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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Qu’il s’agisse de l’Amérique Latine, de l’Afrique ou de l’Asie, on se rend bien compte que le monde traverse globalement une période pleine d’incertitudes liées à la fois, au changement climatique, au terrorisme islamique, aux ventes des armes alimentant des guerres entre des forces hostiles à la paix, aux catastrophes naturelles, aux questions migratoires etc. Plus que jamais aucun continent, aucune partie de la planète n’est à l’abri de mauvaises surprises. Le bouleversement de nos sociétés, de notre environnement tout court doit amener les gouvernants à plus de responsabilités dans leur prise de décision et les autres acteurs de la société civile à plus de vigilance dans leur travail de pression, la population enfin à ne pas se laisser abuser par des pouvoirs corrompus et égocentriques. Que dire du rôle primordial que devrait jouer les organisations internationales et régionales ? Sans une volonté commune de surmonter les défis auxquels l’humanité est collectivement confrontée, on risque de connaître des lendemains encore plus difficiles. L’avenir de tous dépend de chacun si nous voulons préserver notre planète et construire un avenir meilleur. Que retenons-nous de la semaine qui s’achève en Amérique Latine ? Il vous revient de vous en rendre compte à travers la compilation des actualités ci-dessous.

Brésil : Deux naufrages en deux jours, près de 40 morts (Source RTBF & AFP).Le Brésil a été endeuillé par deux naufrages qui ont fait près de 40 morts en deux jours, avec l'annonce jeudi d'un accident maritime qui a tué au moins 18 personnes dans l'État de Bahia (nord-est). Fin de matinée, hier, les autorités avaient fait état de 22 morts à Bahia, un bilan revu à la baisse en milieu d'après-midi, après de nouvelles données de l'Institut Médico-légal, a expliqué à l'AFP le commandant Flavio Almeida, porte-parole de la Marine brésilienne. Mardi soir, un premier bateau avait fait naufrage sur le fleuve Xingu, dans l'État du Para (nord), faisant 21 morts, selon le dernier bilan des autorités locales. "Nous regrettons profondément la perte de dizaines de vies lors des accidents avec des embarcations au Para et à Bahia. Notre solidarité envers les victimes, a réagi jeudi le président brésilien Michel Temer dans un communiqué officiel.

 Toutes les mesures nécessaires ont été prises pour établir la cause des accidents et punir les responsables". Selon les autorités locales, l'accident de jeudi s'est produit à 6h30 (9h30 GMT), à près de 200 mètres des côtes, quand le ferry qui transportait 120 personnes faisait la traversée entre Salvador et Mar Grande, dans l'île voisine d'Itaparica. "Nous sommes parvenus à retrouver 21 survivants, mais beaucoup d'autres ont été repêchés par des embarcations civiles", a expliqué le commandant Almeida, ajoutant que 126 militaires étaient mobilisés pour les recherches. Les services de santé de l'État de Bahia ont indiqué que 89 passagers de ce bateau ayant survécu à la tragédie ont été admis dans quatre hôpitaux de la région. "Nous avons étendu le périmètre des recherches pour tenter de retrouver d'autres survivants", a ajouté le porte-parole de la Marine. Le gouverneur de Bahia, Rio Costa, a décrété trois jours de deuil officiel et a assuré dans un communiqué que "toutes les forces du gouvernement (étaient) mobilisées pour secourir les victimes". "Il pleuvait, une vague est arrivée et le ferry s'est retourné. Il y avait beaucoup de monde", a commenté Edvaldo Santos de Almeida, un des survivants du naufrage, cité par le site d'informations G1. "Les secours ont mis beaucoup de temps à arriver, nous sommes restés près de deux heures dans la mer", a-t-il ajouté En ce qui concerne le premier naufrage, les autorités de l'État de Para ont relevé jeudi matin de 10 à 21 morts le bilan du naufrage d'un bateau qui transportait 49 personnes sur le fleuve Xingu, un affluent de l'Amazone.

