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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Il est certes difficile d’être informé sur toutes les informations qui se passent dans le monde. C’est quasi impossible, bien évidemment. C’est pourquoi cela paraîtrait incompréhensible ou infondé l’information selon laquelle des réfugiés étrangers restent en Syrie, malgré la guerre. Presque inconcevable que des milliers Syriens natifs qui fuient les atrocités de cette guerre interminable ayant complément changé le destin de ce peuple, pendant que des réfugiés ou des demandeurs d’asile, surtout des africains subsahariens préfèrent vaquer à leurs occupations comme si de rien n’était. Que veulent-ils gagner de plus que cela sur un territoire considéré aujourd’hui comme l’un des plus dangereux au monde ? Dans ce reportage tourné il y a de cela quelques jours par l’Agence France Presse(AFP) et publié le mercredi 06 septembre 2017 par la RTBF, le reporter eut démontré clairement que s’il est impossible à beaucoup de Syriens de vivre convenablement dans leur pays au cœur de cette meurtrière guerre civile et religieuse, ces étrangers dont il est question, ont décidé de briser la peur de recevoir une bombe sur la tête.

« Pour échapper à la violence de sa Somalie natale, Zahraa Abdi a trouvé refuge dans la Syrie en guerre. Elle a décidé d'y rester car, chez elle, le conflit paraît encore plus effroyable. « En Syrie, la mort suit des règles. En Somalie, elle frappe n'importe où et à n'importe quel moment, on n'y échappe pas », témoigne la quadragénaire, qui occupe avec ses trois enfants une chambre étroite dans un quartier de Damas », ainsi commence ce reportage d’Agence France Presse. D’après le journaliste, comme Zahraa, plus de 55 000 étrangers fuyant des violences ont trouvé refuge en Syrie. La plupart s'y sont installés avant le début du conflit qui déchire ce pays du Proche-Orient. Malgré cette guerre qui a fait plus de 330 000 morts depuis 2011 et poussé plus de la moitié de la population syrienne sur les routes de l'exil, ces réfugiés ne songent pas à revenir chez eux. « En Syrie, il y a des bombardements mais il y a aussi des régions où vous pouvez vous réfugier. En Somalie, les hommes armés entrent dans les maisons et tuent leurs habitants », poursuit Zahraa, un ample foulard turquoise recouvrant ses cheveux et retombant sur son abaya noire décorée de strass. C’est en 2012 qu'elle a décidé de fuir la banlieue de Mogadiscio après la mort de sa fille de dix ans, violée et tuée au couteau. Elle a opté pour la Syrie, déjà en guerre, mais qui ne requérait pas de visas. « Je veux juste la sécurité pour mes fils », lâche Zahraa en rappelant que la Somalie est plongée dans le chaos depuis plus de 25 ans. Le témoignage sur Zahraa continue. Et le reporter commente : « elle vit grâce aux aides du Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), mais pour améliorer son quotidien,  elle cuisine pour ses voisins.

La grande majorité des réfugiés installés en Syrie sont des Irakiens (31 000). Il leur a suffi de traverser la frontière. Viennent ensuite les Afghans (1500) puis les Soudanais, Soudanais du Sud et Somaliens (1500 au total). Dans une modeste église pleine à craquer de Jaramana, en banlieue de Damas, Faten, 45 ans, psalmodie des chants religieux en arabe et en anglais, en compagnie de dizaines de réfugiés qui s'y rassemblent chaque semaine. » Et ce n’est pas fini : « À ses côtés, Alex Amazia, 69 ans, l'accompagne à la guitare. Elle vient d'Irak, lui du Soudan du Sud. Ils se sont rencontrés en Syrie où ils se sont mariés. « La malédiction de la guerre nous poursuit partout », ironise Faten, chrétienne chaldéenne qui a fui Bagdad en 2007, en pleine guerre confessionnelle. Sa sœur était employée dans les réfectoires des forces américaines alors déployées en Irak. La famille avait commencé à recevoir des menaces : graffitis les accusant de « trahisons », coups de feu tirés sur le domicile. « Quand ils ont mis le feu à la maison, on a su que c'était la fin, qu'on devait partir », raconte Faten, cheveux bouclés attachés en queue de cheval, maquillage discret et tee-shirt motif léopard. « Nous sommes partis avec mon frère et ma sœur, sans rien prendre avec nous, nous marchions pieds nus pour ne pas faire de bruit », se souvient-elle. Alex, son mari, installé en Syrie depuis 18 ans après avoir fui la guerre civile au Soudan, est dans une situation épineuse.

Après quelques explications, le reporter d’Agence France Presse laisse parler son interlocuteur « Avec la sécession du Soudan du Sud en 2011, il s'est retrouvé sans papiers puisque Damas ne reconnaît pas le nouvel Etat. « Malgré les conditions de vie difficiles en Syrie, la situation au Soudan du Sud est atroce et pas comparable », confie Alex. Certains de ces réfugiés se sont pourtant retrouvés au milieu des combats dans leur pays d'accueil. Comme Rouqaya Omar, une Somalienne de 60 ans, raconte avoir vécu la guerre "comme n'importe quel Syrien ». Une petite précision du reporter pour finir son reportage : « Installée initialement dans la localité de Harna, aux environs de Damas, elle a déménagé vers la capitale largement épargnée par les combats lorsque les affrontements entre régime et rebelles se sont intensifiés. « Nous avons été assiégés, on entendait les bruits des combats, des Somaliens ont été tués », se souvient-elle. « Mais je n'ai jamais ressenti la même peur qu'en Somalie. Là-bas, n'importe qui risque de se faire égorger ». De temps en temps, elle caresse le visage de Mohamed, 26 ans, son fils unique assis à ses côtés, qui les fait vivre en donnant des cours particuliers d'anglais aux enfants du quartier. Puis elle lâche : « J'en ai marre de la guerre. Les années qu'il me reste à vivre, j'aimerais les passer avec mon fils n'importe où dans le monde, mais dans un pays où il n'y a pas la guerre ». 

Ahmat Zéïdane Bichara/Moussa T. Yowanga

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