Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’histoire retiendra que la crise du golfe est entrée mercredi dans son 100ème jour après son déclenchement le 5 juin par quatre pays dont l’Arabie Saoudite à leur tête, ont accusé l’émirat gazier de soutenir des groupes islamistes radicaux. Accusations réfutées catégoriquement par Doha. L’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont coupé leurs relations avec le Qatar et l’ont sanctionné économiquement par l’arrêt des liaisons aériennes, maritimes et terrestres. Cette crise diplomatique autour du Qatar s’est rapidement propagée en Afrique où plusieurs pays ont choisi leur camp. Respectivement le 6 et 7 juin, la Mauritanie et les Comores ont choisi de s’aligner à la position saoudienne. Doha est accusé par les autorités mauritaniennes de « soutenir des organisations terroristes, de propager des idées extrémistes et de semer l’anarchie ». Ensuite, le Sénégal et le Tchad ont plutôt décidé de rappeler leur ambassadeur respectif pour consultation. Le Tchad finira par rompre ses relations diplomatiques au mois de septembre accusant le Qatar de soutenir les terroristes et le chef rebelle tchadien exilé à Doha. Une position mesurée car elle ne rompt pas tous les liens avec les Qataries. Le Djibouti, plus prudent a décidé de réduire simplement sa représentation diplomatique pour des raisons évidentes car le Qatar joue les bons offices dans le conflit territorial qui l’oppose à son voisin érythréen. En revanche, le Gabon dit appuyer la décision de l’Arabie saoudite et condamne « les agissements récurrents du Qatar en faveur des terrorismes ».

Le Soudan et la Somalie ont une position opposée à la plupart des pays africains ci-dessus. Le Soudan a dit regretter la décision des « cinq pays arabes frères » et avec la Somalie, ils appellent les parties au dialogue et proposent leur aide pour une médiation, afin de « protéger les intérêts des pays et des peuples arabes », disent-ils.   Le Qatar qui compte au bout de doigts les pays qui lui sont favorables depuis la crise, parait plus qu’isolé. Cependant, le chef du puissant fonds souverain du Qatar n’est pas inquiété par la crise du golfe. Il considère qu’elle avait un faible impact sur le fonds souverain, l’un des plus importants du monde.  Cheikh Abdallah ben Mohamed ben Saoud Al-Thani, directeur général de Qatar Investment Authority (QIA), a indiqué lors d’une apparition publique qu’il n’y a « pas de problème » pour le fonds estimé à plus de 300 milliards de dollars (250,5 milliards d’euros).  Il a répété le même discours d’optimisme, « Les affaires continuent. Busness as usual », disant-il lors d’une intervention à la Carnegie Mellon University, sur son campus de Doha. « On va bien », a-t-il renchérit. Dans son rapport rendu public mercredi, l’Agence de notation financière Moody’s a révélé que la crise actuelle affectait les économies de l’ensemble des monarchies du Golfe confrontées à des difficultés de crédit. Répondant à une question sur les effets de la crise, Cheick Abdallah a indiqué que l’exposition du Qatar par rapport aux pays qui le boycottent était « très, très, très faible » et de conclure que le fonds poursuivrait sa politique d’investissement dans des entreprises technologiques et d’infrastructures aux Etats-Unis. 

Moussa T. Yowanga 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article