Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Comme un ouragan dévastant tout sur son passage ou un tremblement de terre soudain, l’Amérique latine est souvent bouleversée par la cadence accélérée et le flot d’informations diverses et variées susceptibles de susciter soit des polémiques, soit de débats contradictoires au sein des sociétés des différents pays concernés. Que faut-il retenir d’une semaine si mouvementée en Amérique Centrale et du Sud ?

Venezuela : l'ex-procureure générale, adversaire de Maduro, s'enfuit en Colombie (Source RTBF/Belga)L’ex-procureure générale du Venezuela, Luisa Ortega, une adversaire des plus coriaces du président socialiste Nicolas Maduro, s’est refugiée vendredi en Colombie, quelques heures après la confiscation des pouvoirs du Parlement par l’Assemblée constituante qui l’avait démise début août. Après avoir transité par l'île caribéenne d'Aruba, "Madame Ortega est arrivée accompagnée de son mari le député German Ferrer", selon un communiqué des services d'immigration colombiens. L'ex-procureure générale "est arrivée à bord d'un vol privé à l'aéroport de Bogota et a rempli ses formalités migratoires correspondantes auprès des autorités colombiennes (...) dans l'après-midi (...) en provenance d'Aruba", selon le communiqué. Chaviste (du nom du défunt Hugo Chavez, président de 1999 à 2013 et mentor de Nicolas Maduro) devenue dissidente, Mme Ortega avait été démise de ses fonctions le 5 août par la toute nouvelle Assemblée constituante acquise au chef de l'Etat vénézuélien. Elle était aussi interdite de sortie du territoire vénézuélien et avait vu ses comptes bancaires gelés. Dans un enregistrement audio diffusé vendredi à Puebla (Mexique) lors d'un sommet de procureurs, elle a accusé le président Maduro d'être impliqué dans le vaste scandale de corruption autour du constructeur brésilien Odebrecht, affirmant détenir des preuves. Mme Ortega avait par ailleurs révélé sur son compte Twitter que des agents du service de renseignement avaient perquisitionné mercredi son domicile, après une demande d'arrestation de son mari, accusé de corruption. Le nouveau procureur général, Tarek William Saab, avait annoncé le même jour qu'il allait demander à l'Assemblée constituante d'entamer le processus pour priver German Ferrer, ancien chaviste passé à l'opposition, de son immunité parlementaire. L'annonce de l'arrivée du couple en Colombie a été faite peu après que le Parlement vénézuélien, seule institution contrôlée par l'opposition, ait été privé de la majorité de ses pouvoirs par la Constituante, qui poursuit ainsi la reprise en main du pays amorcée par Nicolas Maduro. Elue fin juillet dans le sang et contestée par une grande partie de la communauté internationale, la Constituante, assemblée de 545 membres tous issus du chavisme - le courant au pouvoir -, s'est attribuée l'essentiel des pouvoirs du Parlement. Son initiative marque un nouvel épisode dans la grave crise politique secouant le Venezuela, où les manifestations exigeant le départ du chef de l'Etat élu en 2013, sur fond de naufrage économique, ont fait 125 morts depuis le 1er avril.

Mexique: découverte d'un paresseux géant datant du Pleistocène(Source RTBF/AFP). Des scientifiques mexicains ont annoncé mercredi avoir découvert, au fond d'un puits naturel près de la côte Caraïbe, les restes d'un paresseux géant qui aurait vécu environ 10 000 ans avant notre ère, sous le Pleistocène. Si la découverte date de 2010, seuls le crâne, la mandibule, une dizaine d'os et sept griffes ont été remontés à la surface en 2014, lors d'une opération menée par une archéologue de l'Institut national d'anthropologie et d'histoire (INAH), Carmen Rojas Sandoval. Le reste du squelette est encore au fond de l'eau et les scientifiques prévoient de le récupérer d'ici 2018 pour continuer à l'étudier, a indiqué l'INAH dans un communiqué. "Le squelette est presque complet, réparti à une profondeur de 50 à 55 mètres, donc nous croyons que l'animal est tombé quand le puits était sec ou avec peu d'eau", a expliqué l'institut. Ce paresseux est d'une nouvelle espèce qui a été baptisée du nom scientifique Xibalbaonyx oviceps. L'animal, lui, s'est vu attribuer le nom de "Pote". L'analyse des premiers os remontés à la surface laissent penser qu'il a vécu "entre 10 647 et 10 305" ans avec notre ère, selon l'INAH. Le Mexique abrite de nombreux puits naturels d'eau de source, appelés cenotes et principalement situés dans les Etats de Yucatan et Quintana Roo (est). Les paresseux géants peuplaient l'Amérique du Sud avant de commencer à migrer vers l'Amérique du Nord il y a neuf millions d'années. L'espèce s'est ensuite éteinte.