 L'organisme local de régulation des services publics (Arcon) a indiqué mercredi soir dans un communiqué que cette embarcation n'était pas déclarée dans les registres et "réalisait du transport clandestin de passagers". Les autorités ont dénombré 23 survivants et les recherches continuaient pour tenter de sauver les sept personnes encore portées disparues. Selon les pompiers, des corps ont été retrouvés flottant à quatre kilomètres du lieu de l'accident. Les personnes retrouvées vivantes sont celles qui ont pu regagner la terre ferme à la nage, l'embarcation ayant coulé à quelque 500 mètre des berges, a expliqué la chaîne de télévision Globonews. L'embarcation a fait naufrage mardi à 21H00 mardi (mercredi 0H00 GMT) sur le Rio Xingu, un affluent de l'Amazone, près du village de Porto de Moz. Le bateau, Commandante Ribero, avait quitté la ville de Santarem à destination de Vitoria de Xingu, à 350 km de là. Les causes de l'accident n'ont toujours pas été établies, mais les pompiers évoquaient la possibilité que le bateau ait été surpris par un orage près de Porto de Moz, après y avoir fait une escale pour faire monter à bord une quarantaine de passagers. Il s'agit du deuxième naufrage meurtrier ce mois-ci dans le Para, après une collision le 2 août entre des bateaux sur l'Amazone qui avait entraîné la mort de neuf personnes et avait alors été considérée comme le plus grave accident de ce type depuis 1981 dans cet Etat. Selon le journal Folha de Sao Paulo, 1160 personnes sont mortes dans des naufrages dans la région amazonienne depuis 1981.

Chili : le Tribunal constitutionnel valide la dépénalisation de l'avortement thérapeutique (Source Belga).Le Tribunal constitutionnel du Chili a validé lundi la loi de dépénalisation de l'avortement thérapeutique, déjà approuvée par le Parlement, alors que l'IVG n'était autorisé sous aucune circonstance. L'institution a rejeté "les deux recours (déposés par la droite, ndlr) par six votes contre quatre, au sujet des trois causes d'interruption de grossesse" désormais autorisées, pour les femmes dont la vie est en danger, qui ont été violées ou dont le fœtus est jugé non-viable, a déclaré Rodrigo Pica, secrétaire général du Tribunal constitutionnel, lors d'une conférence de presse.

 La Colombie offre protection et asile à l'ex-procureure du Venezuela (Source RTBF & AFP).L'ex-procureure générale du Venezuela et opposante Luisa Ortega, qui a fui en Colombie, est "sous la protection" de ce pays, et l'asile lui sera octroyé si elle le souhaite, a déclaré lundi le président colombien Juan Manuel Santos. "La procureure Luisa Ortega se trouve sous la protection du gouvernement colombien. Si elle demande l'asile, nous le lui accorderons", a annoncé le président sur son compte Twitter à propos de cette opposante au président socialiste Nicolas Maduro. Chaviste (du nom du défunt Hugo Chavez, président de 1999 à 2013 et mentor de Nicolas Maduro) devenue dissidente, Mme Ortega, 59 ans, avait été démise de ses fonctions le 5 août par la toute nouvelle Assemblée constituante acquise au chef de l'Etat vénézuélien. Accompagnée de son époux, le député chaviste German Ferrer, elle est arrivée vendredi à Bogota dans un vol privé après avoir transité par l'île caribéenne d'Aruba.

Luisa Ortega, qui a vivement dénoncé la radicalisation du gouvernement vénézuélien ces derniers mois, était aussi interdite de sortie du territoire et avait vu ses comptes bancaires gelés. Sur son compte Twitter, elle avait révélé vendredi que des agents du service de renseignement avaient perquisitionné deux jours plus tôt son domicile, après une demande d'arrestation de son mari, accusé de corruption. Le nouveau procureur général, Tarek William Saab, avait annoncé le même jour qu'il allait demander à l'Assemblée constituante d'entamer le processus pour priver M. Ferrer de son immunité parlementaire. L'annonce de l'arrivée du couple en Colombie a été faite peu après que le Parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l'opposition, eut été privé de la majorité de ses pouvoirs par la Constituante, qui poursuit ainsi la reprise en main du pays amorcée par Nicolas Maduro. Elue fin juillet dans le sang et contestée par une grande partie de la communauté internationale, la Constituante, assemblée de 545 membres tous issus du chavisme, s'est attribuée l'essentiel des pouvoirs du Parlement. Son initiative marque un nouvel épisode dans la grave crise politique secouant le Venezuela, où les manifestations exigeant le départ du chef de l'Etat élu en 2013, sur fond de naufrage économique, ont fait 125 morts depuis le 1er avril.

