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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

« Nous avons besoin de trouver le courage de partager les rêves qui emplissent nos cœurs. La bravoure pour exprimer les espoirs qui agitent nos âmes. Et la confiance pour transformer ces espoirs et ces rêves en action. A partir de maintenant, l’Amérique sera portée par nos aspirations et non accablée par nos peurs. Inspirée par le futur et non soumise aux échecs du passé. Guidée par notre vision et non aveuglée par nos doutes », Donald Trump. 

En réalité, les Etats-Unis ont changé. Ils ne sont plus ce qu’ils étaient auparavant avec Barack Obama, le premier noir a assuré la fonction du président de la République. Durant ses deux mandats successifs, les anciennes plaies du racisme et de l’esclavage eurent reçu peu ou prou des pansements relativement efficaces, ayant ainsi permis aux noirs, blancs, Hispaniques et d’autres groupes raciaux de se sentir unis comme un seul peuple et de vivre ensemble sans trop de heurts comme l’avait prédit le pasteur Martin Luther King dans son fameux discours:« I have a dream ». Malheureusement l’arrivée au pouvoir de Donald Trump âgé de 71 ans, le 8 novembre 2016, homme d’affaires et novice en politique déjouant presque tous les pronostics en faveur de la candidate démocrate, Hillary Clinton pourtant donnée favorite par les sondages des institutions les plus crédibles, changea profondément le meilleur visage de ce formidable Etat fédéral d’Amérique du Nord peuplé de 324 811 000 habitants (classé 3ème en 2016) sur un vaste territoire de 9 833 517 km2(classé 3ème). Les Etats-Unis de Donald Trump, 45ème président de l’histoire de ce pays, auraient réveillé les démons du racisme qui se manifestent au grand jour à travers les agissements condamnables des militants néonazis du Ku Klux Klan(KKK), dont le leitmotiv n’est rien d’autre que la suprématie blanche. Le passé esclavagiste de certains américains refait surface et doit être sévèrement dénoncé et condamné. Il n’est pas admissible que la plus haute autorité d’un Etat fédéral comme les Etats-Unis, cautionne par sa politique ou ses prises de position, le rejet de l’autre, la discrimination raciale, la construction d’un mur de séparation entre le Mexique et les Etats-Unis, comme l’ancien mur de Berlin en Allemagne. Des mesures à caractère populiste sont de nature à faire prospérer les mouvements ou organisations racistes et xénophobes. Citons entre autres l’expulsion des ressortissants mexicains illégaux accusés ou soupçonnés d’être membres de gangs, de trafiquants de drogue et de criminels, la décision du président américain d’empêcher à certains ressortissants des pays musulmans d’entrée sur le sol américain ayant suscité beaucoup de réactions à travers le monde. Le décret a été suspendu par un juge infligeant un camouflet à Donald Trump qui avait fait du terrorisme un thème de campagne électoral. Son aversion pour les musulmans n’est un secret pour personne. Donald Trump, c’est lui, cet homme d’affaires, élu sous les couleurs du parti Républicain dont beaucoup des caciques n’en voulaient pas, dirige l’Etat fédéral comme une entreprise. Cet étrange personnage politique serait-il venu éteindre la flamme du vivre ensemble dans la paix, chère au défunt pasteur Martin Luther King, auteur du célèbre discours resté mémorable, « J’ai un rêve », de l’anglais « I have a dream » ? Aujourd’hui les Etats-Unis de Donald Trump donnent ainsi l’air d’un espace où le respect de l’autre et de ses droits, semblent bien être renvoyés aux calendes grecques. En ce moment beaucoup d’Américains sont ceux qui ne savent plus à quel sauveur confier leurs souffrances et surtout s’en débarrasser. Il y a ceux qui auraient souhaité la destitution de leur président dans le cadre de la procédure « d’impeachment », prévue par l’article II de la constitution américaine qui stipule que « le président, vice-président et tous les fonctionnaires civils des Etats-Unis seront destitués de leurs charges sur mise en accusation et condamnation pour trahison, corruption ou autres crimes ». La procédure d’impeachment doit être votée à la majorité simple à la chambre des représentants. Un procès s’ouvre alors au Sénat. Pour que le président soit destitué, il faut obtenir la majorité des deux tiers au Sénat ». D’autres, plus raisonnables évoquent plutôt une possible démission comme l’auteur des mémoires de Donald Trump « The Art of the Deal » publié en 1989 qui croit que le milliardaire démissionnerait de la présidence des Etats-Unis avant la fin de son mandat en 2021.

