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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans un article daté du 25 août 2017,l’Agence France Presse(AFP) a restitué ou a reproduit l’information selon laquelle l'opposition togolaise s'est dite « très satisfaite » de la réponse à son appel à une journée ville morte, vendredi, pour protester contre le régime du président Faure Gnassingbé et rendre hommage aux victimes de récentes manifestations, même si banques et administrations sont restées ouvertes.« Nous sommes très satisfaits, car l'appel à la journée de recueillement et de prières est très largement suivi à Lomé et dans certaines villes du pays », a déclaré à l'AFP Eric Dupuy, responsable à la communication de Cap 2015, qui regroupe cinq partis d'opposition. « Le peuple togolais a en marre et il a bien compris notre message », a-t-il ajouté. La plupart des boutiques étaient fermées à Lomé, a rapporté un journaliste de l'AFP, notamment dans le quartier du centre-ville de Deckon. Les banques étaient toutefois ouvertes, de même que les bureaux de l'administration publique.

 La veille, le gouvernement avait demandé à la population de travailler normalement et ne pas céder aux « intimidations » des organisateurs de la « journée dite +Togo mort+ ». « Il y avait une fluidité dans la circulation et un ralentissement de l'activité commerciale ce vendredi, situation liée à la stratégie de terreur, d'intimidation et de menaces des organisateurs de cette journée +Togo mort. Certains commerçants n'ont pas ouvert, parce qu'ils ont peur des actes de vandalisme », a dénoncé Gilbert Bawara, ministre de la Fonction publique. « Mais aucune perturbation ou d'absence remarquable n'a été enregistrée dans l'administration et les services publics », a-t-il ajouté.Le Cap 2015 et le Parti national panafricain (PNP) avaient demandé aux Togolais de rendre hommage aux victimes des manifestations du week-end dernier qui ont fait deux morts à Sokodé, à 300 km au nord de Lomé. Soixante-six personnes ont aussi été arrêtées, selon le ministre de la Justice, Pius Agbetomey. Plusieurs responsables de l'opposition, dont leur de file Jean Pierre Fabre, ont assisté à une messe dans une église de Lomé à la mémoire des victimes.

Ils étaient également dans une mosquée pour la prière musulmane. « Nous venons d'accomplir un devoir, celui de nous souvenir de ceux-là qui sont morts le 19 août. Et ce souvenir doit nous galvaniser pour la suite de la lutte », a déclaré à l'AFP Monsieur Fabre. « Seule la mobilisation populaire nous permettra de mettre fin à ce régime », a-t-il ajouté à propos du gouvernement de M. Gnassingbé dont la famille est au pouvoir depuis 50 ans. L’opposition s'est unie pour appeler à une marche à Lomé les 30 et 31 août pour exiger des changements constitutionnels, accusant le parti présidentiel de faire traîner des réformes qu'elle réclame depuis 10 ans.Le gouvernement a répliqué par l'annonce jeudi que les supporteurs du parti présidentiel (Unir) manifesteraient leur soutien au pouvoir dans les rues au même moment. « Il est temps de faire les réformes politiques, surtout de limiter le mandat pour permettre un jour à un autre (que Faure Gnassingbé) de diriger ce pays », a déclaré à l'AFP Maurice Ehouili, conducteur de taxi moto.« Cette fois-ci, nous sommes déterminés à exercer une forte pression sur le pouvoir pour qu'il fasse les réformes. Moi, je suis prêt à marcher tous les jours pour qu'on obtienne ces réformes », a-t-il dit. 

Le président Gnassingbé a succédé à son père, Gnassingbé Eyadéma - qui a dirigé le Togo d'une main de fer pendant 38 ans - à la présidentielle de 2005 avec l'appui de l'armée, avant d'être réélu en 2010 et en 2015 lors de scrutins très contestés par l'opposition. L’opposition réclame que la Constitution - modifiée en 2002 - soit révisée, notamment afin d'y réintroduire une limitation des mandats présidentiels à 10 ans au plus. Elle exige également un mode de scrutin à deux tours, une recomposition de la Cour constitutionnelle et de la Commission électorale. Éric Mocnga Topona

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