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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans une réaction personnelle publiée sur les réseaux sociaux, reprise par plusieurs ressortissants Tchadiens et Camerounais, dont le titre est : « Le Tchad peut… Il peut encore se relever, comme le Japon, le Singapour ou le Viêtnam », son auteur qui signe au nom Don Ebert eut commencé son analyse d’espoir en disant qu’il suffit d’un peu de volonté, pour faire face au doute et au désespoir à la crise de la réflexion, à la défaite de la pensée, à la démission de l’esprit humain, à l’abdication de l’intelligence individuelle et collective, au renoncement à la raison et au bon sens. Cette analyse personnelle qui donnerait l’air d’une œuvre poétique eut ramené son auteur à user d’une comparaison lointaine des Etats d’Asie avec son pays d’origine qui est le Tchad, un territoire francophone situé au cœur du continent. Il a fait un constat réel sur le progrès exponentiel de ces trois pays cités en disant que des forêts de gratte-ciels à perte de vue, des parcs immenses, de gigantesques centres commerciaux, des îles artificielles.

D’après ce jeune qui s'est mis dans la peau d’un analyste de la situation alarmante et inadmissible de son pays le Tchad, constate qu’il est difficile d’imaginer que le Japon fut rasé lors de tremblements de terre. Entièrement brûlé plusieurs fois, ravagé par les bombardements pendant la seconde guerre mondiale, mais après chaque catastrophe, après chaque coup reçu, il a su renaître de ses cendres, encore plus conquérant aujourd'hui comme nous pouvons le constater. Faites de grandes turbulences, animée par de violences guerrières, secouée par les rébellions quasiment intarissables, caractérisée par l'instabilité politique chronique, endeuillée par les famines, les épidémies et les rivalités ethniques criantes, l'histoire tchadienne peut encore se réécrire, comme celle du Japon. Il continue de constater que l’Hymne national du Singapour (cette contrée qui me fascine tant) est « Puisse Singapour progresser », comme l'hymne national tchadien qui comporte aussi le concept de « progrès », non ? Qu'est-ce qu'on en fait 57 ans après notre supposée « indépendance » ? Absolument rien. Absolument pas grand-chose. Alors qu'en seulement 52 ans d'indépendance, le Singapour est passé du tiers-monde au paradis du business mondial. C’est un tout petit territoire, pour ceux qui aiment l'histoire, coincé entre l’Indonésie et la Malaisie. Grand comme 7 fois Paris. Un peu plus de 5 millions d’habitants. Il cite aussi avec un constat personnel qui paraissait celui d’une personne qui a vécu dans l’un de ses pays asiatiques en remarquant de loin ou de près que des tours à perte de vue, avec à leurs pieds partout des espaces verts et, au Sud, des plages paradisiaques.

Singapour, c’est la Cité-Etat de tous les records : 8% de croissance économique en moyenne, délinquance proche de 0%, 2% de chômage, n°1 pour la qualité de vie, n°1 pour le système éducatif, n°1 pour les affaires, n°1 pour la sécurité. Un taux de criminalité parmi les plus bas au monde. Une réussite incomparable jusqu'ici. Un foyer sur 5 est millionnaire. Un miracle venu du ciel ? Tout est question de « volonté ». C’est là où son analyse devient très intéressante. Il attaque avec une force incroyable bourrée des mots chargés comme des pistolets : « Alors on va me dire que non c'est la France, c'est la métropole, c'est le Fcfa, ce sont les quelques petits cons, Macron, De Gaulle, Focard, etc. oui ils y sont pour quelque chose, mais enfin, où est partie notre volonté de changement ? Une volonté toujours pleurnicharde ? Une volonté qui se victimise incessamment ? Je crois que le Vietnam est une ancienne colonie française, mais peu de gens y parlent le français, la langue de Molière comme on le dit si souvent. En tout cas pas comme dans les anciennes colonies françaises d'Afrique, non ? Ils ne parlent que le vietnamien et ce, malgré leur statut d'Etat membre de l'OIF depuis 1970. » C’est ce jeune Don Ebert qui le dit de ses propres mots. Il donne l’impression d’un jeune garçon qui ne comprend plus son pays et les dirigeants de son pays dirigé par Idriss Deby Itno et le Mouvement Patriotique du Salut(MPS) en remarque que le problème, oui le véritable problème, ce ne sont pas toujours les « autres », c'est aussi et surtout « nous ». Mais est-ce que les dirigeants de son pays le Tchad le comprendraient ? Est-ce que ses hommes et ses femmes politiques du régime actuel d’Idriss Deby Itno affaiblis par cette crise économique et financière qu’ils ont eux-mêmes crée se tourneraient-ils vers les cris du cœur de Don Ebert pour effectuer des analyses minutieuses de sa comparaison en matière de développement qu’il a établi entre le Tchad son pays et ceux d’Asie ? Certainement non ! S’ils le font, ça sera une bonne chose, puisqu’il ne s’arrête pas que sur le régime actuel de Deby Itno ou sur la mauvaise gouvernance fabriquée par beaucoup de fonctionnaires tchadiens animés de mauvaise foi.

 

Don Ebert lance un appel aux anciens régimes politiques avec des phrases simples ,mais directes : « Le Tchad peut se relever, si les anciens régimes politiques arrêtent de changer simplement de nom, si l'éducation arrête de tuer le savoir, si les marchés financiers arrêtent de détourner les richesses, si le droit arrête d’être gauche ou de se souiller, si la Politique arrête d'unifier en divisant ou en indexant, si le politique arrête de faire du pouvoir la seule finalité de la Politique, si le pouvoir arrête de maintenir les populations dans l'esclavage, si l'Etat arrête de se désétatiser, si la République arrête de se monarchiser, si le citoyen et la citoyenne arrentent de servir les causes du « citoyennisme », différentes ». Tous ses mots utilisés qu’ils soient juste ou faux d’écrire, ce sont ses mots et cette façon de garder l’originalité d’une analyse de chaque auteur ou citoyen soucieux de l’avenir de son pays, permettrait ou permet plus directement au monde de savoir ou d’être au courant des préoccupations de beaucoup de jeunes Tchadiens de la situation politique, sociale et surtout économique difficile dont traverse le Tchad. De Carlos Molina n’a-t-il pas dit : « La jeunesse, c’est se révolter contre tout ». N’a-t-il pas raison, si rien de bon ne se fait pour cette jeunesse-là, c’est tout à fait normal que des jeunes comme Don Ebert exprime leur révolte contre les dirigeants de leur pays ou plus généralement contre leur pays qui n’avance contrairement à d’autres, dont leur progrès économique, social ou politique s’auto aux yeux. Valérie Pécresse avait déclaré lors de sa prise de fonction en tant que Ministre française de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, un 18 mai 2017 : « Il faut redonner confiance à la jeunesse »

Ahmat Zéïdane Bichara

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