 

La démission de Trump ?« D'ici l'automne », prédit l'auteur de ses mémoires en 1987(Sources RTBF avec Belga). L’auteur des mémoires de Donald Trump, « The Art of the Deal » publié en 1987, pense que le milliardaire va démissionner de la présidence des Etats-Unis avant la fin de son mandat en 2021, peut-être même avant la fin de cette année. L’écrivain Tony Schwartz a affirmé sur Twitter que « Trump va démissionner » avant que les enquêteurs de l'affaire russe « ne lui laissent aucune alternative. L’encerclement progresse à une vitesse incroyable », a poursuivi Schwartz dont l'ouvrage contribua à forger la réputation d'homme d'affaires astucieux qu’est l'actuel président. « Trump va démissionner et déclarer victoire avant que Mueller et le Congrès ne lui laisse aucune alternative ». Il fait référence à l'enquête fédérale menée par le procureur spécial Robert Mueller et aux enquêtes menées par deux commissions parlementaires du Congrès des Etats-Unis sur l'ingérence de la Russie dans le processus électoral en 2016, sur des soupçons de collusion pendant la campagne entre des proches de Trump et des responsables russes ou encore sur des soupçons d'entrave à la justice de la part du président républicain. Dans un second tweet, Schwartz a estimé que « la présidence Trump était dans les faits terminée », confiant qu'il serait « étonné s'il survit jusqu'à la fin de l'année ». « Le plus probable, c'est qu'il démissionnera d'ici l'automne, si ce n'est plus tôt », dit-il. Pendant l'écriture de l'ouvrage qui est devenu un succès dès sa parution, il a passé dix-huit mois avec le magnat de l'immobilier. Le livre est resté 48 semaines sur la liste des best-sellers du New York Times et s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires. L’auteur avait fait part de son aversion pour le milliardaire l'an dernier pendant la campagne électorale, estimant qu'il avait mis avec son livre « du rouge à lèvres sur un porc ». « Je ressens un profond sentiment de remords pour avoir contribué à présenter Trump d'une façon qui lui a attiré davantage d'attention et qui l'a rendu beaucoup plus intéressant qu'il ne l'est », avait-il dit en juillet 2016.

