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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Depuis l’accession de Donald Trump à la tête de l’une des plus grandes puissances mondiales, la presse américaine entretient des relations très conflictuelles avec le locataire de la Maison blanche, qui nourrit une aversion presque maladive envers les médias. Dans une démocratie aussi vieille que celle des Etats-Unis, il est surprenant d’assister à cette escalade permanente entre le président de tous les américains et la presse qui participe grandement au jeu démocratique de la cité. Si cela se passait en Afrique ou en Amérique Latine, il n’y aurait pas grand-chose à dire, d’autant plus que la plupart de mauvais élèves au classement mondial de la liberté de presse établi annuellement par l’organisation Reporters sans frontières proviennent majoritairement de ces parties de la planète. Les assauts répétés du président Trump contre les médias ont fini par déclencher une avalanche des critiques, des plus anodins aux plus virulents. L’organisation des Nations-Unies est montée au créneau pour fustiger les attaquants incessants de Trump contre les médias qui peuvent être considérées comme une « incitation » à attaquer les journalistes. Le Haut-commissaire aux droits de l’homme s’est élevé mercredi contre ces salves répétées mais aussi « l’abomination » des discours suprémacistes à Charlottesville. Systématiquement le travail des hommes de médias « est attaqué » par le président américain, a déploré face à la presse Zeid Raad Al-Hussein.

Il s’est demandé si Donald Trum prendrait sa responsabilité au cas où il arrive quelque chose à certains d’entre eux. Il s’est dit « profondément préoccupé ».  M. Zeid s’est rappelé de l’absence de réaction du président Trump au lendemain des émeutes entre militants suprémacistes et contre-manifestants récemment à Charlottesville. Il a dénoncé ce qu’il qualifie d’une « abomination ». Pour lui, ce type de discours extrémistes avait eu des graves conséquences par le passé pour les habitants. Il a rappelé au président américain que ses assertions pouvaient avoir un impact sur les citoyens. Le numéro 1 de l’ONU, le portugais Antonio Guterres a également dénoncé les récentes manifestations des racistes blancs aux Etats-Unis et les politiciens qui font  de la peur, leur fonds de commerce pour gagner des voix. Il s’est bien gardé de nommer ces hommes politiques. Reporters sans frontières veille au grain et dénonce toute dérive en matière de violation de la liberté d’expression. Certes, la situation des journalistes aux Etats-Unis est loin d’être alarmante mais RSF feront-ils leur travail convenablement si le pire se produisait. Lors de la journée mondiale de lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes en novembre 2016, Reporters sans frontières a tenu à dresser une triste et sombre galerie de portraits constituée de 35 chefs d’Etat, hommes politiques, chefs religieux, milices et organisations criminelles qui censurent, emprisonnent, torturent ou assassinent les journalistes. Qualifiés de prédateurs par RSF, ils sévissent pour la plupart depuis des années, voire des décennies. Ils piétinent sans cesse la liberté de la presse et commettent le plus d’atrocités à l’encontre des journalistes. 

Moussa T. Yowanga

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