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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La RTBF a publié aujourd’hui jeudi 07 septembre 2017, un reportage tourné par la journaliste Aurélie Fogli où elle rapporte que demain vendredi 08 septembre 2017 serait le grand jour pour près de 5000 candidats.Tous seraient attendus d'après ses informations au Heysel à Bruxelles pour passer l’examen d’entrée qui leur permettra d’accéder aux études de médecine et de dentisterie dans les universités francophones du pays. « Comment en est-on arrivé là ? », se demande la journaliste. « Quelles ont été les grandes étapes de cette saga ? », ajoute-t-elle ? Selon Aurélie Fogli, en 1997, des quotas d’accès à la profession de médecin sont instaurés. A cette époque, le nombre de médecins ne cesse d’augmenter en Belgique. L’idée est donc d’éviter que cette abondance ne pousse les patients à la surconsommation et donc provoque une explosion des dépenses en soins de santé. Comment sont nés les quotas de numéros INAMI : chaque année, la commission de planification établit les besoins de médecins et dentistes du pays, selon l’évolution démographique, l'évolution de la profession et l'évolution de la demande de soins.

Elle explique que c’est à partir de son rapport que le gouvernement fédéral décide du nombre de numéros INAMI disponibles et de leur répartition entre flamands et francophones. Par contre, le fédéral n’intervient pas dans l’organisation des études de médecine et dentisterie puisque cela relève des compétences des communautés. Dès 1997 et l’instauration de quotas, la Flandre choisit donc d’organiser un examen d’entrée, afin d’éviter que le nombre de diplômés en médecine ne dépasse le nombre de numéros INAMI disponibles. Côté francophone par contre, les choses se révèlent un peu plus compliquées, voire carrément cacophoniques. Avant d’en arriver à l’examen d’entrée organisé ce vendredi 8 septembre, les autorités francophones ont exploité plusieurs pistes. Au fil des ans commente la journaliste belge l’auteure de ce reportage, au fil des ans, ce moratoire semble intenable, le nombre de diplômés ne fait qu’augmenter alors que les quotas de numéro INAMI restent bien en place. Des numéro INAMI sont donnés « en avance » sur les quotas des années suivantes. Mais le gouvernement fédéral le répète, ils seront repris un jour (c’est me fameux lisage).

La menace est donc qu’à l’avenir, le problème explose. Face à la pression, notamment fédérale, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles réinstaure un filtrage des étudiants. Il prend à nouveau la forme d’un concours en fin de première année. La suite de la saga est connue. Entre recours devant la justice gagné par des étudiants, bras de fer politique entre le gouvernement fédéral et le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le système sera abandonné. Elle continue d’expliquer en disant qu’au départ, la communauté française choisit de mettre en place un concours en fin de premier cycle, soit en fin de 3e année d’études, le fameux numerus clausus. « Trois ans d’études pour rien ! », ces mots résonnent souvent parmi les étudiants et au bout d’un moment sont entendus, le système est abandonné. Si le système est abandonné, il est vite remplacé. En 2005, place au concours à la fin de la première année d’étude. Mêmes objections et mêmes difficultés pour les étudiants qui parfois réussissent leur année mais ne sont pas en ordre utile pour pouvoir poursuivre leurs études. En 2008, ce concours est lui aussi abandonné. Une période moratoire commence alors. Elle durera jusqu’en 2012. Cette année-là, un test est tout de même imposé à tous les étudiants. Mais il s’agit d’une sorte de test d’orientation qui doit permettre à ceux qui ne sont pas fait pour la médecine ou la dentisterie de s’en rendre compte, mais sans pour autant les exclure des études s’ils le ratent. Ahmat Zéïdane Bichara

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