40.000 manifestants contre le racisme à Boston, une semaine après Charlottesville(AFP).Environ 40.000 manifestants ont convergé samedi sur Boston pour dénoncer le racisme et l'extrême-droite, une manifestation émaillée d'accrochages avec la police, témoin du climat électrique aux Etats-Unis après les violences de Charlottesville et les déclarations de Donald Trump qui ont suivi.« Pas de place pour la haine » ou « Rentrez chez vous, nazis » pouvait-on lire sur des panneaux brandis dans le cortège, fort « probablement » de « quelque 40.000 personnes », selon le chef de la police de Boston, William Evans. Ils avaient répondu à un appel à se mobiliser dans ce bastion progressiste du nord-est des Etats-Unis contre un rassemblement convoqué en défense de la « liberté d'expression » un mot d'ordre devenu symbole de discours anti-politiquement correct et parfois raciste. Alors que la tension était montée toute la semaine aux Etats-Unis, avec un déboulonnage en urgence de monuments confédérés perçus comme des symboles racistes, la police de Boston avait été déployée en force pour séparer les deux camps. Seules quelques dizaines de personnes ont finalement participé au rassemblement auquel avaient promis de se joindre des militants d'extrême droite, selon les images de cette manifestation qui s'est terminée 30 minutes plus tôt que prévu. C’est alors que les policiers veillaient au départ dans le calme des participants à ce rassemblement que les accrochages ont eu lieu, a expliqué M. Evans. Des manifestants anti-racisme qui s'approchaient ont été violemment repoussés par les policiers, qui les ont chargés en utilisant matraques et équipement anti-émeute, selon un photographe de l'AFP sur place. Quelques 27 manifestants ont été arrêtés, mais aucun blessé « sérieux » n'a été déploré, selon M. Evans. Le chef de la police autant que le maire démocrate Marty Walsh ont néanmoins exprimé leur soulagement d'avoir évité le niveau de violence atteint à Charlottesville le week-end dernier, où un sympathisant néo-nazi a tué une jeune femme et blessé 19 personnes en fonçant en voiture dans la foule. « Personne n'a été blessé, personne n'a été tué (...), pas de dégâts substantiels, c'est une belle journée pour notre ville », a souligné M. Evans. Le président Donald Trump, fortement critiqué y compris dans son camp pour ne pas avoir dénoncé clairement l'extrême droite après Charlottesville, a réagi à la manifestation de Boston sur un ton conciliant : « Je veux saluer les nombreux manifestants de Boston qui s'expriment contre l'intolérance et la haine. Notre pays sera bientôt rassemblé !« Parfois, on a besoin de manifester pour se sentir mieux », a-t-il ajouté, dans une apparente allusion au malaise ambiant. Toujours sur Twitter, il a ensuite salué le travail du maire démocrate de Boston, Marty Walsh, qui s'était clairement positionné du côté des manifestants anti-racisme. Cette manifestation de Boston est un des nombreux rassemblements prévus durant le week-end dans tout le pays. Samedi soir plusieurs milliers de personnes ont été dénombrées à Dallas, au Texas. Après l'une des semaines les plus désastreuses de sa courte présidence, le président américain est de plus en plus isolé. Déclarations outrées de ténors de son propre parti républicain, vague de défections dans ses cénacles économiques et camouflets de grands noms de la culture : le profond malaise persiste autour des propos ambigus du président américain. Dernière conséquence en date de ses déclarations controversées, Donald Trump a annoncé samedi qu'il bouderait la remise de prix à la culture la plus prestigieuse de Washington - les Honneurs du Kennedy Center afin d'éviter une « distraction politique » après les défections annoncées de plusieurs lauréats. C’est le « discours alimentant la division » de l'administration Trump qu'avait cité jeudi une lauréate, la chorégraphe américaine Carmen de Lavallade, pour décliner l'invitation à une réception de la Maison Blanche traditionnellement organisée le jour de la cérémonie, en décembre. Avant elle, le réalisateur Norman Lear avait prévenu qu'il ne s'y rendrait pas non plus. Echaudé par « les controverses », le chanteur Lionel Richie, autre lauréat, a lui expliqué cette semaine qu'il réservait encore sa décision. Ce n'est pas la première grande tradition de Washington que Donald Trump décide de bouder. Il avait déjà évité en avril le dîner annuel des correspondants qui réunit le gratin de la presse et du monde politique américain. Des décisions souvent populaires auprès de sa base, gourmande de ces prises de distance vis-à-vis d'un establishment maintes fois dénoncé pendant sa campagne électorale. Loin de marquer une pause dans l'avalanche de rebondissements qui secouent Washington depuis son arrivée à la Maison Blanche le 20 janvier, les « vacances studieuses » de Donald Trump dans le New Jersey et à New York ont été marquées par la polémique et les annonces surprises. Au lendemain du limogeage de Steve Bannon, son sulfureux « conseiller stratégique », le président américain lui a rendu un hommage qui lui a donné l'occasion de s'en prendre une nouvelle fois à sa cible préférée : les journalistes. « Steve Bannon sera une voix solide et intelligente chez @BreitbartNews... peut-être même meilleure que jamais auparavant. Les Faux Médias (Fake News) ont besoin de cette concurrence ».

Etats-Unis : déboulonnage d'une statue d'un juge pro-esclavage (Sources Belga). Des agents municipaux ont retiré vendredi du centre d'une ville américaine une statue d'un juge qui avait défendu l'esclavage, dernier effet en date de la vive controverse suscitée par un violent rassemblement de militants d'extrême droite en Virginie. Roger Taney, qui a présidé la Cour suprême des Etats-Unis de 1836 à 1864, est connu pour avoir rédigé la décision historique « Dredd Scott contre Sandford », qui a institué que les Noirs, qu'ils soient esclaves ou affranchis, ne pouvaient être considérés comme des citoyens des Etats-Unis. Une statue du magistrat trônait depuis 145 ans devant le capitole du Maryland, dans la capitale de cet Etat de l'est du pays, Annapolis. « L’heure est venue de faire clairement la part des choses, entre admettre notre passé comme il se doit et rendre gloire aux chapitres les plus sombres de notre histoire », a commenté le gouverneur républicain du Maryland, Larry Hogan. « Je pense que le retrait du terrain du capitole de la statue du juge Roger Taney est la bonne chose à faire », a-t-il ajouté dans un communiqué. Pour parer une éventuelle action de manifestants opposés au départ de la statue, le déboulonnage a débuté aux premières heures de vendredi, à la lueur de projecteurs, et s'est poursuivi jusqu'à l'aube. Seuls quelques témoins se sont rassemblés en pleine nuit pour assister au démontage. Une. Une jeune femme y a été tuée quand un militant néofasciste a percuté la foule au volant de sa voiture. Depuis ces événements, la polémique n'a cessé d'enfler autour de la présence de monuments rendant hommage au camp confédéré de la guerre de Sécession, des symboles jugés racistes aux yeux de nombreux Américains. Plusieurs de ces vestiges controversés ont été retirés ces derniers jours aux quatre coins des Etats-Unis. Le président Donald Trump a fait bruyamment irruption dans ce débat, en estimant jeudi que la mise à l'écart des statues confédérées revenait à "mettre en pièces" l'histoire et la culture américaines.

