Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans un article publié le dimanche 17 septembre 2017, l’organe de presse Belga parle de l’ouverture d’une enquête judiciaire par Kinshasa après la mort de trente-quatre réfugiés Burundais tués vendredi 15 septembre 2015 dans l'est de la République Démocratique du Congo par les tirs de militaires lors « d'échauffourées » entre les deux groupes, selon un nouveau bilan établi samedi par les autorités provinciales du Sud-Kivu. Selon l’Agence France Presse(AFP), les   Forces armées de la RDC (Fardc) ont voulu disperser vendredi à Kamanyola des réfugiés « en tirant des balles en l'air mais ils ont été débordés par les jets de pierres », a déclaré à l'AFP Josué Boji, directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur du Sud-Kivu. Selon M. Boji, un groupe de réfugiés burundais exigeait la libération de quatre des leurs, arrêtés dans la nuit de mercredi à jeudi puis « expulsés vers leur pays d'origine ». On dénombre « 34 morts côté réfugiés burundais et 124 blessés », a-t-il indiqué, revoyant à la hausse un premier bilan de 18 réfugiés tués et un militaire congolais, donné un peu plus tôt.

D'après les témoignages recueillis par l'AFP, ces réfugiés ont, pour la plupart, fuit la « persécution religieuse » du gouvernement burundais. La majorité d'entre eux sont des adeptes de la prophétesse Zebiya, qui assure avoir des visions de la Vierge dans le nord du Burundi. « Des éclaircissements sont nécessaires » sur les circonstances de ce « fusillade », a réagi le ministre burundais des Relations extérieures, Alain-Aimé Nyamitwe, sur son compte Twitter. L’agence Belga rapporte que la Monusco et son Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) avaient demandé une enquête aux autorités de la RDC. Toutefois, « l'enquête a été ouverte non à la demande de quiconque mais de notre propre initiative » car la RDC « n'est pas un état indolent », a assuré M. Mende. Selon les premiers éléments de la Monusco, l'armée congolaise a répondu à la mort de l'officier en ouvrant le feu sur les manifestants « de façon disproportionnée ».

Pour le gouvernement congolais, les manifestants sont des « membres d'un groupe armé ». « On prétend même qu'ils avaient des Bibles. Le lieutenant de l'armée congolaise serait-il mort de coups de Bible ? », a ironisé M. Mende. Pour le reporter de Belga, dont l’information est relayée par la RTBF, certaines victimes burundaises, présentées par les Nations unies comme des « réfugiés et demandeurs d'asile », seraient « membres d'un groupe armé », a expliqué à l'AFP le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende. « Nous avons ouvert une enquête » à la suite des affrontements dans la province du Sud-Kivu, a ajouté M. Mende. Samedi 16 septembre 2017, la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) avait fait état d'au moins 36 Burundais tués par l'armée congolaise à Kamanyola alors qu'ils manifestaient vendredi. « Un lieutenant de l'armée a été tué » ainsi « qu'une vingtaine des membres d'un groupe armé » étranger lors de ces heurts, a affirmé M. Mende.

Ahmat Zéïdane Bichara

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article