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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

 A travers les réseaux sociaux, Eric Mocnga Topona,le journaliste tchadien a écrit  depuis l'Allemagne apportant ainsi son soutien à son confrère de ce pays: « Tchad : Avenir De La Tchiré activement recherché ». Eric avertit que le Directeur de Publication du Journal Abba Garde vient de me contacter par SMS. Il a dans la matinée reçu deux appels téléphoniques du Directeur de la Police judiciaire. L’on se rappelle que le Haut Conseil de la Communication (HCC)a mis en demeure le 16 août dernier le tri-mensuel d’information générale Abba Garde. La mise en demeure du journal est due aux observations relevées dans la parution N°176 du 10 au 20 août du journal. Selon le HCC, le journal porte atteinte à la vie privée et tient des « affirmations enfantines » et gratuites sans aucune preuve, ni des éléments objectifs pouvant soutenir de tel propos. Par ce motif, le HCC juge que le journal tri-mensuel d’information générale Abba Garde a enfreint les dispositions légales et réglementaires de l’article 12, 13, et 16 du code d’éthique et de déontologie du journalisme tchadien. Suite aux informations qui circulent sur la mise en demeure le 16 août du journal tri-mensuel d’information générale Abba Garde, beaucoup de Tchadiens ont réagi, certains d’entre eux ont directement interpellé des anciens et nouveaux ministres de la communication et porte-parole du gouvernement ou des conseillers à la présidence, parmi eux Hourmadji Moussa Doumngor. Il a réagi à l’interpellation d’une jeune qui s’est posée quelques questions sur la mise en demeure du journal Abba Garde. Vous trouverez la déclaration de l’ancien ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, actuellement conseiller à la présidence de son pays juste en dessous de l’article intégrale d’Abba Garde dans sa parution N° 176 du 10 au 20 août, à l’origine de la décision du Haut Conseil de la Communication (HCC) le mettant en demeure. Voici l’intégralité de l’article publié par le journal tchadien Abba Garde. Eric Mocnga Topona, le correspondant spécial de Regards d'Africains de France connaît bien le Directeur de Publication d'Abba Garde pour avoir été détenus dans une même prison il y a de cela quelques années. 

 

Titre de l’article : « Après 57 ans d’Indépendance, les descendants des colons colonisent toujours.

Deby le « Panafricaniste » qui tance les colonisateurs à toute occasion est pris en otage par les descendants de ces derniers qui assurent la relève de la mission colonisatrice. Un pouvoir otage. Le régime d’Idriss Deby et lui-même sont sous l’entier contrôle de l’Occident à travers une descendance (les métis) fabriquée à dessein pour perpétuer la domination. Au nombre des descendants qui servent d’instrument de contrôle de la gestion du Tchad indépendant, Hinda Deby est positionnée comme Première Dame de la République. Bien encadrée par des Conseillers Occidentaux Occultes, la Première Dame qui gère déjà les intimités du prince, détient la quasi-totalité des leviers économiques du pays à travers ses cousins métis, placés aux positions stratégiques. Khoudar Acyl, frère cadet de Hinda, est l’aide de camp le plus choyé de Deby.

Juste à côté de Deby, un autre métis nommé Seïd Goudjaï est chef du service protocole. Ainsi positionnés, le Président Deby est toujours bien encerclé par les métis lors des cérémonies. Tout à côté de lui se trouve Hinda. Derrière, la couleur frappante de Khoudar apparait. Devant c’est la même couleur et le gabarit impressionnant de Seïd. Tout est ficelé de sorte que ce qui est destiné au Président Deby ne leur échappe pas.L’Agence Nationale de Sécurité, la puissante police politique secrète du pouvoir est désormais placée sous la coupe d’Ahmat Kogri, un métis très proche de la Première Dame.

