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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans sa parution N° 2953-2954 du 13 au 26 août 2017, sur la future CAN 2019 titré : « Le Cameroun hors-jeu ? », l’hebdomadaire international africain, Jeune Afrique est allée à la rencontre du président de la Confédération Africaine de Football (CAF) Ahmad Ahmad, élu le j16 mars 2017 pour une période allant du 2017 à 2021. Il avait battu l’indomptable camerounais Issa Hayatou par 34 voix contre 20. Depuis la défaite de ce dernier qui fut une énorme surprise dans le monde du football et du sport africain, la guerre psychologique ou celles des ondes et des mots à commencer. Issa Hayatou a été vu et considéré comme le dernier des Dinosaures de toute une génération de dirigeants de la CAF, fut écarté par Ahmad Ahmad, qui descend d’un ciel de la Fédération malgache de football (FMF), alors qu’il était son chef depuis 2003. Dès sa prise de pouvoir en tant que premier dirigeant de la CAF, Ahmad Ahmad, cet ancien professeur d’éducation physique et entraîneur du Club AC SOTEMA impose radicalement sa méthode à lui de diriger le monde de football africain. Malheureusement, cela donne l’air de ne pas plaire à beaucoup de Fédérations de football de certains pays, notamment celle du Cameroun, future organisateur de la Coupe d’Afrique de Nations (CAN) 2019. Ses propos au vitriol sur les capacités du Cameroun à organiser le prochain tournoi ont déclenché une vive polémique. « Nous serons prêts le jour J, j’en prends l’engagement », avait répliqué le président Paul Biya. Mais la déclaration d’Ahmad Ahmad, le premier chef de la Confédération africaine de Football(CAF) a déjà creusé un grand fossé entre lui et Issa Hayatou. « Entre Issa Hayatou et son successeur, le feu couvait sous le cendre », rapporte l’Hebdomadaire Jeune Afrique. Le nouveau président de la CAF, le malgache Ahmad Ahmat s’en explique à travers l’interview réalisée par notre confrère Alexis Billebault de Jeune Afrique. Jugée digne d’intérêt par la Rédaction, l’interview est fidèlement reprise pour le bien de son lectorat.(Ahmat Zéïdane Bichara/Moussa T. Yowanga)

Jeune Afrique : Quatre mois après votre élection, en mars, le comité exécutif de le caf a validé l’élargissement de la CAN à 24 équipes, ainsi que sa programmation en juin-juillet dès l’Edition 2019. Que répondez vus à ceux qui estiment que ce délai est trop court, notamment pour le Cameroun, prochain pays organisateur ?

Ahmad Ahmad : Je voudrais d’abord rappeler que j’ai été élu sur la base d’un programme où figurait cette réforme. J’ai pour mission de l’appliquer et rapidement. C’est une question de cohérence. Puisque la volonté était là, pourquoi attendre ?

Le Cameroun, qui avait signé pour une CAN à 16 équipes, doit s’adapter à un nouveau cahier des charges et le moins que l’on puisse dire c’est que vous faites preuves d’intransigeance …

Je serai intransigeant avec le Cameroun comme je serai avec le Cameroun comme je serai avec la cote d’ivoire et la guinée pour la CAN 2021 et 2023. On ne peut permettre d’organiser coupes d’Afrique la ou les terrains sont en état, ou les services médicaux sont insuffisant ou les hôtels ne correspondent pas au standing des joueurs. Si tel ou tel Etat n’est pas à même d’accueillir une phase, on procèdera à un nouvel appel d’offres. Des missions seront menées par un cabinet d’audit dans les pays organisateurs, avec des spécialistes assistés de techniciens de la CAF. Cela évitera les influences politiques extérieures.

Lors de votre déplacement récent à Ouaga, vous n’avez pas été tendre avec les camerounais, mettant explicitement en doute leur capacité à organiser la compétition.

A plusieurs reprises, un journaliste m’a interrogé à ce sujet. J’ai simplement répondu qu’à ce jour aucun des sites camerounais n’était prêt. Mais ma réponse était valable au moment où il m’a posé la question. Une mission d’inspection se rendre au Cameroun du 20 au 28 aout. Je remercie ce journaliste d’avoir posé cette question ; car si ma réponse a causé un certain tapage médiatique, elle a aussi boosté le gouvernement, fierté nationale oblige. Permettez-moi de rappeler que la CAF a déjà souhaité organiser des missions d’inspection au cours des derniers mois ; mais à chaque fois le Cameroun a sollicité un report. C’est en fonction du cahier des charges, revu après la réforme de la compétition, que notre comité exécutif prendra sa part de décision. Même dans l’hypothèse où je n’ai pas voulu que la CAN soit disputée au Cameroun, je ne pourrais m’y opposer des lors qu’il respecte le nouveau cahier des charges.

Le Maroc est présenté comme un recours, dans le cas où le Cameroun serait défaillant

Ce pays dispose en effet de toutes les infrastructures nécessaires pour organiser la CAN. Mais, aujourd’hui c’est le Cameroun qui a été retenu.

Votre prédécesseur, Issa Hayatou ; a déclaré qu’il se tiendrait à votre disposition pour vous épauler. Etes-vous en contact avec lui ?

Il a fait cette déclaration à des journalistes, pas à moi. A ce jour, je n’ai eu aucune nouvelle de lui. S’il me le propose, je ne refuserai pas son aide, car il dispose d’une expertise solide. Après mon élection, j’ai dit que j’étais disposé à travailler avec ses proches. Certains en ont accepté le principe d’autres pas. Parmi ces derniers, il y’en a qui ont prétendu, en petit comité, que je pleurais pour obtenir leur aide. J’ai même entendu qu’un malgache ne devrait pas diriger la CAF.

Votre organisation a la réputation de bien se porter, financièrement parlant ….

C’est le cas. Mais je pense que l’argent récolté n’a pas été suffisamment réinvesti au bénéfice du football africain. Combien de fédérations sont-elle réellement bien organisées ? Selon moi ; seulement une dizaine.

La gouvernance précédente péchait elle par manque d’audace ?

Elle a mené des reformes importantes mais je reste persuadé qu’il en fallait davantage. Clairement, une question générationnelle se posait. Je pense qu’on ne saurait demeurer durant vingt ou trente ans à la tête d’une institution ; c’est pourquoi j’ai défendu le principe d’une limitation à trois mandats successifs.

Propos recueillis par Alexis Billebault 

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