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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Que vise Emmanuel Macro 39 ans, l’époux de Brigitte Macron 64 ans (né le 13 avril 1953 à Amiens) en suscitant l’indignation avec une plaisanterie de mauvais goût sur les Comoriens qui ont déjà un contentieux vieux comme le monde entre la France à propos de l’Île de Mayotte? Il vient ainsi enfoncer le clou déjà profond sur les relations qui ne sont plus au beau fixe entre ces deux peuples , malgré que les deux pays ne soient certainement pas en égalité de force militaire ou économique. L’un se compte parmi les plus grandes puissances mondiales et l’autre est classé comme l’un des plus pauvres d’Afrique et du monde. Là, ne voyez-vous pas qu’il vient de poser un péché grave à l’égard de ce peuple des Îles de l’océan Indien en déclenchant un tollé comme ont respectivement commenté  l’AFP et  la RTBF avec plaisanterie sur les « kwassa-kwassa », de frêles embarcations qui, selon lui, ne servent pas à pêcher mais à « amener du Comorien » dans le département français de Mayotte, dans l'océan Indien? 

Selon les journalistes de ces deux organes cités ci-dessus, une vidéo tournée lors d'une visite jeudi dans un Centre de sauvetage en mer en Bretagne, et diffusée vendredi soir dans l'émission de télévision « Quotidien », montre le chef de l'État en train d'échanger avec des officiels. L’un d'entre eux évoque différents types d’embarcations : « Il y a des tapouilles et des kwassa-kwassa ». « Ah non, c'est à Mayotte le kwassa-kwassa », relève alors Emmanuel Macron. Il ne s’arrête pas là, mais ajoute une graine de sable en disant sur un ton d’une blague lourde : « Mais le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c'est différent ». Selon la radio française Europe 1, l'entourage de Macron a reconnu une « plaisanterie pas très heureuse » et « malvenue ». Les adversaires politiques du président Macron ont vivement réagi à ces propos. » Président du groupe d'amitié France-Union des Comores de l'Assemblée nationale déclare invité  Emmanuel Macron à régler les problèmes locaux plutôt qu'à en rire.Le député socialiste de Seine-Saint-Denis (banlieue nord de Paris), Daniel Goldberg décrit que ces traversées occasionnent de nombreux décès chaque année, à la suite de naufrages de ce que Thani Mohamed Soilihi, sénateur de Mayotte, membre du groupe Socialiste et Républicain, appelait des « bateaux de la mort » dans un débat parlementaire début 2017.

Sollicitée par l'AFP, la présidence française n'avait pas réagi samedi à 17H00. Selon les commentaires de l’AFP et de la RTBF,les kwassa-kwassa sont régulièrement utilisées par des migrants de l'archipel indépendant des Comores - un des pays les plus pauvres du monde - pour gagner Mayotte, territoire situé à 70 km de là dans l'océan Indien et devenu le 101e département français en 2011.Les migrants, qui partent notamment de l'île comorienne d'Anjouan, empruntent ces « kwassa-kwassa », des embarcations de fortune, pour rallier les côtes de Mayotte illégalement, parfois au péril de leur vie. En 2015, il y a eu plus de 19 000 reconduites à la frontière depuis ce département, contre environ 20 000 pour l'ensemble du territoire métropolitain.Ahmat Zéïdane Bichara

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