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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Parcourant les analyses et réactions par rapport à la décision du président américain d’interdire aux ressortissants Tchadiens de se rendre aux USA, une d’entre elles, signé par Dr Djiddi Ali Sougoudi et titré « Et si Trump avait raison de nous diaboliser ? », a particulièrement retenu l’attention de la Rédaction qui en commente le contenu. Même si évidement ce n’est qu’un point de vue. Quoiqu’il en soit, l’appréciation est une question du goût. Pour Dr Djiddi Ali Sougoudi, auteur de l’analyse, la décision du président Américain Donald Trump de blacklister le Tchad n'est pas un coup de tonnerre sous un ciel serein. Cette décision n’est pas prise sous un coup de tête irréfléchi par l’homme qui préside aux destinées de la première puissance du monde. Au contraire, il faut y voir l’influence des conseillers en matière de sécurité extérieure qui ont probablement convaincu le président Trump de déclarer les Tchadiens indésirables aux Etats-Unis. L’auteur se lance dans un exercice improbable de compréhension des  vraies motivations du président américain, nonobstant les griefs officiels évoqués dans le décret. Il considère que :«Les raisons les plus probables de cet ostracisme Trumpien proviennent d’un esprit revanchard du petit Qatar trop humilié par le Tchad qui, au lieu d’observer une position de neutralité dans ce conflit arabo-arabe où les belligérants sont emportés dans leur ivresse pétrolifère, a pris fait et cause pour l'Arabie Saoudite et les autres, un État en mal de virginité et de leadership arabe. Le Tchad aurait dû tromper les deux états barbus en passant sous leurs keffiehs en leur soutirant le maximum des flouzes. Mais hélas, le Tchad s'est gouré en vilipendant le trop dangereux petit Qatar.

 

Un Etat tout minuscule, mais aussi dangereux que le moustique qui inocule la plus redoutable maladie du monde qu'est le paludisme. Le Qatar manœuvre une diplomatie redoutable et dévastatrice. ». L’auteur estime par ailleurs que : « Après le départ de Moussa Fakki, le nouveau Ministre des Affaires étrangères semble ne rien comprendre des subtilités diplomatiques et se laisse submerger par ses émotions. Du haut de la tribune des Nations unies, il s’érige en défenseur de la cause des Rohingyas, un peuple de Birmanie dont on ignore tout de leur appartenance supposée à l'islam. De quoi on s'en mêle ? Notre actuel ministre de foreign-office ne semble pas bien maîtriser, quoique diplomate de carrière, les arcanes conflictuelles et les bouderies mortifères entre nations. Au lieu d'être prudent et spectateur comme Moussa Faki durant le conflit libyen qui emporta l'ami Kadhafi, Ahmat Taha semble s'égosiller par un cocorico de grands coqs ergotés alors qu'il n'est qu'un oisillon. Et patatras, voilà l'oisillon Tchad qui se déchire les cordes vocales. » Aussi Dr Djiddi a déploré les failles en matière de sécurité : « Notre sécurité intérieure n'est pas efficace. Le Tchad est le seul pays au monde où l'on peut se délivrer les actes de citoyenneté en un seul jour : actes de naissance vendus par des ignorants au profit des plus offrants, délivrance de cartes d'identité sur la base de ces actes de naissance et également octroi de passeports qui sont parfois délivrés par des sociétés privées il y a quelques années.

 

Ces facilités de l'état civil tchadien peuvent aider toutes les pègres et terroristes du monde à se procurer des documents de voyage Tchadiens, d'où la méfiance américaine. Une police tchadienne illettrée et corrompue qui ne pourrait pas se rendre compte de la fragilité de nos aéroports et frontières. Peut-être les antennes américaines avec leurs satellites ont localisé la présence des terroristes dans nos murs. Peut-être on vit avec ces dangereux illuminés reconvertis en commerçants, religieux voire en simples paysans. Les américains peuvent digitaliser ou numériser les voix de tous les humains et ainsi connaître tous les intrus dans nos 1284000km2. ». L’auteur termine son analyse en disant de façon virtuelle et poétique : « Il y a lieu pour le Tchad de se préparer pour parer à toute éventualité. On ne sait jamais. Cette situation est si angoissante qu'on ne sait pas ce qui se trame derrière cette confrontation frontale avec ces riches qataris, ces soudanais félons et ces américains opportunistes et pragmatiques. Devant ces trois loups perfides, le Tchad se fait un petit agneau qui négocie sa survie. Mais la raison du plus fort est toujours la meilleure !!! ». 

Ahmat Zéïdane Bichara / Moussa T. Yowanga

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