Ce dernier serait un choix imposé au Président Deby par les services secrets français qui l’aurait bien façonné durant le temps qu’il a passé à Paris comme attaché de défense de l’Ambassade du Tchad. Le Minsitère des Finances est géré par Christian Georges Diguimbaye, lui aussi, sorti des entrailles d’une métisse. Il a gardé des liens très forts avec ses grands-parents français et bénéficierait fortement de leur soutien auprès du Président Deby. Adoum Younousmi, le chargé de construction de toutes les infrastructures du Tchad et principal artisan de la crise que traverse le pays, est le métis le plus crapule presque sans égal en Afrique noire. Le juteux ministère de l’aviation civile est confié à Haoua Acyl, cousine de… L’Energie qui fait tourner l’économie nationale est gérée par un métis surnommé Kanembou Blanc.

De son vrai nom Mahamat Adoum Ismaïel, actuel Directeur de la Société Nationale d’Electricité a géré la principale entreprise du Tchad la CotonTchad pendant plusieurs années.Les enfants Hissein Bourma, dont l’insolence des richesses est exposée à travers des enquêtes menées par plusieurs institutions internationales, sont d’origine juive. Certains de leurs proches affirment qu’ils sont plutôt d’origine copte. Toujours est-il qu’ils ne sont pas des tchadiens de souche. Malgré qu’ils persistent et signent qu’ils sont Baguirmiens, ils ne se sont pas abstenus de vouloir démontrer qu’ils sont de la lignée du Prophète Mohamed. « Même dans un rêve, je n’ai jamais vu de Baguirmi avec un teint et une silhouette pareille », affirme un notable du Sultan du Barguimi. A L’exception notoire de Mahamat Adoum Ismaïel qui fait preuve de diligence et intégrité, les métis cités sont des prévaricateurs illuminés attachés à la logique morale, politique et économique de leurs ascendants. Ils ont tous la double nationalité.

Même Hinda qui peut tout décider et tout prendre au pays vient se faire attribuer la nationalité française. L’essentiel des biens qu’usurpent ces métis sont investis en Europe ou dans d’autres pays où leurs intérêts sont établis. Le cas d’Adoum Younousmi est très illustratif. Il n’a qu’une seule maison à Farcha dans le Premier Arrondissement et un grand champ à Douguia. Au Niger, pays de son épouse, il est propriétaire d’un Hôtel de 4 étoiles à Zinder. Ses Châteaux bâtis en plein centre de Dakar, ses appartements en France et en Italie, crèvent l’œil. La première Dame et les autres « sang-mêlé » qui caporalisent le pays entretiennent, dans la stricte discrétion, un puissant réseau de solidarité. Stratégiquement, ils se soutiennent efficacement. Rares sont ceux qui triment.

Tombalbaye les a vomis.

Dès le lendemain des indépendances, feu Nargta Tombalbaye a vite décelé le danger que représentaient ces enfants que les colons ont fait semblant d’abandonner entre les mains de nos sœurs. Pour lui, ils étaient les yeux et les oreilles de leurs pères colons. Il a mené une lutte sans merci contre les traitres métis au point de mettre quelques rares en coupe réglée. « Le Président Malloum et Hissein Habré ont entretenu des relations de méfiance avec eux » confie un ancien dignitaire du régime de Habré et ancien membre du Conseil Supérieur Militaire dirigé par feu Félix Malloum.En 1993, en pleine Conférence Nationale Souveraine, feu Wadal Abdelkader Kamougué s’en est pris vertement pris à Naïm Sabit qu’il avait qualifié d’Egypto-juif. « Ce sont les gens comme vous qui sont à l’origine de tous les maux que connait le Tchad » avait fulminé le défunt Lion du Sud.

A cette occasion, Kamougué a été fortement ovationné par les conférenciers nationalistes qui juraient de mettre fin au néocolonianisme par des relais obscurs.Depuis bientôt 20 ans, les métis ont réussi à s’imposer dans toutes les sphères de l’Etat. Bien plus, à un moment où Deby tente de développer un discours anticolonialiste. Et pourtant, aucun des métis aujourd’hui engraissés par son pouvoir, n’était à ses côté à Bamina, ni pendant la marche périlleuse vers Ndjamena en Novembre-Décembre 1990. Ils sont rarement visibles dans les activités propagandistes de son parti le MPS. Pendant que le Président Deby affronte les incursions rebelles, ils prennent le large. Le marathon fluvial organisé par Adoum Younousmi sous la bienveillance de son compagnon d’intérêts Ahmat Mahamat Bachir le 02 Février 2008, divertit encore les piroguiers Kotokos pendant leur partage de Thé.Idriss Deby doit ouvrir grand les yeux pour voir le piège qui se tisse autour de lui et dans l’appareil étatique. Sinon le bateau Tchadien va tanguer.

