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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Que se passe-t-il réellement au Moyen-Orient ? La réponse à cette question a été clairement révélée par l’agence officielle saoudienne SPA qui a annoncé que Ryad rompait ses relations diplomatiques et fermait ses frontières terrestres, aériennes et maritimes avec le Qatar pour « protéger sa sécurité nationale des dangers du terrorisme et de l'extrémisme ». « L’Arabie saoudite a pris cette mesure décisive en raison des sérieux abus des autorités de Doha tout au long des dernières années (...) pour inciter à la désobéissance et nuire à sa souveraineté », a déclaré un responsable saoudien. « Le Qatar accueille divers groupes terroristes pour déstabiliser la région, comme la confrérie des Frères musulmans, Daech (acronyme en arabe de l'EI) et Al-Qaïda », a-t-il accusé.

Le Qatar a accusé lundi 05 mai 2017 ses voisins du Golfe de chercher à le mettre sous tutelle et dénoncé comme « injustifiée » la rupture des relations diplomatiques annoncée par l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn, ainsi que par l'Egypte.Ces mesures sont "injustifiées » et « sans fondement », a réagi le ministère des Affaires étrangères du Qatar dans un communiqué. Elles ont été prises « en coordination avec l'Egypte » et ont un « objectif clair: placer l'Etat (du Qatar) sous tutelle, ce qui marque une violation de sa souveraineté »et est « totalement inacceptable », a-t-il ajouté.Exprimant « son profond regret et sa surprise », le ministère qatari a dénoncé « une campagne hostile, fondée sur des mensonges (...) témoignant d'une préméditation à nuire à l'Etat »du Qatar. L’AFP et la RTBF qualifient une telle décision de séisme diplomatique au Moyen-Orient : Ryad, Le Caire, Abou Dhabi et Manama ont rompu lundi avec le Qatar, accusé de soutenir le « terrorisme », quinze jours après un voyage de Donald Trump qui avait exhorté les pays musulmans à se mobiliser contre l'extrémisme. Le Qatar, qui se targue de jouer un rôle régional et d'avoir été choisi pour organiser le Mondial-2022 de football, a également été exclu de la coalition militaire arabe qui combat des rebelles pro-iraniens au Yémen.

Selon l’AFP et la RTBF, de Sydney, le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a pressé les pays du Golfe de rester unis. Il s'agit de la crise la plus grave depuis la création en 1981 du Conseil de coopération du Golfe (CCG : Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar).Trois de ces pays (Arabie, Emirats, Bahreïn), ainsi que l'Egypte, ont tour à tour annoncé lundi à l'aube la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu'ils accusent de « soutien au terrorisme », y compris Al-Qaïda, le groupe Etat islamique (EI) et la confrérie des Frères musulmans. AFP et RTBF rapporte aussi que l’Arabie, les Emirats et Bahreïn accusent Doha de soutenir aussi « les activités de groupes terroristes soutenus par l'Iran dans la province de Qatif (est) », où se concentre la minorité chiite du royaume saoudien, ainsi qu'à Bahreïn, secoué depuis plusieurs années par des troubles animés par la majorité chiite de ce pays. La coalition militaire arabe, intervenant depuis plus de deux ans au Yémen sous commandement saoudien, a aussi décidé d'exclure le Qatar de cette alliance. Le Qatar s'est plaint d'être victime d'une campagne hostile, notamment aux Etats-Unis, concernant son soutien présumé aux groupes islamistes.

La dernière crise ouverte dans le Golfe remonte à 2014 lorsque trois pays du CCG (Arabie, Bahreïn et Emirats) avaient rappelé leur ambassadeur à Doha pour protester contre le soutien présumé du Qatar aux Frères musulmans. Pourtant d’Après la RTBF et l’AFP, dans un communiqué de presse, la coalition indique que le Qatar soutient « le terrorisme », citant notamment Al-Qaïda et l'EI, bien implantés au Yémen, mais aussi les rebelles pro-iraniens Houthis. Au Caire, l'Egypte a également annoncé la rupture de ses liens avec le Qatar. Ces médias occidentaux attestent aussi que le Caire a « décidé de mettre fin à ses relations diplomatiques avec l'Etat du Qatar qui insiste à adopter un comportement hostile vis-à-vis de l'Egypte », a indiqué le ministère des Affaires étrangères égyptien. Le communiqué annonce aussi la fermeture des frontières « aériennes et maritimes » avec le Qatar. Bahreïn et les Emirats arabes unis ont aussi rompu tout rapport avec Doha. Les diplomates du Qatar ont 48 heures pour quitter leurs postes dans le Golfe. Que se passe-t-il entre les pays arabes ? Cette question, si elle revient toujours dans la tête des gens, elle est effectivement le sens d’être.

En effet, les commentaires des journalistes occidentaux décrivent que ces développements sont intervenus alors que les autorités qataries ont affirmé la semaine dernière avoir été victime de « hackers » ayant publié sur le site internet de l'agence de presse officielle QNA de faux propos attribués à l'émir cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani. Ces propos controversés rompaient avec le consensus régional sur plusieurs sujets sensibles, notamment l'Iran, vu comme un allié stratégique alors qu'il vient d'être accusé par l'Arabie saoudite d'être « le fer de lance du terrorisme ». Ils contenaient aussi des commentaires négatifs sur les relations entre l'administration de Donald Trump et le Qatar, pourtant un proche allié des Etats-Unis. L’AFP insiste surtout que dans un discours le 21 mai à Ryad devant des dirigeants du monde musulman, le président américain avait appelé à « chasser » les extrémistes et « les terroristes », en référence aux groupes jihadistes, auteurs d'attaques dans plusieurs pays. Il avait aussi demandé à la communauté internationale « d'isoler » l'Iran. La visite du président Trump à Ryad, son premier déplacement à l'étranger, avait été couronnée par la signature d'un accord sur « une vision stratégique » pour renforcer les relations économiques et de défense entre le royaume saoudien et les Etats-Unis, rappellent l’AFP et la RTBF les auteurs de cette nouvelle information qui fragilise en ce moment le Golfe.Ahmat Zéïdane Bichara

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