Mexique : Une offrande de loup de l’époque aztèque retrouvée avec des pièces d’or d’une grande finesse (Source Actu Latino). Il y a plus de cinq siècles, la dépouille d’un loup âgé d’environ huit mois a été enterrée avec soin par les Mexicas sous le règne d‘Ahuitzotl (1486-1502) dans un espace carré en pierre avec des pièces de métaux précieux et des couteaux de silex. L’inhumation a été réalisée près du Zocalo, la place principale de Mexico, où le Templo Mayor avait été érigé et où il était resté inchangé pendant plusieurs siècles. L’inhumation, fruit d’un acte sacrificiel, a été découverte plus de 500 ans après grâce aux fouilles menées par l’archéologue Leonardo López Luján, elles ont été révélées cet été par David Alire García, ce tombeau a été découvert sur les lieux du Templo Mayor, très proche de la capitale Zocalo, en avril 2017, et c’est le 7 juillet que l’archéologue responsable des recherches, Leonardo Lopez, a officialisé la mise au jour lors d’une conférence de presse. Les prêtres aztèques ont placé le corps de l’animal sur une couche de couteaux en silex, c’était le rituel habituel au quinzième siècle, avant la Conquête espagnole. Selon les croyances préhispaniques, le loup représente Huitzilopochtli, le dieu du soleil et la guerre, les anciens habitants du Mexique considéraient l’animal comme un guide pour que les guerriers déchus ayant péri puissent traverser la rivière dangereuse qui représentait l’inframonde à savoir le monde souterrain. Le loup retrouvé par les archéologues était orné d’une ceinture de coquillages en provenance de l’océan Atlantique, a déclaré le spécialiste López, l’animal était par ailleurs positionné la tête vers l’ouest. 

Les chercheurs de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (INAH) ont fait mention de fines pièces d’or avec lesquelles le canidé était recouvert, la qualité et la quantité des ornements restent très inhabituelles. Le tombeau comprenait 22 pièces complètes, dont des boucles d’oreilles, une bague nasale et un  pectoral en forme de disque, des pièces d’orfèvrerie toutes composées de fines feuilles d’or, a confirmé l’archéologue responsable de l’excavation, Leonardo López. Les experts ont évoqué la rareté des «bijoux» qu’ils considèrent comme « les plus grands et les plus raffinés découverts en plus de 40 ans d’excavations » au Zocalo de Mexico (CDMX). L’animal a été enterré sous le règne d‘Ahuítzotl, un guerrier redouté et sanglant qui a mené une politique étrangère expansionniste, dominant pratiquement tout le centre et le sud du Mexique, y compris le Guatemala. López Luján, directeur du projet Templo Mayor de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire, a déclaré à l’agence Reuters qu’il faudrait analyser les côtes de l’animal pour valider la théorie selon laquelle le cœur de la victime aurait pu être extrait à l’occasion de l’acte rituel « à savoir dans le cadre d’un sacrifice pour honorer les dieux ». Selon les informations, la découverte a été rendue possible par la démolition de deux bâtiments occupant le site depuis plus de deux décennies. Les spécialistes estiment que le Templo Mayor a pu atteindre la hauteur d’un bâtiment de 15 étages avant d’être détruit avec le reste de la capitale aztèque, Tenochtitlan, après la conquête du Mexique en 1521.

Processus éruptif en cours au Guatemala et au Nicaragua, le Volcan de Feu et le San Cristóbal s’agitent (Source Actu Latino).Au Guatemala, le volcan de Feu, situé à environ 50 kilomètres de la capitale du pays centre-américain et s’élevant à 3763 m, a connu une nouvelle phase éruptive, la huitième cette année, deux sources de lave situées sur le cratère ont ainsi alimenté des flux magmatiques. Selon un bulletin spécial publié par l’Institut national de sismologie, volcanologie, météorologie et hydrologie (Insivumeh), l’un des flux de lave de 1 000 mètres de long prend la direction du canyon de Ash et le deuxième se dirige vers la gorge de Seca, à Santa Teresa. Ce processus éruptif a généré des explosions « constantes » qui ont provoqué une colonne de cendres nuisant à la visibilité. Des retombées de fines particules ont déjà été répertoriées dans des zones proches des communautés de Panimaché I, Morelia, Santa Sofia, El Porvenir, Sangre de Cristo, San Pedro Yepocapa et Chimaltenango.

