Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La RTBF et ses Agences rapportent que le Mouvement Réformateur(MR) belge a déposé une proposition de loi à la Chambre qui vise à réprimer la négation du génocide rwandais en s'inspirant de la législation qui punit déjà les négationnistes de la Shoah. Une loi de 1995 sanctionne toute personne qui nie, minimise, justifie ou approuve le génocide des Juifs commis par les nazis durant la IIe Guerre mondiale. Le texte vise ceux qui nient, minimisent « grossièrement », cherchent à justifier ou approuvent le génocide commis par le régime « hutu power » en 1994. Elle donne un rôle central au procureur fédéral puisque des poursuites ne peuvent être engagées qu'à sa requête. Le MR se dit ouvert à la discussion sur sa proposition qu'il soumettra aux autres groupes à la rentrée. L’initiative pourrait susciter de vifs débats nourris. Les développements de la proposition évoquent les victimes, à savoir les Tutsis et les Hutus qui ont refusé de participer aux massacres. Le dispositif de la loi vise quant à lui uniquement « le génocide commis par le régime hutu power », c'est-à-dire le mouvement qui réclamait un Rwanda épuré de la présence tutsi, sur le modèle de la loi de 1995 punissant la négation du génocide commis par le régime nazi. Le souhait du MR, c’est de mettre en place un dispositif semblable pour l'un des deux génocides reconnus depuis lors par une juridiction internationale, à savoir les crimes de masse commis au Rwanda et en ex-Yougoslavie. Depuis 2009, les autorités rwandaises et des associations qui défendent les rescapés du génocide réclament l'adoption d'une loi réprimant la négation des massacres de 1994, qui ont fait 800.000 morts, selon l'ONU.

Les reporters de RTBF et ses Agences rappellent surtout qu’en avril 2016, l'ambassadeur du Rwanda en Belgique avait réitéré cette demande, soutenu par le président de l'association de rescapés « Ibuka », Deo Mazina. « La négation de la réalité de l'extermination fait partie intégrante du projet exterminatoire. Nier l'existence d'un génocide, c'est tuer une seconde fois les victimes et donc raviver la douleur des survivants et de leurs descendants. Mais c'est également porter gravement atteinte à la mémoire collective des victimes du génocide et aux principes démocratiques sur lesquels notre société est fondée », a expliqué l'auteur de la proposition, Gilles Foret. Un responsable associatif, M. Mazina indique que même les Nations-Unies ont adopté la formulation du génocide commis contre lesTutsis. Il préconise de nommer les choses par leur nom au risque de verser dans des amalgames. On ne peut qualifier le génocide des juifs de génocide allemand ou européen. La définition d’un crime contre l’humanité ne va pas sans l’évocation des victimes. Pour ce responsable de l’association, il est capital de sanctionner les négationnistes ou ceux qui font l’apologie du massacre. Il n’est pas rare de rencontrer en Belgique, des enfants se faisant traiter de sales Tutsis à l’école. Ce genre de propos sont circulent sur internet à travers les médias sociaux ainsi que dans les livres. Le Canadien Philpot en avait parlé dans le sien. Le Rwanda n’est pas du reste puisque la France sanctionne aussi la négation du génocide rwandais en utilisant une loi qui concerne tous les génocides perpétrés XXe siècle. La Rédaction 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article