Décès du comédien-militant noir américain Dick Gregory (sources AFP). Le comédien noir américain et militant des droits civiques Dick Gregory, qui n'hésitait pas à manier l'humour pour dénoncer le racisme y compris devant des publics blancs au temps de la ségrégation, est mort samedi soir à l'âge de 84 ans, a annoncé sa famille. Dans un message posté sur Facebook, son fils Christian Gregory n'a pas précisé la cause du décès, expliquant simplement que son père, tombé malade le 9 août et hospitalisé le 12, était mort à Washington. Dick Gregory, qui a ouvert la voie aux comiques noirs comme Bill Cosby et Richard Pryor, se produisait dans les grands clubs du pays au début des années 1960 et n'avait pas peur de mettre son public blanc face aux réalités du racisme. « Un Sudiste tolérant ? C'est un type qui va vous lyncher sur un petit arbre », avait-il ainsi lancé, rapporte le Washington Post. Il racontait aussi sur scène, selon le New York Times, avoir tenté de commander dans un restaurant du Sud ségrégationniste. A la serveuse lui disant « nous ne servons pas les personnes de couleur ici », il répondait : « tout va bien, je ne mange pas de personne de couleur. Apportez-moi simplement un bon poulet grillé ». Le comédien est ensuite devenu un militant fervent des droits civiques, multipliant les grèves de la faim. De nombreuses personnalités américaines lui ont rendu hommage. « Il nous a appris à rire. Il nous a appris à nous battre. Il nous a appris à vivre. Dick Gregory s'était engagé pour la justice. Il me manque déjà. #RIP », écrit le militant pour les droits civiques Jesse Jackson. Pour l'actrice Whoopi Goldberg, il « disait la vérité et vous faisait tomber par terre de rire ». Son décès intervient à un moment délicat aux Etats-Unis où les relations raciales suscitent un débat angoissé dans le pays, une semaine après les violences de Charlottesville (Virginie) où un sympathisant néo-nazi a tué une jeune femme et blessé 19 personnes en fonçant en voiture dans une foule de contre-manifestants protestant contre un rassemblement suprémaciste blanc. Les ambigüités du président Donald Trump qui a rejeté les torts des "deux côtés" ont choqué jusque dans son camp républicain. Dick Gregory avait évoqué la question en mars sur son compte Instagram : « au moment où j'approche de ma 85ème révolution autour du soleil cette année, je me demande pourquoi l'humanité a tant de mal à se montrer bonne ». « Pour mes frères et sœurs militants, ne confondez pas le fait d'être aimant et aimable avec de la faiblesse ou de la soumission. L'amour triomphera toujours de la haine », ajoutait-il.

