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France

 

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

En tout cas, cette révélation de l’Onu qui pointe du doigt l’armée tchadienne ferra une fois de plus descendre la cote de popularité de la République du Tchad au niveau international. Malgré que les autorités tchadiennes soient vivement opposées aux conclusions d’un rapport des Nations Unies publié cette semaine accusant ses soldats d’exactions en Centrafrique entre 2013 et 2014, dans un courrier officiel, dont l’Agence France Presse(AFP) eut reçu une copie le vendredi 02 mai 2017. Dans une lettre datée du 24 mai et adressée au Haut-Commissaire des Nations unies aux Droits de l’Homme, le ministre tchadien de la Justice Ahmat Mahamat Hassan fait savoir à l’opinion nationale et internationale que:« Le gouvernement du Tchad proteste vivement contre ce rapport rédigé à charge »,« truffé d'allégations mensongères, diffamatoires et attentatoires à la dignité des soldats tchadiens. Il ajoute que le Tchad « s’oppose » catégoriquement à la publication de ce rapport qui a finalement été rendu public mardi dernier dans la perspective de la mise en route à Bangui de la Cour pénale spéciale (CPS).

Les autorités tchadiennes font savoir aussi que leur pays se réserve « le droit de reconsidérer ses relatons avec les Nations unies. Selon les commentaires des journalistes de l’AFP, relayés par ceux de la RTBF, l’enquête de l'Onu détaille 620 crimes commis par des militaires ou des groupes rebelles en Centrafrique entre 2003 et 2015, dont de nombreuses exactions avec morts de civils impliquant des soldats tchadiens. L’AFP rappelle afin de recenser les mémoires que les Forces tchadiennes formaient le plus important contingent de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) de décembre 2013 à mi-avril 2014, date de leur retrait prématuré à la suite des accusations d'exactions. Car, Le Tchad a été souvent montré du doigt pour soutenir les rebelles de la Séléka. Heureusement selon les commentaires des journalistes occidentaux (AFP et RTBF), Les interventions de la France (décembre 2013-octobre 2016) et de la force de la Minusca (12.500 Casques bleus) ont ramené le calme dans la capitale mais la violence des groupes armés a redoublé ces dernières semaines dans l'intérieur du pays. La Centrafrique a basculé dans l'anarchie en 2013 avec le renversement de l'ancien président François Bozizé par des groupes armés Séléka pro-musulmans, entraînant une contre-offensive des milices Anti-balakas majoritairement chrétiennes.Ahmat Zéïdane Bichara

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Mahamat Seid Abazène Seid 08/06/2017 13:04

La séléka n'est pas une composition musulmane ou pro musulmane. Ce sont des centrafricains. Qu'ils aient des noms qui ressemblent à ceux des tchadiens musulmans n'est rien. Le Centrafrique a été institué sur un territoire en grande partie relevant du Ouaddaï et du Baguirmi. Il est vrai que c'était pour la première fois qu'un vrai centrafricain était devenu président de la république en la personne de Ndjotodia, un goula. A cause de son islam, la France a organisé une croisade pour livrer le pays au chaos que nous vivons avec ces antibaraka formés exactement comme les génocidaires rwandais. Je pense que logiquement, c'était Sangaris qu'il fallait vraiment prendre à partie dans ce rapport onusien et non pas l’armée tchadienne qui n'avait fait que son devoir en Rca. Aujourd'hui que le Tchad n'a pas de contingent en Rca, qui est-ce qui perpétue les massacres?