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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Un programme de formation initié par l’Union européenne au bénéfice de 87 nouveaux garde-côtes libyens s’est ouvert dimanche en Italie. Il s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de la lutte contre le trafic de migrants en Méditerranée, selon l’annonce faite lundi par les responsables de l’opération navale de l’Union européenne Sophia. La formation regroupe des officiers de la marine et des garde-côtes, en première ligne contre les passeurs agissant à proximité des côtes libyennes. Elle se déroule au sud à Tarantoi, une base militaire italienne et s’étale jusqu’à la moitié de novembre, selon le communiqué de l’opération EU Nayformel Sophia. Concrètement, la formation vise à « accroître la sécurité des eaux territoriales libyennes » en « renforçant leurs capacités et compétences de base en sécurité maritime, y compris dans les activités de recherche et de secours pour sauver des vies et perturber la contrebande et le trafic depuis et vers les côtes libyennes », selon le même communiqué.

En plus des « activités de navigation » et des « premiers secours », les autres modules comprennent entre autres le droit international de la mer, qui impose une assistance à toute personne en danger, les droits de l’Homme, et les procédures de demande d’asile, fait savoir l’opération navale européenne. Pour éviter de sélectionner des garde-côtes suspectés de nombreux trafic en territoire libyen, le tri des candidats s’est fait sur le volet. Il est utile de rappeler que la Libye est un pays plongé dans le chaos depuis la mort de Khadafi, dépourvu d’autorités centrales légitimes malgré les efforts de la communauté internationale d’imposer un gouvernement d’unité. L’Union européenne avait lancé la mission Sophia en été 2015 après avoir constaté une série de naufrages dramatiques et émouvants dans le but de s’attaquer aux passeurs de migrants en Méditerranée. Ensuite, l’opération Sohia s’est vue confiée le mandat de former, en mer et sur terre, les garde-côtes libyens pouvant opérer au plus près des côtes.

Au total 136 Libyens ont été formés à ce propos, depuis fin octobre 2016. L’opération européenne revendique avoir intercepté 117 passeurs et saisi 482 de leurs bateaux malgré de nombreuses critiques formulées à son encontre. Elle est accusée d’avoir échoué à stopper efficacement les passeurs, dont l’activité s’est accrue ces deux dernières années, même si l’on a observé un ralentissement des traversées de migrants sur des embarcations de fortune. Plusieurs ONG de secours en Méditerranée ont dénoncé le mauvais comportement des garde-côtes autour des embarcations en difficulté mettant en danger la vie des migrants. Par ailleurs, les défenseurs des droits de l’Homme déplorent également les conditions dans lesquelles les migrants sont détenus après leur interception, indiquant qu’ils courent le risque de retomber dans un nouveau cycle de violences et d’extorsions en Libye. Moussa T. Yowanga

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