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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La chronique de Kébir Mahamat Abdoulaye 

La crise financière et économique qui frappe le pays depuis 2014 a considérablement baissé le PIB de 14 milliards de dollars $ en 2014 à 9,6 milliards de dollars $ en 2016, soit une baisse de 4,4 milliards de dollars $ en valeur absolue et de 31% en valeur relative. Le budget de l'Etat a chuté de 1775 milliards FCFA de 2014 à 936 milliards de FCFA en 2016, soit une baisse de 839 milliards FCFA en valeur absolue et de 47% en valeur relative. Cette dégringolade du PIB on peut l'expliquer par la chute de revenu du pétrole, 37% du PIB global, d'abord en raison de la baisse des cours de pétrole. Puis par la baisse des recettes ordinaires consécutives à l'insécurité dans la sous-région (effet Boko-haram au Nigeria, Cameroun...). Ce sont des causes conjoncturelles. Au niveau des causes structurelles de la crise économique, on peut citer : une politique budgétaire de déficit budgétaire sur une longue période même en période de forte croissance économique et de l'envolée des cours de pétrole ; le détournement massif des ressources publiques et par l'aggravation de la culture de l'impunité ; le développement des pratiques de dépenses extra-budgétaires ; la pratique d'instabilité des responsables dans leurs fonctions. Ce qui encourage l'incohérence, affectent l'efficacité, l'efficience et absence de culture des résultats ; absence de politique d'épargne nationale à court, moyen et long terme.

Il y a ensuite l’absence/insuffisance de politique de suivi-évaluation des programmes et politiques publiques ;un climat des affaires moins amélioré par l'insuffisance de la sécurité juridique, des infrastructures économiques moins performantes donc tous moins favorables à l'investissement étranger ; absence de politique économique pour la diversification de l'économie nationale ; des secteurs à forte valeur ajoutée ont été négligés à savoir l'élevage, l'agriculture, aussi le développement Petites et moyennes entreprises. Enfin on constate aussi beaucoup de changement des Premiers Ministres (17 depuis 1990 contre 8 au Cameroun depuis 1984) et des Ministres rend l'action gouvernementale plus instable donc affecte les programmes politiques nombreux, contradictoires et souvent retardés par le gaspillage de temps ;  absence/insuffisance des investissements publics productifs contre des dépenses militaires et autres dépenses improductives explosives ; absence/insuffisance et non-respect de la planification stratégique du pays ;des budgets votés, promulgués avec retard et beaucoup de collectifs budgétaires dans une, deux années consécutives ( 6 fois collectifs budgétaires en 3 ans ) ce qui ne permet pas d'exécuter de manière optimale et efficiente les recettes et dépenses publiques suivant des procédures et règles des finances publiques.

En définitive, afin de retrouver le niveau du PIB de 2014, le Tchad a besoin 4,4 milliards de dollars $. Comment trouver cet argent afin d'encourager la relance de l'économie ? Peut-être la réponse sera obtenue dans la table ronde avec les bailleurs à Paris du 7, 8, 9 septembre à Paris. Cependant sans entreprendre une volonté politique pour combattre la mauvaise gouvernance avec toutes ses conséquences, les 4 milliards de dollars $ même mobilisés, ne pourraient être la panacée à la crise économique, susciter un développement économique durable et harmonieux.

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