 

Hourmadji Moussa Doumngor a dit : « Un jeune journaliste m'a interpellé en ces termes : doyen, que pensez-vous de la mise en demeure faite par le HCC à Abba Garde ? ». Je n'ai pas l'habitude de critiquer ce qui se passe après mon passage comme ministre de la Communication parce qu'un auteur célèbre a écrit " que meurent ceux qui vivent les yeux tournés vers le passé, car tel est leur destin." Et je refuse de vivre ou de ressasser le passé, même immédiat. Alors, dois-je me défiler et ne pas répondre à la question du jeune confrère effronté ? non, ce n'est pas mon genre. Dieudonné Djonabaye, le pamphlétaire d'hier n'a pas le choix et c'est le minimum qu'il pouvait prendre comme décision.

L’article incriminé relève de tout sauf du journalisme que j'ai étudié et pratiqué ; relater l'origine des gens pour les indexer et affirmer qu'ils nous colonisent après leurs géniteurs n'a rien d'informatif et n'apporte absolument rien au débat national sur les questions de survie, de liberté, de démocratie et de développement. que dirait-on à un journaliste raciste américain qui récuserait à Barack Obama toute capacité à gouverner les USA parce que dans son pays d'origine on fait couler le sang pour un mandat présidentiel ? Que dirait-on d'un homme politique ghanéen qui invoquerait la paternité anglaise de Jerry Rawling pour salir sa mémoire aujourd'hui? l'article sur les métis tchadiens m'a personnellement mis mal à l'aise parce que même en politique politicienne, c'est malsain de faire des origines de quelqu'un ou de ses infirmités un argument politique. Tout comme j'avais été choqué par ce journaliste qui avait traité l'illustre docteur et homme politique Nagoum de « balafré Ngama ».

 

Au nom de la liberté et de la démocratie, nous sommes en train de tomber dans la bassesse crasse, qui n'honore personne et encore les hommes de médias.Alors faut-il laisser les choses basses mourir de leur bas mort comme l'a dit Valéry Giscard d'Estaing ou mettre un coup d'arrêt à cette descente aux abîmes de la médiocrité idéologique ? Je ne me suis jamais considéré comme juge ou guide éclairé. Mais je conseillerais quand même aux décideurs de ne jamais donner raison à ceux qui cherchent le martyre, car un journal est " une denrée essentiellement périssable » en considérant aussi simplement l'audience de nos feuilles de choux. Mille lecteurs tout au plus et quels lecteurs encore ! Je terminerai en rappelant ce conseil de Houphouet Boigny à Kamougué au cours d'une audience en présence de Rakhis Manany et Abdramane Moussa en marge d'un sommet France-Afrique à Paris : " quand vous avez de l'ambition pour votre pays, il n'y a pas de place pour l'amour-propre.

 

On me dit qu'un tel au Tchad est d'origine mauritanienne ; ce n'est pas un argument politique. J'ai construit la Côte d'Ivoire avec des compétences de la sous-région qui servent loyalement leur pays d'adoption." enfin Abba Garde n'a fait que reprendre la litanie de ceux qui à la conférence nationale souveraine avaient soutenu et fait adopter la disposition selon laquelle, pour être Président au Tchad, il faut être tchadien d'origine et de parents eux-mêmes d'origine tchadienne. Je n'en fais pas mienne, car ceux qui ont encadré les tchadiens dits authentiques pour l'indépendance et tous ceux qui étaient à la base de la rébellion du Frolinat étaient pour la plupart de souches non tchadienne, entendu le Tchad créé par les Colons et rétrocédé aux autochtones des bords du Chari/Logone et des confins désertiques. Ma conclusion, c’est que le niveau du débat politique dont la presse est le reflet obligé reste trop bas dans notre pays. Et je ne dispose d'aucune recette pour rendre les choses mieux. Au secours donc, les éminences grises nationales pour éviter le pire ! »

 

La Rédaction 

  

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