Colombie: fin du désarmement des Farc et d'un conflit de plus de 50 ans (Source RTBF/AFP). Le conflit avec la guérilla des Farc, qui a déchiré la Colombie pendant plus d'un demi-siècle est "vraiment" terminé, a proclamé mardi le président Juan Manuel Santos après la remise des dernières armes de cette puissante rébellion, qui a signé la paix et prépare désormais sa reconversion en parti politique. "Aujourd'hui, c'est le dernier souffle du conflit (...) Avec cet abandon des armes, le conflit se termine vraiment et une nouvelle phase débute dans la vie de notre Nation", a déclaré le chef de l'Etat et prix Nobel de la Paix 2016, dans une allocution retransmise depuis la zone de Pondores (La Guajira, nord). Les FARC sont la plus ancienne et plus importante rébellion du continent américain, fondée en 1964. "Avec cet évènement, le processus de vérification du cessez-le-feu et du dépôt des armes se termine (...) et débute, également par les Nations unies, la vérification de la réincorporation des Farc à la vie politique, économique et sociale du pays", a souligné Ivan Marquez, l'un des chefs des Farc et ex-négociateur aux pourparlers pour l'accord de paix signé en novembre. A ses côtés, M. Santos a verrouillé le dernier conteneur à quitter, sous supervision des Nations unies, la zone de Pondores, l'une des 26 où les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) sont regroupées depuis le début de l'année. Depuis huit mois, près de 7.000 hommes, femmes et mineurs des Farc ont laissé leurs armes qui seront fondues en trois monuments érigés à Bogota, au siège de l'ONU à New York et à La Havane où se sont tenues les négociations de paix pendant quatre ans. Le Français Jean Arnault, chef de la mission des Nations unies, a salué ce "processus exhaustif de dépôt des armes". Il a précisé qu'ont été récupérées 8.111 armes et près de 1,3 million de cartouches, et que "les Farc ont communiqué la localisation de 873 caches", contenant "795 armes, 22 tonnes d'explosifs divers, 3.957 grenades et 1.846 mines antipersonnel". Le délai pour localiser les dernières caches court jusqu'au 1er septembre. Les Farc entament désormais une nouvelle étape, comme prévu par l'accord de paix signé en novembre pour mettre fin à un conflit qui, au fil des décennies, a impliqué d'autres guérillas et des paramilitaires, faisant environ 7,5 millions de victimes, entre morts, disparus et déplacés. Tout en devant rendre des comptes devant une justice spéciale, elles vont se transformer en parti politique de gauche, sans doute fin août. "Nous tiendrons bientôt le congrès fondateur du nouveau parti politique qui s'appellera sûrement Force alternative révolutionnaire de Colombie", a avancé Ivan Marquez. L'accord garantit à l'ex-guérilla au moins 10 sièges au Congrès bicaméral qui compte 268 parlementaires, pendant deux mandats, soit huit ans. Devenus civils, les ex-guérilleros devraient vivre dans les 26 zones désormais appelées "espaces territoriaux de formation et de réincorporation".

