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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dès hier mardi 26 septembre, les utilisateurs des réseaux sociaux ont passé leur journée à relayer l’analyse de Keiyang Alkerim Bouïla, publiée sur la page Facebook d’Eric Mocnga Topona, correspondant spécial de Regards d’Africains de France. L’analyse commence par une forme d’exaltation de l’homme à la tête du Tchad : « Connu pour ses innombrables interventions militaires dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le président Deby s'est fait une place au soleil auprès des grandes puissances mondiales. Le gendarme de l'Afrique, le héros du dessert septentrional malien, le tigre rageur de Boko Haram, Idriss Deby fut ainsi exalté et loué par des médiats panafricains voir international. Arrivé aux termes de son mandat présidentiel en 2016, l'homme fort de N'Djamena a renouvelé son « engagement » de ne pas lâcher le bâton de commandement sous le prétexte fallacieux de leadership dans la lutte contre le terrorisme. Soutenu principalement par la France depuis l’époque de l’ancien président François Hollande, le régime de N'Djamena règne en maître et sabote aux yeux de l'opinion nationale et internationale, les droits humains et les valeurs universelles de la démocratie ».

 

D’après lui, comme preuve, la réélection du président fondateur du MPS (Mouvement patriotique du salut) reste contestée face à une farouche multiplicité des contre-pouvoirs. L'on note l'antagonisme de l'opposition démocratique politique, des organisations de la société civile, des activistes internautes voire même l'engagement des groupes armés stationnés au Sud de la Libye. Les arrestations arbitraires et tortures des voix discordantes sont monnaie courante. Alors que le Tchad vient d'avaler à peine un rapport amer de l’ONG Amnesty International, l’ajout du Tchad sur la liste des pays dont les citoyens sont interdits d’entrer aux Etats-Unis, est perçu par les autorités tchadiennes comme un coup de poignard porté sur le dos d’un allié engagé dans lutte contre le terrorisme. Cela ressemble à une forme de trahison entre deux amis intimes. Ce décret de l'administration Trump a surpris plus d'un Tchadien. Les Tchadiens qui croyaient et soutenaient la politique du président Deby contre le terrorisme sont définitivement cloués au pilori et tous désespérés. Beaucoup se posent bien la question, comment se fait-il qu'un pays partenaire comme le Tchad soit concerné par un tel décret américain anti-immigration ? Aussi surprenant que cela puisse paraître, la réaction des autorités tchadiennes est curieusement modérée comme un homme apeuré par un événement irréversible ou un autre plus fort que soi. Entre pays alliés, il serait plus loyal que l’administration Trump avertisse au préalable le Tchad de son intention de l’ajouter sur la liste noire quitte à faire les efforts nécessaire avant la date fatidique de signature du décret. Une autre option, accorder un délai au Tchad pour se mettre en conformité sans quoi son nom serait ajouté à la liste automatiquement après une évaluation  non concluante.

 

Peut-on toujours espérer à l'engagement de l'homme fort de N’Djamena?Confiance brisée...Tout porte à croire que la fameuse lutte contre le terrorisme du président Deby devient un mythe pour ceux qui croyaient en lui, ou encore, le décret Trump vient valider l’hypothèse des acteurs de l'opposition qui font comprendre à l’opinion internationale que, le Président Deby ne peut être le seul Tchadien pour éradiquer le terrorisme dans le Sahel. Keiyang Alkerim Bouïla se pose la question suivante : « Que dire du quinquennat en cours qui contient pourtant un programme politique sur la sécurité du peuple Tchadien et la lutte contre le terrorisme dans la sous-région ? Le décret Donal Trump anti-immigration (modifié) interdit le voyage vers les USA aux ressortissants Tchadiens. En outre, le Tchad a rompu ses relations diplomatiques avec le Qatar il y a  moins d’un mois. Même si la raison principale portait sur l'implication du Qatar dans le soutien de la rébellion Tchadienne, une seconde hypothèse probable dit-on, serait le soutien du Qatar aux groupes terroristes. « Le Tchad ne partage pas des renseignements avec les services américains de sécurité. La paix chèrement acquise chantée par les griots du MPS est loin d'être la réalité comme le prêche l'opposition. Quoi qu'il arrive, le Président Deby a échoué dans sa politique toute entière. Il faut le reconnaître. Les jeunes Tchadiens subissent ainsi les conséquences d'une politique bancale, désorientée et nuisible Pour ceux qui rêvaient, d’aller faire des études aux États-Unis, il faut aller se poser ailleurs. 

Ahmat Zéïdane Bichara

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