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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

En une semaine, il s’est passé deux événements très importants, respectivement dans deux pays d’Afrique Australe. Il y a celle qui a eu lieu à Botswana où l’AFP rapporte qu’un Chinois est arrêté pour cruauté envers des ânes, à la peau convoitée en Asie et la seconde information provient de Malawi selon laquelle Madonna eut inauguré un premier hôpital pédiatrique du pays. Et les deux principaux personnages de ces nouvelles en provenance d’Afrique Australe ont été produites par des étrangers, même si la seconde ayant eu lieu au Malawi est une œuvre caritative favorisant ou soutenant la santé des populations et plus particulièrement celle de la mère et enfant. La première n’a rien à voir avec la seconde, car elle fâche. Certes comme dit un adage populaire : « l’erreur n’annule pas la valeur de l’effort accompli ». Il y a des Chinois installés dans beaucoup de pays africains qui font de bonnes choses et d’autres qui ne visent que leurs intérêts, voir agissent comme des « vrais prédateurs ». Cette histoire de la viande des ânes et la cruauté à l’égard de ses animaux ne se produit pas que pour la première fois dans ce continent. Au courant de cette année 2017, l’Afrique du Sud eut déjà décidé de mettre fin au trafic de la viande des ânes et au Tchad deux Chinois et des Tchadiens ont été écroués. Là où souvent il est difficile de savoir, c’est surtout : Qui est exactement derrière ces différents trafics de viande d’âne et jusqu’à quand les chefs d’Etat africains mettront fin à la cruauté des ânes par des Chinois ? Quelles stratégies adoptées à l’égard des étrangers occidentaux ou asiatiques dans le continent afin que beaucoup de choses se passent sans trop de heurts ?  En tout cas, d’une manière sûre, après la lecture de ces deux articles écrits par l’AFP et relayés par la RTBF, chacun d’entre vous aura de lui-même des éléments de réponses à ces questions posées ci-dessus.

Botswana : un Chinois arrêté pour cruauté envers des ânes, à la peau convoitée en Asie. Un ressortissant chinois de 24 ans a été interpellé au Botswana en possession de quelque 500 ânes maltraités, un animal dont la peau est au coeur d'un trafic juteux à destination de l'Asie. « Le suspect a été arrêté pour cruauté envers des animaux », a déclaré jeudi un porte-parole de la police, Witness Bosija. « Les ânes étaient en très mauvaise santé », a-t-il ajouté pour justifier la décision du gouvernement de tous les abattre. L’interpellation du jeune Chinois a eu lieu fin juin dans la banlieue de Francistown, la deuxième ville du Botswana. Il doit comparaître prochainement devant la justice. La police cherche toujours à déterminer les motivations du suspect. Mais les ânes sont actuellement victimes d'un trafic à destination de l'Asie, et principalement la Chine. La peau d'âne est bouillie et transformée en gélatine, prisée des médecins traditionnels qui l'utilisent pour traiter notamment la ménopause, l'anémie ou les troubles sexuels. Son efficacité n'est cependant pas scientifiquement prouvée. Principale consommatrice, la Chine a vu sa population d'ânes chuter de 11 millions de têtes dans les années 1990 à 6 millions en 2013, selon les statistiques chinoises. Pour satisfaire la demande, le trafic d'ânes, chiffré à des millions de dollars, s'est alors déplacé vers l'Afrique, où leur peau est désormais une matière première très recherchée par les braconniers, au même titre que la défense d'éléphant ou la corne de rhinocéros. Devant l'ampleur du trafic, le gouvernement du Botswana a interdit en juin les exportations d'ânes et de leurs produits dérivés. Victimes eux aussi d'une chasse qui a décimé leur cheptel, plusieurs autres pays africains dont le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, le Niger et la Gambie ont également préféré interdire l'exportation des ânes vers l'Asie. Les autorités du Botswana ont appelé les fermiers à la plus grande prudence, leur demandant de signaler tout vol ou tout achat suspicieux. Selon l'enquête en cours, les quelque 500 ânes récemment saisis avaient été achetés dans plusieurs régions du pays.

Madonna inaugure un hôpital pédiatrique au Malawi, le premier du pays. La pop star américaine Madonna a inauguré ce mardi à Blantyre un service pédiatrique baptisé Mercy James, du nom de l'un des quatre enfants qu'elle a adoptés au Malawi. L’unité pédiatrique Mercy James, dont la construction a pris deux ans, compte trois salles d'opération et 50 lits. Il s'agit du premier service pédiatrique dans ce petit pays pauvre d'Afrique australe. Il permet de doubler la capacité d'accueil des enfants malades à l'hôpital Queen Elizabeth de Blantyre, la deuxième ville du pays. Accompagnée de ses quatre enfants adoptés au Malawi, et en présence du président du pays Peter Mutharika, Madonna a dévoilé une plaque inaugurant le bâtiment. Elle s'est ensuite entretenue pendant une heure avec de jeunes patients en attente d'une intervention chirurgicale. L’unité pédiatrique, financée par des bienfaiteurs dont l'acteur américain Leonardo DiCaprio, est décorée de peintures représentant deux héros de la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud, Nelson Mandela et l'archevêque Desmond Tutu. Juste avant l'inauguration mardi, Madonna avait posté sur son compte Twitter une courte vidéo d'elle, la tête recouverte d'un large Panama ivoire et légendée « En route pour Blantyre ». La chanteuse se rend régulièrement au Malawi, où elle a créé en 2006 la fondation « Raising Malawi » destinée à venir en aide aux orphelins de ce pays. La star de 58 ans y a adopté quatre de ses six enfants, dont des jumelles en février. Les fillettes de 4 ans, Estere et Stella, ont rejoint les deux autres enfants dont la star a obtenu la garde, Mercy James et David Banda, tous les deux âgés aujourd'hui de 11 ans. L’adoption des jumelles, dont la mère est décédée et dont le père a approuvé l'adoption, a suscité de nombreuses critiques au Malawi. Les détracteurs de la chanteuse lui reprochent d'utiliser sa fortune pour court-circuiter le processus, souvent très long, d'adoption. En 2013, le président Mutharika l'avait accusée d'être « grossière », avant de se raviser en affirmant qu'il était "toujours reconnaissant de la passion de Madonna" pour son pays. « Le Malawi a besoin de personnes au grand cœur comme elle », a estimé ce mardi Malita Ndau, une vendeuse de gâteaux à Blantyre. « Des petits Malawites auront désormais une chance de survivre grâce à cet hôpital ». Le pays devrait « avoir honte de lui demander de l'aide pour construire cette unité alors qu'on a échoué à lutter contre la corruption », a réagi à l'inverse Mumbo Phiri, un vendeur de vêtements d'occasion.

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