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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Depuis Yaoundé la capitale camerounaise que l’Agence France Presse avait publié le mercredi 03 mardi 03 octobre 2017 cette information parlant d’une bombe artisanale qui a explosé dans la nuit de lundi à mardi sans faire de victimes à proximité de locaux de la police à Bamenda, chef-lieu du Nord-Ouest du Cameroun, après la proclamation symbolique dimanche de « l'indépendance » des régions anglophones, selon des sources concordantes.« Une bombe artisanale a explosé dans la nuit (de lundi à mardi) à Bamenda », a affirmé à l'AFP une source sécuritaire s'exprimant sous couvert d'anonymat. L’information a été confirmée à l'AFP par une source proche des autorités régionales. « L'explosion n'a pas fait de victimes. Elle s'est produite au Groupement mobile d'intervention (GMI) », une unité de la police, a expliqué cette même source. Selon elle, deux bombes artisanales avaient été placées à proximité immédiate du GMI par des inconnus, mais une seule a explosé. L'autre a été désamorcée par la police.

A 15h00 GMT (16h00 locales), l'explosion n'avait pas été revendiquée. Dimanche, les indépendantistes anglophones du Cameroun ont tenté de manifester pour proclamer symboliquement « l'indépendance » des deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (le pays compte 10 régions au total). Quatorze personnes ont été tuées dans les violences en marge de cette proclamation symbolique. En outre, cinq prisonniers ont été tués alors qu'ils tentaient de profiter de la situation et de s'enfuir de la prison de Kumbo (Nord-Ouest), selon des bilans établis par l'AFP. Certains anglophones exigent le retour au fédéralisme, tandis qu'une minorité réclame la partition du Cameroun. Deux scénarios que refuse catégoriquement Yaoundé, qui avait déployé d'importantes forces de sécurité en amont des manifestations prévues dans les régions anglophones. Des bombes artisanales avaient déjà explosé le 18 septembre à Bamenda et le 22 septembre à Douala, capitale économique du pays située en zone francophone. Après ces explosions, Yaoundé avait qualifié les séparatistes anglophones de « terroristes ». Depuis novembre 2016, la minorité anglophone, qui représente environ 20% des 22 millions de Camerounais et 2 régions sur 10 dans tout le pays, proteste contre ce qu'elle appelle sa « marginalisation » dans la société.

Éric Mocnga Topona

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