 Brésil : Nouvelle opération de l'armée dans des favelas près de Rio (Source RTPF avec AFP)  Des policiers soutenus par l'armée brésilienne menaient mercredi matin une vaste opération contre le crime organisé dans des favelas de Niteroi, en banlieue de Rio de Janeiro, une nouvelle démonstration de force pour tenter de contrer une flambée de la violence, ont indiqué les autorités. Il y a dix jours, une opération similaire qui avait mobilisé près de 5000 militaires et membres des forces de police dans plusieurs favelas des quartiers nord et ouest de Rio s'était soldée par au moins deux morts. L'opération à Niteroi a débuté dès 5 heures du matin, dans cette ville d'environ 500 000 habitants située en face de Rio, de l'autre côté de la baie de Guanabara. "L'armée a pour mission de contrôler les accès de certaines favelas et les soldats ont été placés dans des points stratégiques. Certaines rues sont bloquées et l'espace aérien est contrôlé", ont expliqué les services de sécurité de Rio dans un communiqué. Le gouvernement brésilien a mobilisé 10 000 militaires pour renforcer la sécurité de Rio, notamment face à la multiplication des vols de cargaisons de camions. Rio a enregistré au premier semestre son plus haut niveau de violences depuis 2009, avec 3457 homicides, soit 15% de plus que sur la même période en 2016, selon des données de l'Institut de sécurité publique (ISP). Un an après avoir reçu les Jeux olympiques, la "Ville Merveilleuse" est en plein marasme, entre insécurité, scandales de corruption et une grave crise financière qui empêche les autorités locales de payer les fonctionnaires dans les temps, y compris les policiers.

 

La Bolivie touchée par les feux de forêt les plus importants depuis 15 ans (Source RTBF avec Belga).Les feux de forêt les plus importants recensés depuis quinze ans touchent actuellement la Bolivie. Ils ont déjà coûté la vie à deux personnes et blessé dix autres. Le feu menace maintenant la ville de Tarija, au sud de ce pays d'Amérique du Sud, écrit le journal El Pais. Quelque 7000 hectares ont déjà été détruits et les feux se dirigent vers Tarija, ce qui provoque de nombreux mouvements de panique dans la région. Jusqu'à présent, ce sont toutefois les fermiers qui ont payé le plus lourd tribut. De nombreux champs et beaucoup de bétail sont en effet partis en fumée. Le gouvernement bolivien a déjà reconnu cette région comme zone de catastrophe. Cette partie du pays est la plus dense en conduites de gaz. La population craint dès lors des explosions mais les autorités l'ont assurée du contraire. Les feux sont si forts que même le Chili, qui vient d'affronter des sinistres similaires, a offert son aide alors qu'avec la Bolivie, il est au centre d'un conflit diplomatique.

Argentine: premier test électoral réussi pour Macri, retour de Kirchner ( Source RTBF avec AFP).La coalition du président de centre-droit Mauricio Macri s'est imposée comme première force politique en Argentine lors des primaires dimanche, un scrutin marqué par le retour de l'ex-présidente Cristina Kirchner. Ce vote n'était qu'une formalité, chaque parti ayant déjà choisi ses candidats pour les législatives du 22 octobre, mais il a permis de mesurer les forces de chaque camp avant ce scrutin de mi-mandat. Au niveau national, l'alliance Cambiemos (Changeons, ndlr) est arrivée en tête dans les cinq provinces les plus importantes de ce pays de 41 millions d'habitants. "Ce changement, ce n'est pas celui d'un gouvernement, mais celui désiré par les Argentins", a lancé M. Macri devant ses partisans en liesse. "Ce qui est fait sérieusement, ne donne pas des résultats du jour au lendemain", a-t-il ajouté à destination des Argentins qui souffrent de l'inflation et du chômage. Environ un tiers de la population vit dans la pauvreté. L'attention lors de ce scrutin était focalisée sur la province de Buenos Aires, une circonscription qui va des faubourgs de la capitale aux plaines de la Pampa, principal réservoir électoral du pays, avec près de 40% des électeurs. Et sur le score que Mme Kirchner. Malgré les accusations de corruption la visant, Cristina Kirchner, 64 ans, y a réalisé un très bon score à la tête de la formation qu'elle a créée voici deux mois. Elle brigue un siège de sénateur. L'ancienne présidente (2007-2015) a rassemblé 34% des voix, à peine moins que le candidat du pouvoir, Esteban Bullrich (34,3%), selon près de 90% des votes dépouillés. De nombreux sondages ces dernières semaines la plaçaient devant le peu charismatique Esteban Bullrich. Une fois élue sénatrice, Cristina Kirchner bénéficierait d'une immunité parlementaire. Mise en examen dans plusieurs dossiers pour des faits de corruption durant ses deux mandats à la tête de l'Argentine, l'ancienne avocate pourrait être jugée et condamnée, mais pas emprisonnée. Les législatives de mi-mandat du 22 octobre seront le premier test électoral d'ampleur pour le gouvernement Macri, qui cherche à se renforcer au parlement, où il n'a la majorité dans aucune des deux chambres. Les primaires de dimanche ont mis en évidence l'absence d'opposition structurée au niveau national. Dans la capitale Buenos Aires, Elisa Carrio, la candidate soutenue par le président argentin, totalise 48% des votes et un allié du gouvernement, Martin Loustau, 13%. M. Macri, 58 ans, au pouvoir depuis décembre 2015, a lancé une série de réformes économiques impopulaires destinées à réduire un déficit budgétaire élevé, améliorer la compétitivité, et attirer des investissements étrangers. L'économie argentine, la troisième d'Amérique latine, donne ces derniers mois des signes de reprise, sans pour autant que le quotidien des Argentins s'en ressente. La liste pour les sénatoriales conduite par Carlos Menem, 86 ans, dans la province de La Rioja, a été placée en tête par les électeurs. L'autorité électorale avait ordonné l'invalidation de la candidature de l'ancien président, sous le coup d'une condamnation à sept ans de prison, mais trop tard pour imprimer de nouveaux bulletins.

