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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Depuis hier mardi 26 septembre 2017, la presse internationale ou nationale continue de relayer cette information sur le décret du roi Salmane Ben Abdelaziz Al Saoud d’autoriser les femmes de son pays à conduire. Ce sont les médias locaux qui furent les premiers à lancer au public cette nouvelle aux femmes saoudiennes. Une intervenante à France24 parle d’une décision historique. Selon France24 et l’Agence France Presse (AFP, cette mesure, qui entrera en vigueur d'ici mi-2018, s'inscrit dans un plan de réformes visant à réformer le royaume à l'horizon 2030.Petite révolution au royaume wahhabite. Les Saoudiennes seront bientôt autorisées à conduire, selon un décret royal publié, mardi 26 septembre, par l'agence de presse officielle SPA. Le roi Salmane a ordonné « de permettre d'accorder le permis de conduire aux femmes en Arabie Saoudite », indique le texte.

Le décret ordonne la formation d'un organe ministériel consultatif dont l'avis sera rendu dans les 30 jours et précise que la mesure entrera en vigueur d'ici juin 2018.Aussitôt l'annonce faite, le secrétariat d'État américain a salué « un grand pas allant dans la bonne direction ». « Nous sommes très heureux », a affirmé la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert devant la presse à Washington. Dans leurs commentaires, les reporters de l’AFP et de France 24 eurent déclare que si ce pas en appelait d'autres en matière des droits des femmes, elle s'est bornée à répondre : « aujourd'hui, nous sommes contents ». Royaume ultraconservateur du Golfe, l'Arabie saoudite est le seul pays au monde où les femmes n'avaient jusqu'ici pas le droit de conduire. Elles sont également soumises à la tutelle d'un homme de leur famille généralement le père, le mari ou le frère pour faire des études ou voyager. France 24 cite Clarence Rodriguez, auteure de la « Révolution sous le voile » qui rappelle qu'il y a deux ans encore les femmes qui avaient osé de prendre le volant  étaient considérées comme « des traînées, des terroristes ». « Mais c’est seulement lorsque les femmes ne seront plus sous la férule des hommes que l’Arabie saoudite entrera dans l’ère de la modernité, tempère la spécialiste. Elle n’en a pour le moment qu’un pied. Et puis, on verra comme cela se passe sur le terrain car il s’agit là d’un décret royal, or la société saoudienne est très conservatrice. »

 

Dans le cadre de son ambitieux plan de réformes économiques et sociales à l'horizon 2030, Riyad semble assouplir certaines des restrictions faites aux femmes et tente prudemment de promouvoir des formes de divertissement, malgré l'opposition des ultraconservateurs. D’après surtout l’AFP, à l'occasion de la fête nationale du royaume le 24 septembre dernier, des centaines de femmes ont pu prendre place pour la première fois dans le stade Roi-Fahd à Ryad où étaient organisés des concerts et des feux d'artifice. Jusque-là, les femmes n'étaient pas admises dans les stades, en application de la règle de séparation entre les sexes dans les espaces publics. En novembre dernier, le prince et milliardaire saoudien Al-Walid ben Talal, connu pour son franc-parler, avait lancé un vibrant appel pour que les femmes obtiennent enfin le droit de conduire en Arabie saoudite. Il avait parlé du « coût économique » du fait que les femmes en Arabie saoudite dépendent, pour se déplacer, de chauffeurs privés « étrangers » ou de taxis. Et si un mari trouve le temps de conduire son épouse, cela suppose qu'il s'absente de son travail, réduisant sa productivité, avait-il déploré. L’AFP soutenue par France24 conclut qu’autoriser les femmes à conduire est désormais une demande sociale urgente que la conjoncture économique justifie en référence aux difficultés budgétaires que connaît son pays en raison de la baisse de ses recettes pétrolières, consécutive à l'effondrement des cours du brut. Le recours à des chauffeurs étrangers coûte des milliards de dollars à l'économie saoudienne. La Rédaction 

 

 

 

 

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