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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Chris Schematsi du mouvement citoyen « compte à rebours » en RDC a réagi : « Chers amis congolais, africains et du monde…unissons-nous pour exiger la libération immédiate de Sephora Bidwaya, jeune juriste congolaise, arrêtée injustement avec ses 11 compagnons par les forces de l’ordre, battue, emprisonnée et détenue illégalement dans les geôles de Goma (Kivu – RD Congo) dans des conditions ‘inhumaines’ depuis Décembre 2016, pour avoir simplement et en vertu de ses droits de citoyenne congolaise protesté pacifiquement avec un « carton rouge » contre la prolongation illégale du mandant de Joseph Kabila au-delà du délais constitutionnel prescrit et nombre légal de mandats à la présidence de la République Démocratique du Congo. Voici un résumé des faits : Sephora Astride Bidwaya, âgée de 25 ans, est une activiste politique en prison à Goma, ville dans l’est du pays, depuis plus de cinq mois. Elle est mariée à B.M Vuninka. Diplômée en droit de l’Université de Goma;elle s’était engagée en politique à l’âge de 18 ans. Sephora, battue et emprisonnée pour un carton rouge : les forces de sécurité l’ont arrêtée le 19 décembre 2016, avec 11 autres membres de partis de l’opposition, lors d’une manifestation pacifique contre le fait que le Président congolais Joseph Kabila allait rester au pouvoir au-delà de son deuxième et dernier mandat autorisé par la constitution, qui prenait fin ce jour-là. Le jour ou Sephora fut arrêté : son mari était paisiblement au travail mais fut aussi arrêté du coup. Il n’avait aucune idée de la raison pour laquelle il était détenu.

Ce n’est qu’après 72 heures qu’il fut informé que sa femme avait aussi été arrêtée le 19 décembre 2016, en possession d’un carton rouge (brandi par les manifestants pour symboliser que Kabila avait fait son temps). Il fut informé qu’il avait aussi été arrêté en raison des activités politiques de ma femme. Il fut finalement libéré le 26 décembre 2016. Une fois sorti de détention, B.M Vuninka a été informé que la police avait transféré sa femme des cellules de détention au parquet de Goma, où trois policiers s’étaient permis de tirer sa femme Sephora par son pantalon. Elle reçut des coups de botte dans le ventre et dos. Pour la faire monter dans la camionnette, on l’y avait pratiquement jetée violement. Pendant que les autres la battaient, la colonelle l’insultait, disant : « Tu te joins aux activistes pour te chercher des hommes. Tu es une sale pute ! Tu vas en avoir pour ton compte et regretter d’être descendue dans la rue ce jour-là [pour manifester]».Selon son mari, les coups reçus sont à la base de tous les problèmes de santé qu’elle a actuellement en prison. De quoi en avoir les larmes aux yeux ! Sephora Bidwaya fut transférée plus tard à la prison centrale de Munzenze à Goma, où elle est toujours détenue. Son mari a décrit comment son état de santé se détériore : « Deux mois avant qu’elle soit arrêtée, Sephora avait subi une opération, au cours de laquelle nous avions perdu notre premier bébé. Ses plaies n’étaient pas bien cicatrisées lors de son arrestation, et les coups reçus lui ont causé des douleurs atroces. Elle est aussi asthmatique. En prison, elle a toujours des malaises.

Elle s’est évanouie cinq fois pendant la nuit du 17 mai 2017. Elle dort à même le sol. L’eau à boire n’est pas potable, et les toilettes sont sales. » Sephora Bidwaya et les 11 autres manifestants détenus ont été accusés « d’outrage au chef de l'État », mais le procès n’a toujours pas eu lieu depuis des mois : ce qui en fait surtout une détention prolongée et illégale. La constitution de la RD Congo déclare que « Tous les Congolais sont égaux devant la loi et ont droit à une égale protection des lois ». Aidons donc Sephora (qui a déjà été longuement soumise à un traitement cruel, inhumain et dégradant) à retrouver sa liberté, au travers les lois prescrites et en tant que congolaise dans son pays, pour jouir pleinement ses droits déjà bafoués, mais que notre constitution lui garantit sûrement :« Toute personne a droit à la liberté d’expression. Ce droit implique la liberté d’exprimer ses opinions ou ses convictions, notamment par la parole, l’écrit et l’image, sous réserve du respect de la loi, de l’ordre public et des bonnes mœurs. » « Nul ne peut être tenu en esclavage ni dans une condition analogue. NUL ne peut être soumis à un traitement cruel, inhumain ou dégradant. »« Aucun Congolais ne peut, en matière d’éducation et d’accès aux fonctions publiques ni en aucune autre matière, faire l’objet d’une mesure discriminatoire, qu’elle résulte de la loi ou d’un acte de l’exécutif, en raison de sa religion, de son origine familiale, de sa condition sociale, de sa résidence, de ses opinions ou ses convictions politiques, de son appartenance à une race, à une ethnie, à une tribu, à une minorité culturelle ou linguistique ».Son arrestation était injustifiée, sa détention en prison est illégale…exigeons sa libération immédiate et sans conditions par les autorités congolaises, ainsi que les 11 autres activistes. Réveillons-nous donc et joignons nos forces. Chacun de nous peut aider en prenant action pour mettre fin à cette injustice : simple partage de ce message sur réseaux sociaux, ou plaidoyer d'une manière ou d'une autre en sa faveur pour que justice soit rendue et très vite! ». Réaction relayée par Eric Mocnga Topona

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