 

Le Chili scrute la faille de San Ramon, menace sismique pour la capitale Santiago (Source RTBF avec AFP).Elle pourrait provoquer à tout moment un séisme majeur, qui frapperait de plein fouet Santiago du Chili: la faille de San Ramon a été récemment placée sous surveillance accrue par les autorités, dans ce pays qui est l'un des plus sismiques au monde. Personne ne peut prédire avec exactitude quand cela arrivera, mais l'historique des secousses enregistrées ces derniers milliers d'années montre que "suffisamment d'effort tectonique a été accumulé pour pouvoir générer un autre séisme important" d'un moment à l'autre, explique à l'AFP Gabriel Vargas, géologue et directeur du projet de suivi de la faille de San Ramon, prévu pour durer jusqu'en 2019. Le scientifique essaie toutefois de ne pas se montrer trop alarmiste : "cela pourrait arriver dans les prochaines minutes ou cela pourrait être dans les 100 ou les 1.000 prochaines années", dit-il. Mais la menace est réelle. Un séisme d'ampleur affecterait directement Santiago, capitale de sept millions d'habitants. Longue d'au moins 30 kilomètres, cette faille peut provoquer des séismes "au moins deux ou trois fois plus forts que ce que l'on a ressenti lors du tremblement de terre de 2010", qui avait atteint une magnitude de 8,3 à Santiago, et 8,8 à son épicentre, dans la région de Bio Bio (sud). Ce séisme, l'un des plus violents en un siècle, avait fait plus de 500 morts et causé 30 milliards de dollars de dégâts matériels. Les premiers résultats du suivi de la faille ont montré que celle-ci est actuellement active, générant des séismes d'une magnitude qui ne dépassent pas, pour l'heure, les deux degrés. Au Chili, pays frappé ces sept dernières années par trois tremblements de terre de plus de huit degrés, la surveillance sismologique est cruciale. Avec un réseau de plus de 80 stations et un centre de suivi fonctionnant 24 heures sur 24, le Chili est prêt à détecter et informer immédiatement des caractéristiques des dizaines de séismes survenant chaque jour. Mais la faille de San Ramon représente un autre défi. Les autorités viennent d'installer onze stations de surveillance souterraines et s'apprêtent à en mettre une 12e, afin de prévenir de la moindre activité sismique à l'instant où elle se produit. Ce nouveau réseau "nous sert pour connaître les caractéristiques de la faille, le potentiel de séismes qui peuvent être provoqués, le tremblement de terre le plus grand qui puisse survenir, et si cela active ou non l'ensemble de la faille", raconte à l'AFP Mario Pardo, sous-directeur du Centre sismologique national. Les séismes sont comme la mort : imprévisibles, rappelle-t-il, mais on peut se préparer au pire scénario possible. La magnitude maximale d'un séisme provoqué par la faille serait entre 7 et 7,5, selon les registres géologiques des scientifiques. On ne peut toutefois pas écarter la possibilité d'une secousse plus forte encore. Habitués à réagir à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit à une secousse de la surface terrestre, les Chiliens ont appris à vivre avec. Mais il y a très peu d'expérience en matière de séismes provoqués par une faille comme celle de San Ramon, la majorité des tremblements de terre du pays étant dus à des chocs entre les plaques Nazca et Sud-américaine.