Les suprémacistes blancs refoulés des réseaux sociaux (sources AFP). Les partisans de la suprématie blanche aux États-Unis voient se fermer les portes des réseaux sociaux et d'internet grand public, au nom de la lutte contre le sectarisme après Charlottesville. Les géants d'internet, contraints habituellement de jouer aux équilibristes entre le respect de la liberté d'expression et le contrôle des contenus inappropriés, ont vivement réagi cette semaine. L’ensemble des entreprises de la Silicon Valley contactées par l'AFP s'exprimaient cette semaine à l’unisson : tout ce qui promeut la violence et le sectarisme enfreint les conditions d'utilisation de leurs services, ce qui se traduit par la fermeture unilatérale de comptes ou le retrait de publications. Ces décisions font suite aux événements violents du week-end dernier à Charlottesville (Virginie, est) lors d'un rassemblement de l'extrême droite d'une ampleur inédite depuis au moins une décennie. Une contre-manifestante antiraciste de 32 ans y a été tuée et 19 personnes ont été blessées par un sympathisant néo-nazi de 20 ans qui a foncé dans la foule avec un véhicule. Dès le lendemain, l'hébergeur GoDaddy supprimait le site néo-nazi Daily Stormer qui a participé à l'organisation de cette mobilisation « Unite the right ».En général, GoDaddy est soucieux d'éviter toute censure des contenus et respecte la liberté d'opinion et d'expression sur internet.« Nous avons déterminé, en particulier au vu des événements tragiques de Charlottesville, que Dailystormer.com avait été trop loin en encourageant et en promouvant la violence », a justifié Ben Butler, directeur du département de la délinquance numérique chez GoDaddy.Le site répudié s'est alors tourné vers l'hébergeur Google Domains, mais son inscription a été rapidement annulée car il « enfreint nos conditions de service », a expliqué à l'AFP une porte-parole de Google. Semble-t-il visé par le groupe de pirates informatiques Anonymous, Daily Stormer s'est alors retranché dans la partie obscure d'internet le Dark Web où il esquive tout encadrement. Le réseau social Facebook et le forum de discussion Reddit ont aussi pris des mesures. Ainsi, Reddit a supprimé le forum « Physical removal », « Elimination physique » prônant que les démocrates soient « éliminés de la société ». Certains messages raillaient même Heather Heyer, la femme tuée samedi à Charlottesville. « Nous faisons de notre mieux pour être une plateforme ouverte et accueillante pour tous en faisant confiance à nos utilisateurs pour maintenir un environnement propice à une conversation sincère et qui respecte notre politique en matière de contenus », a relevé un porte-parole auprès de l'AFP. « Nous avons banni /r/Physical_Removal du fait de la violation des clauses de notre politique de contenus ». Facebook s'emploie en permanence à retirer toute publication visant des personnes à cause de leur race ou faisant l'apologie d'actes violents ou de haine. La page de la manifestation « Unite the Right » a été retirée pendant le week-end, le réseau social ayant conclu qu'elle n'avait pas pour objet de communiquer sur l'événement mais plutôt d'inciter à la violence. Facebook et sa filiale de partage de photos Instagram ont notamment fermé plusieurs comptes, en particulier celui de Christopher Cantwell, un fer de lance des suprémacistes blancs. Le site d'amateurs de jeux vidéo Discord a aussi clôturé plusieurs comptes qui servaient, à l'évidence, à propager des idées de nationalisme violent. Des forums faisaient ouvertement l'éloge d'Adolf Hitler et de l'Holocauste, et participaient à l'organisation de manifestations comme celle de Charlottesville, selon le New York Times. Outre les réseaux sociaux, des plateformes de levées de fonds ont fait barrage aux initiatives destinées à récolter de l'argent pour James Fields, 20 ans, le jeune néo-nazi responsable de la mort de Heather Heyer lors de ce rassemblement. Le service américain de paiements en ligne PayPal a assuré "travailler pour faire en sorte que nos services ne soient pas utilisés pour accepter des paiements ou des dons pour des activités faisant la promotion de la haine, de la violence et de l'intolérance raciale", a écrit Franz Paasche, un vice-président du groupe. « Cela inclut des organisations qui défendent des opinions racistes comme le KKK (Ku Klux Klan), des groupes suprémacistes blancs ou des groupes nazis », a-t-il poursuivi.