L’éruption a débuté samedi, elle a été marquée par une série d’explosions, des colonnes de fumée et des cendres atteignant 6000 mètres au-dessus du niveau de la mer, elles ont parcouru plus de 20 km à l’ouest et au sud-ouest du colosse.Le Guatemala possède également deux autres volcans particulièrement actifs, le Santiaguito (ouest) et le Pacaya (sud) sur les 32 qui jonchent le territoire guatémaltèque. Le corps scientifique a prévenu que, selon l’activité sismique, les explosions pourraient se maintenir, de sorte qu’« il existe une possibilité » que la phase d’éruption strombolienne passe en vulcanienne. L’institut a recommandé à la Direction générale de l’aviation civile de prendre des précautions avec le trafic aérien en raison de la colonne de cendres et a pris contact avec les agences de tourisme locales pour informer les visiteurs sur les risques éventuels. Au Nicaragua, un volcan connait un nouveau regain d’énergie, il s’agit du San Cristóbal, plus de 50 000 citoyens ont été impactés ce vendredi en raison d’une chute de cendres expulsées par le volcan, des informations données par les autorités locales. Un rapport préliminaire du parti gouvernemental, le Front de libération nationale Sandinista (FSLN), a indiqué que les cendres ont atteint 86 localités à Chinandega et 92 à El Viejo, pour atteindre 178 quartiers et communautés.

Les habitants ont signalé la forte odeur sulfurique émanant du volcan. La Comupred a recommandé aux habitants de porter des masques pour se protéger la bouche et les yeux des cendres, les autorités de Chinandega insistent aussi sur l’importance de ne pas se frotter les yeux, d’utiliser des serviettes humides, de porter des chemises à manches longues, de nettoyer les toits des maisons, de garder l’eau et les aliments couverts, entre autres mesures de précaution. Bien qu’une éruption imminente ait été exclue pour le moment, le Système national de prévention des catastrophes (Sinapred) a rappelé que les cendres peuvent causer des problèmes respiratoires et engendrer des problèmes environnementaux. « Ce type d’activité est périodique, elle se répète une ou deux fois par an à San Cristóbal », a expliqué le volcanologue Armando Saballos, de l’Institut nicaraguayen d’études territoriales (Ineter), lors d’une conférence de presse. « De petites explosions peuvent apparaître et des émanations de cendres plus importantes peuvent se produire, mais elles vont diminuer », a-t-il ajouté. Le San Cristóbal, situé à 1 745 mètres de haut, est le plus haut volcan au Nicaragua et appartient à la « chaîne de montagnes volcaniques » locale, composée de 13 cônes et appartenant à la « ceinture du feu du Pacifique », la zone la plus géologique de la Terre. Il constitue l’un des sept volcans actifs au Nicaragua.

Venezuela: 49 médias fermés par le gouvernement en 2017 (Source La presse Ça).Un total de 49 médias ont été fermés par le gouvernement vénézuélien en 2017, a dénoncé samedi le principal syndicat de journalistes du pays, lors d'une manifestation organisée après la censure de deux radios locales très connues. «Nous avons enregistré la fermeture de 49 médias, pour la plupart des radios, mais aussi des chaînes de télévision payantes comme RCN et Caracol», a plaidé Marco Ruiz, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la presse  (SNTP). Un groupe de journalistes a manifesté samedi contre la décision de la Commission nationale des communications (Conatel) de couper le signal de deux célèbres radios de Caracas, 92.9 FM et Magica 91.1 FM, présentes sur les ondes depuis près de 30 ans. Selon Marco Ruiz, le gouvernement socialiste de Nicolas Maduro applique «une politique systématique d'encerclement et d'asphyxie de tous les espaces permettant encore une libre expression et l'exercice de la critique et de la dissidence». « Nous en arrivons à une phase très avancée en terme de contrôle de l'opinion», a alerté de son côté le secrétaire général du Collège national des journalistes (CNP), Delvalle Canelón. Mercredi, la Conatel a ordonné la coupure du signal de RCN et Caracol, deux grandes chaînes de télévision vénézuéliennes par abonnements. En février, c'est le signal en espagnol de la chaîne de télévision américaine CNN qui avait été fermé, accusé de « propagande guerrière» par le président Maduro, et en avril avaient été visées les chaînes colombiennes El Tiempo et argentine Todo Noticias.

Sélection et commentaire de Directeur de Publication(DP).

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