact des technologies et les répercussions excessives des inégalités de revenus », dont les conséquences sont une montée du scepticisme sur les bénéfices de la mondialisation. S’agissant d’éventuel impact sur la renégociation de l’Aléna, le responsable a pointé la nécessité de renégocier un traité ancien de près d’un quart de siècle signé avant même l’utilisation des téléphones portables. Elle a par ailleurs précisé que « Les traités commerciaux doivent prendre en compte les changements afin de s’ajuster et de continuer à faciliter le commerce et à l’amplifier ». Christine Lagarde avait exhorté mercredi les pays, sans citer les Etats-Unis, à la tentation du protectionnisme et du repli sur soi. « La meilleure réponse politique aux défis posés par la mondialisation n’est pas de tourner le dos au commerce », a affirmé Christine Lagarde.

 

Quant au chef économiste du FMI, Maurice Obstfeld : « Tout ce qui peut, dont la renégociation de l’Aléna, entraver le commerce et les relations commerciales transfrontalières aurait des conséquences. Nombre d’économistes ont soutenu que malgré les critiques de l’administration Trump, l’Aléna a profité aux trois pays signataires (Canada, Etats-Unis et Mexique).  D’autre part, ils ont attiré l’attention des gouvernants quant aux répercussions négatives sur l’économie américaine en cas de retrait de Washington de l’accord. A la tentation au protectionnisme, le FMI se fait de soucis sur l’endettement croissant des pays dits émergents et certains pays membres du G20, qui pourraient gêner la reprise économique. « Malgré des taux bas, le poids des intérêts de la dette a augmenté dans plusieurs économies majeures », a remarqué mercredi Tobias Adrian, responsable du département chargé des marchés monétaires et des capitaux du FMI. Il a mis en garde des risques importants que cela représente à terme si les taux d’intérêts remontent fortement. Bien avant le début de ses travaux annuels, le FMI avait insisté auprès des pays du G20 de résorber les déséquilibres extérieurs comme intérieurs, partant des échanges commerciaux jusqu’à l’endettement, pour éviter la division et de mettre en difficulté la dynamique retrouvée de la croissance. La situation économique mondiale ferait également l’objet des discussions entre les ministres des finances du G20 lors de leur réunion jeudi soir.

Moussa T.Yowanga

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