Premiers présidents et Guerre de Sécession : Trump joue avec l’Histoire (Sources AFP).En comparant les premiers présidents américains aux généraux sudistes de la Guerre de Sécession, Donald Trump s'est engagé sur une piste glissante, car ces personnalités et les époques n'avaient rien à voir. Cette guerre extrêmement meurtrière a opposé les États du Nord dirigés par Abraham Lincoln (« l'Union »), et les États confédérés d'Amérique (« la Confédération ») menés par Jefferson Davis, qui firent sécession. Près d'un siècle sépare la déclaration d'indépendance qui a fondé les États-Unis d'Amérique, le 4 juillet 1776, et ce conflit civil qui a déchiré la nation, principalement autour de la question de l'esclavage, de 1861 à 1865. Entre ces deux événements, douze présidents ont possédé des esclaves, dont le premier, George Washington, et le troisième, Thomas Jefferson. L’argument de Trump est simple : si on estime légitime aujourd'hui de déboulonner les statues des généraux sudistes ayant défendu l'esclavage, comme Robert Lee ou Stonewall Jackson, alors il faut aussi abattre celles de Washington et Jefferson. Mais cette opinion tient mal la route, d'abord pour la raison pour laquelle sont honorés ces hommes. Très schématiquement, les premiers ont créé la nation, les seconds l'ont trahie. Petits rappels historiques. George Washington (1732-1799), qui a donné son nom à la capitale fédérale et dont l'effigie figure sur le dollar, doit son aura à son engagement dans la révolution et au fait qu'il a mené les troupes américaines à la victoire contre la Grande-Bretagne. Il a marqué de son empreinte la Constitution des États-Unis et de nombreuses autres institutions américaines. Homme des Lumières, père de la déclaration d'indépendance affirmant l'égalité entre les citoyens, Thomas Jefferson (1743-1826) est honoré pour son esprit de tolérance et son positionnement en faveur de la liberté religieuse. Il est crédité d'avoir doublé la superficie du pays en rachetant la Louisiane et d'avoir défendu les intérêts commerciaux des Etats-Unis. Bien sûr, la possession d'esclaves par ces deux figures historiques est aujourd'hui considérée comme une tache indélébile sur leur bilan. Mais celle-ci n'empêche pas qu'ils soient célébrés pour leurs contributions, ces dernières étant estimées avoir permis les fondations d'une Amérique qui deviendra plus juste. Même si elle plonge ses racines dans une opposition ancienne entre un Nord-Est protectionniste et en voie d'industrialisation et un Sud libre-échangiste et aux plantations économiquement puissantes grâce à leur main-d’œuvre captive, la Guerre de Sécession est précipitée par l'élection à la Maison Blanche en 1860 d'Abraham Lincoln, candidat républicain profondément opposé à l'esclavage. Cette victoire est vécue comme un casus belli par la Caroline du Sud qui fait « sécession », suivie dès janvier 1861 par le Mississippi, la Floride, l'Alabama, la Géorgie, le Texas et la Louisiane. Ces États confédérés d'Amérique seront ensuite rejoints par la Virginie, l'Arkansas, la Caroline du Nord et le Tennessee. Les troupes sudistes ouvrirent les hostilités, en avril 1861, à Fort Sumter, défendant la ville de Charleston. Les combats les plus sanglants se sont déroulés autour des deux capitales d'un pays divisé, Washington et Richmond. Robert Lee et Stonewall Jackson, connus pour être des tacticiens habiles, sont les deux personnalités les plus révérées dans le Sud parmi les officiers confédérés. Mais, pour beaucoup d'Américains, ils ont tout simplement choisi le mauvais camp, celui qui considérait les Noirs comme des créatures inférieures. « Ils se sont tous les deux rendus coupables de trahison en prenant les armes contre un Etat dans l'armée duquel ils s'étaient engagés. Donc ce qui importe est la cause qu'ils défendaient », souligne l'historien Jim Grossman sur son compte Twitter. En quatre ans, le conflit a fait quelques 620 000 morts, soit un coût bien plus lourd pour les Etats-Unis que les deux guerres mondiales réunies. Devenu après-guerre une icône de la « Cause perdue » dans le Sud et ayant vu sa popularité grandir dans le Nord, Robert Lee reste bientôt 150 ans après sa mort une personnalité clivante en Amérique, contrairement à Washington ou Jefferson.« Robert Lee a de nombreux admirateurs dans le Sud, en partie car l'éducation là-bas l'a dépeint comme un noble chevalier qui a œuvré durement après la guerre en faveur de la réconciliation », a expliqué à l'AFP Kristin Szakos, une des cinq élus du conseil municipal de Charlottesville, où la décision de retirer une statue équestre du général en a fait un point de ralliement de l'extrême droite.

