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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Un vote historique des kurdes d’Irak en faveur de leur indépendance s’est déroulé lundi malgré l’hostilité du pouvoir central très fébrile et inquiet de voir le pays amputé de sa région nord. D’autres pays comme la Turquie, la Syrie et l’Iran où sont originaires des minorités kurdes ont vivement dénoncé le référendum craignant que la consultation ne soit contagieuse, au point de redessiner la carte de la région, issue de la Première Guerre mondiale. Les parlementaires arabes uniquement ont demandé à l’armée de se déployer dans la zone autonome de Kurdistan âprement disputée avec le pouvoir central. Le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres n’a pas manqué d’appeler « au dialogue et à des compromis ». Il s’est dit « préoccupé » par le risque de déstabilisation Au total 12 075 bureaux de vote devraient accueillir quelques 5,3 millions d’inscrits devant se prononcer au cours de cette consultation référendaire. Aucun chiffre officiel de participation n’était communiqué en soirée mais des foules nombreuses et enthousiastes se sont déplacées pour voter à Erbil, Souleimaniyeh et Dohouk, trois régions formant le Kurdistan, et aussi des endroits disputés avec Bagdad. Un votant a fait égorger une vache pour marquer l’évènement à Erbil, le plus important bureau de vote.  « J’ai apporté cette vache, car aujourd’hui c’est la naissance de l’Etat, c’est la tradition d’égorger une vache lors des naissances », a affirmé Dalgach Abdallah, un avocat âgé de 27 ans.

 

Quant à Massoud Barzani, vêtu d’un habitat traditionnel, souriant a accompli son devoir citoyen tôt le matin. En revanche, la même affluence a été observée même hors du Kurdistan dans des quartiers Kurdistan où les votants arboraient des drapeaux, au son de la musique et des tirs de joie. Un électeur s’est exclamé : « Si j’avais 20 doigts, j’aurais voté 20 fois pour mon Etat ». Itissam Mohammed, 45 ans. Elle s’est confiée en révélant qu’elle venait de tremper son index dans l’encre avec de glisser son bulletin dans l’urne. A noter que dans cette ville disputée, Arabes et Turkmenes ont boudé l’isoloir. « J’ai le sentiment que mon identité, ma nationalité, mon patrimoine et mon histoire seront perdus », s’est inquiété Abdallah Aouji, un enseignant Turmène de 42 ans. Un couvre-feu a été décrété dans le centre de Kirkouk, puis dans des secteurs arabes Turkmène, « jusqu’à nouvel ordre », selon la police. Un autre responsable a affirmé que ce couvre-feu serait levé dans les prochaines heures. « Il a été imposé pour éviter des frictions, mais demain ce sera un jour de travail normal ». Les bureaux de vote ont fermé à 19h avec une prolongation d’une dans de cas si rares. Attendu mardi soir, le résultat du scrutin n’est plus un secret puisque la majorité des kurdes devait massivement se prononcer pour le « oui ». Le président du Kurdistan, Masssoud Barzani prévient qu’il n’est question de faire suivre le référendum par une déclaration d’indépendance mais il estime qu’il marquerait le début de « discussions sérieuses » avec le pouvoir central pour régler les contentieux.

Moussa T. Yowanga

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