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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Il est certes évident que les relations entre le Royaume d’Arabie Saoudite et le Qatar soient des relations fraternelles ancrées dans l’histoire, cela n’empêcherait pas certaines personnes de considérer l’ouverture saoudienne en direction de son voisin le Qatar avant le pèlerinage de la Mecque pour des raisons religieuses. Et d’autres plus économistes d’interpréter cette ouverture des frontières saoudiennes plusieurs mois après cette crise du golfe comme un geste purement commercial. En effet d’après ceux-là, c’est parce que les autorités saoudiennes ne voulaient pas perdre beaucoup d’argent qui se chiffraient chaque année à des milliards de Riyal qatarien ou du Riyal saoudien grâce évidemment aux pèlerins qataris. Ne dit-on pas qu’en matière d’intérêts économiques, il n’y a ni d’amis et ni d'ennemis ?

Malgré que l’ouverture de ses frontières aux pèlerins qataris par le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane qui a reçu mercredi 16 août 2017 à Jeddah en Arabie saoudite, un membre de la famille princière qatarie, Cheikh Abdallah Ben Ali Althani, cela dit-on ne signale pas une sortie de crise dans le Golfe. Toutefois, Les autorités qataris ont salué cette mesure annoncée jeudi 17 août 2017 par Doha. Sur proposition du prince Mohammed, le roi Salmane a approuvé l'entrée des pèlerins qataris par l'unique poste-frontière terrestre de Salwa, puis leur transport depuis l'aéroport international du roi Fahd à Dammam (est saoudien) vers les lieux saints, selon SPA. Il a également ordonné l'envoi d'avions saoudiens à l'aéroport de Doha pour transporter « tous les pèlerins qataris à ses frais vers la ville de Jeddah (ouest) », d'où ils gagneront la Mecque. Il est peu probable que la nouvelle décision saoudienne désamorce cette crise inédite dans le Golfe, mais elle apparaît comme une tentative de dépolitiser le pèlerinage prévu fin août sur les lieux saints musulmans de la Mecque et Médine dans l'ouest saoudien, selon des experts. Le 5 juin, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l'Égypte ont rompu tout lien avec le Qatar, accusé de soutenir des groupes extrémistes et de se rapprocher de l'Iran chiite, grand rival du royaume saoudien sunnite.

Ryad a aussitôt fermé sa frontière avec le Qatar (sa seule frontière terrestre) et, avec ses alliés, elle a suspendu tous les vols avec l'émirat, fermant les espaces aérien et maritime aux appareils qataris. En juillet, les autorités de Doha avaient accusé l'Arabie saoudite de mettre des obstacles à la participation des ressortissants qataris au hajj.Les autorités saoudiennes refusaient notamment que ces pèlerins arrivent directement de Doha à bord de vols de la compagnie Qatar Airways, qui ne peut plus survoler l'espace aérien saoudien. Des analystes, comme Ali Shihabi de l'Arabia Foundation à Washington, ont mis en garde contre tout excès d'optimisme après l'annonce de mercredi soir. Il a estimé qu'il s'agissait d'un simple « geste de bonne volonté » de l'Arabie à l'égard du peuple qatari. Depuis le début de la crise du Golfe, le Qatar a toujours nié les accusations de ses voisins, y voyant une tentative de mettre sa politique étrangère sous tutelle et une volonté d'étrangler son économie. Fort d'une population d'à peine 2,6 millions de personnes, dont 80% d'étrangers, le minuscule émirat gazier est l'un des pays les plus riches au monde en termes de PIB par habitant. Sur le plan politique, les relations étroites du Qatar avec la confrérie des Frères musulmans font régulièrement l'objet de critiques. La Rédaction 

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