 

Pourquoi la Grande éclipse américaine du 21 août intéresse tant. Le lundi 21 août, pour la première fois en 99 ans, une éclipse solaire totale va traverser l'ensemble des États-Unis, plongeant dans l'ombre une diagonale allant du nord-ouest au sud-est du pays. Voici pourquoi la « Grande éclipse américaine » intéresse autant. Une éclipse solaire se produit lorsque la Lune se glisse entre la Terre et le Soleil, bloquant ses rayons. Le diamètre du Soleil est 400 fois supérieur à celui de la Lune mais l'étoile est également 400 fois plus éloignée que le satellite naturel de la planète bleue. Depuis la Terre, cette géométrie fait apparaître le Soleil et la Lune comme étant de même taille. Lorsque les deux sont alignés, la Lune masque entièrement le Soleil et le ciel s'obscurcit en pleine journée. C'est une éclipse totale, qui se produit tous les douze à dix-huit mois quelque part dans le monde. La plupart du temps, c'est au-dessus d'un océan car la surface de la Terre est majoritairement recouverte d'eau. C’est la première éclipse au-dessus des États-Unis au 21ème siècle et la première sur un territoire américain depuis celle de 1991, visible sur l'île principale de Hawaï. Mais la partie continentale des États-Unis n'a pas connu d'éclipse solaire totale depuis 38 ans et elle n'avait été aperçue que par quelques États du nord-ouest. Qu’un tel phénomène traverse l'ensemble du pays est assez rare : la dernière fois, c'était en 1918. Une éclipse annulaire avait parcouru les États-Unis d'une côte à l'autre en 1994. Mais la Lune se trouvant presque en son point le plus éloigné de la Terre, elle n'avait masqué qu'environ 94% des rayons du Soleil. A moins d'une couverture nuageuse, Lincoln Beach dans l'Oregon sera la première ville des États-Unis continentaux à apercevoir l'éclipse totale à partir de 10H16 locales (17H16 GMT) le 21 août, d'après la Nasa. Sa trajectoire couvrira ensuite environ 113 kilomètres de largeur et traversera quatorze États. « Sa durée la plus longue sera près de Carbondale, dans l'Illinois, où le Soleil sera complètement masqué pendant deux minutes et quarante secondes », a indiqué l'agence spatiale américaine. L’éclipse totale doit se terminer à 14H48 locales (18H48 GMT) près de Charleston, en Caroline du Sud Au-delà de cette bande de 113 km, une partie des États-Unis pourra assister à une éclipse partielle à partir de 8H46 locales (15H46 GMT) sur la côte Pacifique pour s'achever à 16H09 locales (20H09 GMT) sur la côte Atlantique. Des centaines de millions de personnes vont se retrouver dans l'ombre portée de la Lune sur la Terre, plus ou moins dans l'obscurité selon leur localisation. Environ douze millions d'Américains vivent dans le ruban d'éclipse totale, d'après la Société astronomique américaine.

Les Etats-Unis attendent leur première éclipse totale en 99 ans (Sources Belga).Les Etats-Unis attendent leur première éclipse solaire totale depuis près d'un siècle, qui projettera son ombre sur des millions d'habitants d'Ouest en Est lundi. Mariages planifiés pour coïncider avec le grand moment, fêtes en terrasses, expéditions en canoës et même le célébrissime tube :Total Eclipse of the Heart » chanté en direct par la Britannique Bonnie Tyler les réjouissances prévues pour celle qui est déjà surnommée « la Grande éclipse américaine » sont nombreuses. Une attente passionnée qui pourrait même faire avancer le débat qui oppose la science aux sceptiques, espère l'astronome James Webb, de l'université internationale de Floride. « Une grande partie de la population pourra facilement voir l'éclipse, explique-t-il à l'AFP. Alors que beaucoup sont ceux qui nient encore aujourd'hui la science, ça sera l'occasion de montrer ce que l'on sait vraiment du système solaire ». L’éclipse totale, lorsque la Lune bloque complètement la lumière du Soleil, sera visible sur une trajectoire de 113 kilomètres de large passant par 14 des 50 Etats américains. Une éclipse partielle débutera sur la côte nord-ouest des Etats-Unis peu après 18h heure belge lundi. Elle deviendra totale en passant au-dessus de la côte de l'Oregon, à 19h16 heure belge, puis suivra une trajectoire diagonale jusqu'à se terminer à 20h48 heure belge en Caroline du Sud, sur la côte Atlantique dans le sud-est du pays. Si le phénomène complet ne sera visible que sous cette trajectoire, l'éclipse partielle s'étendra bien au-delà. Au Nord, elle pourrait être aperçue jusque dans la province canadienne de l'Alberta, au Canada et au Sud jusqu'au Brésil, si les conditions météorologiques le permettent. On pourrait même l'observer en partie dans l'ouest de la France et du Royaume-Uni, au coucher du soleil.

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