Pérou : La mise en place d’un téléphérique pour desservir le Machu Picchu est envisagée par les autorités (Source Actu Latino).C’est un site emblématique du Pérou, et probablement celui qui fait le plus rêver le visiteur étranger en raison de sa charge historique, mais aussi de par son emplacement au cœur d’une végétation dense dans un cadre naturel privilégié, à une altitude qui donne le vertige et rappelle la splendeur des temps passés, celui qui s’aventure sur ses hauteurs marche sur les traces de l’une des civilisations anciennes les plus fascinantes au monde… On parle bien sûr de la cité archéologique du Machu Picchu à 2 438 mètres d’altitude, occupée il y a des siècles par les Incas, anciens habitants du Pérou précolombien qui ont façonné un pays aujourd’hui riche de son histoire et de son patrimoine, le pouvoir d’attractivité de ces vieilles pierres constituent un véritable atout pour le pays sud-américain, mais ce succès s’accompagne de contraintes relatives à la préservation et à la gestion de la fréquentation touristique. Selon les données officielles, le Machu Picchu reçoit 1,7 million de visiteurs par an dont plus de 800 000 touristes étrangers, une aubaine pour l’activité économique du Pérou, mais les autorités ne perdent pas des yeux que la citadelle précolombienne doit être protégée pour assurer sa pérennité, un objectif également défendu par les organismes internationaux comme l’UNESCO qui veille à ce que toutes les mesures soient prises en faveur de la protection du site. Ainsi, le gouvernement péruvien envisage l’opportunité de construire un téléphérique en direction de la citadelle inca du Machu Picchu afin d’étendre de manière significative la zone de visite, un projet évoqué début août par le ministre du Commerce et du Tourisme.

Equateur : Le chef d’Etat Lenín Moreno a ratifié l’Accord de Paris pour combattre le réchauffement climatique (Source Actu Latino). C’est dans ce contexte que les autorités ont choisi d’alerter la population sur le changement climatique en évoquant un exemple frappant, à savoir le sort du glacier d’Antisana qui perd 25 m par an, il a ainsi reculé d’environ 350 mètres au cours des 20 dernières années.  Pour ceux qui ne pensent pas que le changement climatique constitue un problème, ils doivent venir ici et observer, vous verrez en fait qu’il se passe quelque chose, nous devons agir », a déclaré l’ambassadrice de l’Union européenne en Équateur, Marianne Van Steen, dans une vidéo diffusée aux médias par le ministère de l’Environnement, après une visite du volcan. Lors de la visite, les ambassadeurs ont félicité l’Équateur pour la ratification de l’Accord de Paris et ont réitéré leur engagement à continuer à travailler avec le pays sur l’action climatique fondée sur la science et la recherche, des informations délivrées dans un communiqué du Service européen. Les pays signataires de l’Accord de Paris se sont engagés à prendre des mesures pour maintenir la hausse de la température globale en dessous de deux degrés Celsius et idéalement à faire en sorte que l’augmentation ne dépasse pas 1,5 degré.Ce qui se passe avec l’Antisana témoigne d’un réchauffement de la planète, ce qui peut avoir de graves conséquences à court terme, a affirmé le chercheur à l’Institut national de météorologie et d’hydrologie, Luis Maisincho. Des représentants de l’Union européenne, dont plusieurs États membres (France, Allemagne, Espagne et Royaume-Uni) ont fait le déplacement en Équateur pour sensibiliser l’opinion sur les conséquences du réchauffement climatique, un dégel du glacier qui pourrait avoir, entre autres, un impact direct pour l’approvisionnement en eau des habitants de Quito. Ils ont grimpé jusqu’à 4 800 mètres d’altitude, là où le dégel est perceptible , et ont planté un drapeau avec le slogan suivant: « Make the planet green again » (« Faisons reverdir la planète »).

Sélection et commentaire de Moussa T. Yowanga

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article